Le bilan de la Quinzaine des réalisateurs 2016

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Alors que le palmarès de la 69e édition du Festival de Cannes vient de tomber, faisons un petit bilan de la , section parallèle où se côtoient petits nouveaux et grands maîtres. Et, soyons fous, ajoutons un palmarès aussi pertinent que celui de la compétition officielle (selon l’avis général). Notez que je n’ai pas vu Neruda, Les vies de Thérèse, Two lovers and a bear et l’Economie du couple.

Le Forum des Images à Paris reprend l’intégralité de la programmation de la depuis le jeudi 26 mai et jusqu’au dimanche 5 juin. Reprise partielle à l’Alhambra Cinémarseille à Marseille depuis le 24 mai et jusqu’au 3 juin et aux cinémas du Grütli à Genève du 1er au 7 juin.

Poésie sans fin Jeremias Herskovits Alejandro Jodorowsky

Les immanquables

  • m’a moins marqué que La danza de la realidad. Mais toute l’énergie et la poésie que met Jodorowsky dans le long-métrage emporte le spectateur dans un tourbillon d’émotions, et on sort de la séance heureux, bouleversé. Par contre il ‘agira d’un voyage assez désagréable pour quiconque n’adhère pas à l’univers de Jodo …
  •  a été un autre moment fort de la Quinzaine cru 2016 : une heure mélancolique passée à suivre Icare, orphelin devant grandir trop vite. Tout en stop-motion, le premier long-métrage de Claude Barras, co-écrit par Céline Sciamma, fait passer du rire aux larmes, souvent les deux en même temps.
  • documentaire de Laura Poitras (oscarisée pour Citizen Four) sur le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, nous fait suivre le lanceur d’alerte pendant cinq ans, période pendant laquelle il essaie de ne pas se faire extrader vers les Etats-Unis. Un portrait à hauteur d’homme, ici un homme tourmenté et ambigü, mais toujours passionnant.
  • L’effet aquatique est la caution « feel-good movie » de la sélection. Entre Montreuil et une ville islandaise, nous suivons Samir et Agathe, chacun essayant tour-à-tour de conquérir l’autre. Un long-métrage souvent absurde mais toujours juste, une belle surprise.
Daphne Scoccia
Daphne Scoccia

Les curiosités

  • est l’exemple de ces films portés par leur acteur principal. En l’occurrence ici une actrice, Daphne Scoccia, dont c’est la première fois à l’écran. Placée dans un centre de redressement pour mineurs, son parcours ne va pas être très surprenant mais la réalisation est toujours maîtrisée et il est difficile de ne pas éprouver d’empathie pour elle.
  •  est une série B dans laquelle Paul Schrader, mythique scénariste américain et réalisateur de nombreux films, ressasse une nouvelle fois ses obsessions. Les acteurs (Nicolas Cage et Willem Dafoe en tête d’affiche) partent dans tous les sens, comme le scénario. Rien de très original – rien de très beau non plus – mais finalement un bon moment.
  • Psycho Raman est un thriller indien que l’on pourrait qualifier d’excessif : dans sa réalisation, dans le jeu de ses acteurs, dans sa musique … Cependant il offre un dépaysement de par ses décors (les bidonvilles de Mumbai).
  • , second film de Rachid Djaïdani (Rengaine) offre au spectateur un tour des ports de France en compagnie de Gérard Depardieu et du rappeur Sadek. Parfois maladroit, vous y verrez entres autres Depardieu qui freestyle sur l’hymne national. A essayer …
  •  vient de remporter la caméra d’Or. Je n’ai pas été totalement convaincu par ce premier film, mais nul doute qu’il fera parler de lui à sa sortie …

dog eat dog nicolas cage

Le Palmarès arbitraire

  • Meilleure épreuve sportive : Wolf and Sheep, qui a été une véritable lutte intérieure pour une pas s’endormir (ni regarder l’heure)
  • Prix des spectateurs : Psycho Raman, où chaque scène violente était suivie de spectateurs quittant la salle.
  • Prix sponsorisé par Kleenex : , du début à la fin.
  • Meilleure blague : , pour le côté « je-m’en-foutiste » concernant un nouveau-né.
  • Prix du pire paternel : Mercenaire ex-aeqo avec Mean Dreams. Deux papas pas très sympas …
  • Palme de la meilleure fin : Poesia sin fin, même si elle est semblable à celle de la Danza …
  • Prix du meilleur acteur : Nicolas Cage dans 
  • Prix du pire acteur : Nicolas Cage dans 
  • Meilleure ovation : . Les cyniques attribueront cet enthousiasme aux 50 lycéens dans la salle.
  • Meilleur film de la Quinzaine : Moi, Daniel Blake de Ken Loach.

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