Il faut revoir « C’est dur d’être aimé par des cons »

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Écrire sur cet acte barbare et insupportable qui a eu lieu dans les locaux de , n’est peut-être pas le rôle d’un site dédié au cinéma, d’autres journalistes sont plus aptes à le faire d’une manière satisfaisante et précise sur les conditions de l’attaque et ce que ce massacre signifie aujourd’hui et demain, dans un futur proche et dans un avenir plus lointain.
Limitons nous dans un premier temps à faire un appel à distribuer sur un maximum de salles deux longs-métrages qui apportent un éclairage indispensable sur l’art de la caricature, leur importance dans nos démocraties et la liberté d’expression en général foulée aux pieds ce mercredi 7 janvier 2015 qui restera comme une date tristement marquante.

 

 

Cest dur d'etre aimé par des cons affiche

Pour rendre hommage à ces morts, il est urgent de ressortir en salles C’est dur d’être aimé par des cons, ce documentaire de Daniel Leconte sorti le 17 septembre 2008 qui évoque le meurtre de Théo Van Gogh, les caricatures de Mahomat publiées par Charlie Hebdo et le procès contre ces publications. Le film existe en DVD et est même disponible sur internet, mais le geste de ce déplacer et de voir cette œuvre destinée au grand écran sur son support d’origine est important, en espérant que des copies soient aisément disponibles. Certaines des victimes, Charb, le rédacteur en chef, Tignous, Honoré ou Cabu et Wolinski (artistes mythiques présents depuis les débuts de la revue) témoignent dans ce « plaidoyer militant et intelligent, qui soulève d’une façon aussi succincte que pertinente les enjeux intellectuels et sociaux majeurs, auxquels nous devrons faire face tôt ou tard » pour citer les mots d’une critique à lire en intégralité en cliquant sur ce lien. Le dessinateur Riss, blessé dans ce massacre, y apparaît lui aussi. Bernard Maris alias oncle Bernard qui apparaissait dans Film Socialisme fait aussi partie de la liste des personnes assassinées aujourd’hui.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=S7XOEQICY7I[/youtube]

Un autre documentaire, Caricaturistes – Fantassins de la démocratie de Stéphanie Valloatto, sorti le 28 mai dernier, est à voir et revoir pour comprendre comment ces artistes et journalistes qui expriment en images plus qu’en mots leurs visions du monde sont des instruments indispensables pour la démocratie.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=t26m8rgrtYg[/youtube]

Dans le numéro publié ce mercredi, Charb avait publié ce dessin ci-dessous qui restera comme le dernier publié de son vivant. Pour que le silence ne gagne pas, on ne peut qu’espérer que la revue soit bien publiée mercredi prochain, sous une forme ou une autre, malgré ce drame représenté par ces quelques mots devenus symboliques d’un état d’esprit, d’un traumatisme partagé par tous: «  ».
charb dessin