Gerry

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Gerry, Gus Van Sant

Gerry, Gus Van Sant affiche du film

USA : 2002
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : , ,
Acteurs : ,
Production : Dany Wolf
Durée : 1h38
Genre : Action, Drame
Date de sortie : 3 mars 2004

Réalisation :  [rating:4.5]
Scénario :       [rating:4.0]
Acteurs :        [rating:4.0]
Musique :       [rating:4.0]
Globale :        [rating:4.0]

est le premier film d’une trilogie réalisée par qui met en scène deux acteurs bien connus pour leur travail à Hollywood : et . C’est notamment grâce à ce projet considéré comme expérimental que le second volet de la série Elephant, a pu voir le jour et être récompensé au Festival de Cannes.

Synopsis : Deux hommes, nommés tous deux , traversent en voiture le désert californien vers une destination qui n’est connue que d’eux seuls. Persuadés d’atteindre bientôt leur but, les deux amis décident de terminer leur périple à pied.
Mais et ne trouvent pas ce qu’ils sont venus chercher ; ils ne sont même plus capables de retrouver l’emplacement de leur voiture. C’est donc sans eau et sans nourriture qu’ils vont s’enfoncer plus profondément encore dans la brûlante Vallée de la Mort. Leur amitié sera mise à rude épreuve. (Allociné)

Gerry, Gus Van Sant

Calme, aérien et reposant sont les adjectifs qui peuvent – entre autres – qualifier le premier plan de . Concrètement, c’est sans aucun bruit, sauf si ce n’est cette musique s’échappant doucement d’un piano, que le premier travelling du film nous fait suivre la voiture des deux amis. Tout de suite, le style contemplatif de G.Van Sant se fait voir et nous le côtoierons tout au long du film.

Après quelques minutes, les deux personnages révèlent la raison de leur aventure : ils sont à la recherche de quelque chose qu’eux seuls connaissent. Puis soudainement, ils décident de stopper leur recherche et rebroussent chemin. Tout commence alors et on remarque bien que le schéma narratif ordinaire est bousculé : une situation initiale vite envoyée et une rupture vite arrivée renouvellent cet air vicié qu’est le découpage narratif de la plupart des films.

Gerry, Gus Van Sant

A travers de longs plans-séquences rendant pleinement compte de la réalité (et par ailleurs caractéristiques du style de G.Van Sant), les deux protagonistes vont peu à peu prendre conscience de leur égarement. Et si nous ne l’avions pas compris, le réalisateur se charge de nous le rappeler au détour d’une série de plans larges exposant des paysages impressionnants dans lesquels les acteurs se trouvent souvent excentrés. C’est la supériorité de l’environnement et l’assurance de la perdition.

Le film prend vite une dimension esthétique. Alors que le scénario est en suspens et que les deux amis s’affairent à se sortir de petits problèmes et à résoudre quelques petites tensions, en profite pour faire de notre écran une véritable pellicule photo. Sa technique est discrète (puisque servie par le scénario) mais elle est surtout efficace. On peut admirer un travail de contrastes, de couleurs, de lignes, de flous, de panoramas, de plans en plongée puis en contre-plongée… c’est aussi un travail qui touche toute l’image, du premier plan à l’arrière plan, dont les acteurs prennent part, notamment grâce à leurs vêtements noirs qui transcendent chaque paysage et laissent deviner lignes et points de fuite plus facilement.

Puis le film prend un nouveau tournant : après l’errance vient le désespoir, celui qui frôle la folie. On sent le climat de l’histoire et les plans qui suivent s’assombrissent et laissent voir deux personnages anéantis, proche d’un état de zombie. On entrevoit alors la fin du film.

Gerry, Gus Van Sant

Résumé :

est un film dans lequel tout séduit : l’esthétique de la réalisation, le scénario qui, par sa simplicité, sert parfaitement la créativité de , le jeu très propre des acteurs, et la musique qui malgré sa rareté demeure essentielle.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=5LHKhsXvjMo[/youtube]

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est le premier film d’une trilogie réalisée par qui met en scène deux acteurs bien connus pour leur travail à Hollywood : et . C’est notamment grâce à ce projet considéré comme expérimental que le second volet de la série, Elephant, a pu voir le jour et être récompensé au Festival de Cannes.

 

2 Commentaires

  1. Je n’ai pas vu ce film mais si j’ai l’occasion je n’hésiterai pas. Très beau site et très bonne analyse, comme souvent sur Critique Film.

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