Gérardmer 2016 : présentation des films hors-compet’

0
799

Suite de la présentation des films de Gérardmer 2016 avec les films hors-compétition et les courts-métrages….

  • American Hero de Nick Love, avec Stephen Dorff (film de clôture) : déjà vu (à Dinard) mais on n’a toujours pas le droit de vous en parler (même pour en dire beaucoup de bien, même pour dire que Stephen Dorff est génial, on n’a pas le droit, donc on n’en parle pas)

Melvin est un superhéros malgré lui. La quarantaine passée, il habite encore chez sa mère et ne vit que pour la fête, les femmes et la drogue. Jusqu’au jour où il réalise que la seule façon, pour lui, de revoir son fils que la justice lui interdit d’approcher, c’est d’accepter son destin et d’exploiter ses super-pouvoirs pour lutter contre le crime. Mais dans un monde où personne ne comprend ni sa situation, ni d’où il tient ses incroyables pouvoirs, ceux-ci pourraient bien causer sa perte…

https://youtu.be/-4cQgixc3jk

  • Burying the ex de Joe Dante (critique pour) (critique contre, en fin d’article) avec Anton Yelchin
  • Le Complexe de Frankenstein, nouveau documentaire exemplaire signé Alexandre Poncet et Gilles Penso après Ray Harryhausen – Le Titan des effets spéciaux autour de l’art des effets spéciaux, avec les témoignages précieux de maîtres du genre tels que Phil Tippett, Dennis Muren, Rick Baker, Steve Johnson, Richard Taylor, Chris Walas, Greg Nicotero, John Rosengrant, Alec Gillis, Tom Woodruff Jr, Joe Letteri, Matt Winston, John Howe, Mike Elizalde et les frères Chiodo ainsi que les réalisateurs Joe Dante et John Landis (leur duo est hilarant, notamment lorsque le premier évoque comment le deuxième lui a piqué Rick Baker sur leurs films respectifs de Wolfen / Le Loup-Garou de Londres, et permet donc de faire d’amusantes découvertes), Guillermo Del Toro, Kevin Smith, Christophe Gans ou Mick Garris. Tous sont réunis, ce que montrent très bien ce grand moment de docu-ciné, par une même passion, un même amour de l’art du monstre et des créatures fantastiques que certains d’entre eux ont su faire vivre comme si elles étaient bien réelles.

  • Cooties de Jonathan Milott et Cary Murnion est à la hauteur de ses promesses. Comment ne pas aimer l’idée de voir des adultes exploser la gueule d’enfants zombies. Hein, dites-moi, comment ? Surtout lorsqu’un de ces sales gosses s’appelle Patriot et est né le 11 septembre 2001 ! La distribution réunit Elijah Wood, ambassadeur du genre (il est l’un des producteurs de A Girl walks home alone at night), Alison Pill (la maîtresse d’école de Snowpiercer), Jack McBrayer (30 Rock) et Leigh Whannell (acteur et auteur de Saw et Insidious) mais surtout Rainn Wilson, génial en prof de gym beauf mais pas que, romantique, courageux et qui prononce cette phrase ultime : «Naptime motherfuckers». Un film cool et un peu crade. Potentiel culte avéré.

  • Le Fantôme de Canterville, adapté de l’oeuvre d’Oscar Wilde par Yann Samuell, avec Audrey Fleurot et Michaël Youn en fantômes bretons gênés par l’arrivée d’une famille parisienne (Michèle Laroque, Lionnel Astier…). Le film est présenté en séance unique le vendredi à 14h30 pour les enfants. Tout adulte se présentant ce jour-là sera fouetté par l’un des membres du jury ou de l’équipe du film, au choix.

le fantome de canterville affiche

  • Lost Soul: The Doomed Journey of Richard Stanley’s Island of Dr Moreau de David Gregory, documentaire sur le tournage chaotique du remake de l’adaptation du livre de H.G. Wells, L’Île du docteur Moreau, commencé par Richard Stanley, finalement remplacé par John Frankenheimer. Pour rappel, les compliqués Marlon Brando et Val Kilmer étaient au générique, ainsi que Fairuza Balk, Rob Morrow et David Thewlis. Le réalisateur sera là pour évoquer son odyssée dans la folie de ses personnages et de ses acteurs. Et de lui-même ? Wait and see…

  • Pay The Ghost d’Uli Edel (Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée et Dernière sortie pour Brooklyn) inquiète un peu. Pourquoi ? Un nom déjà : Nicolas Cage dans le rôle principal. Rien que ça n’est guère rassurant. Le résumé ci-dessous ne l’est guère plus, mais j’espère toujours être surpris en bien.

Synopsis : Un an après la disparition de son fils pendant un défilé d’Halloween, Mike reste hanté par des visions effrayantes. Accompagné de son ex-femme, il essaie inlassablement de comprendre ces messages et, ainsi, d’enfin pouvoir retrouver son fils. Ses recherches vont lui révéler un ancien secret qui aurait dû rester caché à jamais…

https://youtu.be/p2PoUG45QuI

  • La Rage du démon, documentaire de Fabien Delage, avec les interventions d’Alexandre Aja, Jean-Jacques Bernard, Christophe Gans, Christophe Lemaire, Jean-Pierre Putters et Philippe Rouyer… ça sent le Forgotten Silver à plein nez, ce truc..

Synopsis : Une enquête qui revient sur les traces des émeutes violentes causées, tout au long des XIXe et XXe siècles, par un film rare, fascinant et dangereux : La Rage du démon, attribué au cinéaste Georges Méliès. Au travers d’entretiens avec des journalistes, cinéastes, historiens, experts et psychologues, ce documentaire lève le voile sur le film le plus inquiétant de l’histoire du cinéma. De mystères en mystères, d’interrogations en interrogations, découvrez toute la vérité sur ce film maudit qui fait trembler le milieu du cinéma depuis plus d’un siècle !

la rage du demon 01

  • The Shamer de Kenneth Kainz (Danemark) avec notamment Maria Bonnevie (Reconstruction ; Dina) et Søren Malling (le négociateur de Hijacking).

Synopsis : Au royaume de Dunark, Dina est la descendante d’une longue lignée de Shamers, ces sorciers capables de lire dans les pensées de chacun et d’en révéler les secrets les plus honteux. Lorsque la famille royale est sauvagement assassinée, Dina est appelée à la Cour afin de faire parler le suspect que tout semble accuser. Elle réalise rapidement que, sous ce meurtre, se cache en réalité une machination visant à renverser le trône. Cette découverte la condamne alors à fuir, en ayant à ses trousses tous les soldats et tous les dragons du royaume…

  • Silent Night de Steven C. Miller est un remake d’un film culte pour les réfractaires à la belle nuit de Noël (Douce nuit, sanglante nuit, 1984), avec Malcolm McDowell, Jaime King et Donal Logue. Le projet est casse-gueule mais on lui doit l’excellent The Aggression Scale, donc on a au minimum un peu confiance, surtout si Papa Noël se promène avec un lance-flammes. Et Lisa Marie (ex de Tim Burton, aussi présente dans We are still here) est aussi de la partie.

Synopsis : C’est la veille de Noël à Cryer, une petite ville du Wisconsin. La shérif adjointe Aubrey Bradimore apprend que son collègue a disparu et qu’elle va devoir le remplacer. La ville attend un nombre record de Pères Noël pour son grand défilé de Noël, et le shérif Cooper a besoin d’elle. Dans une maison non loin de là, un mystérieux Père Noël se lance dans une série de meurtres en s’attaquant aux habitants qu’il juge « mauvais »…

  • Summer Camp d’Alberto Marini (auteur du scénario de Malveillance de Jaume Balaguero). Ça a l’air rudement efficace, à en juger par les images ci-dessous…

Synopsis : En espérant y vivre de nouvelles expériences, quatre jeunes acceptent de travailler comme moniteurs et monitrices dans un camp d’été. La propagation incontrôlable d’une infection qui rend chacun agressif va entraîner le groupe dans une spirale infernale d’horreur et de folie. Pour pouvoir trouver l’origine de cette infection tout en réussissant à rester en vie, chaque membre du groupe va devoir lutter contre le temps. Et contre eux-mêmes…

  • Sweet Home de Rafael Martinez démarre comme un home invasion fort bien exécuté et se mue ensuite en slasher malsain via un « retournement de situation » pour une fois bienvenu. Pour son premier long-métrage, le réalisateur s’en sort plutôt bien, arrivant à créer une tension qui ne faiblira pas jusqu’au plan final. Ingrid García-Jonsson, vue dans le sombre La Belle journée, tient le rôle principal et porte avec intelligence l’énergie et les peurs de son personnage.

  • We are still here de Teo Geoghegan, avec quelques (vieilles) gloires du cinéma fantastique : Barbara Crampton, Lisa Marie, Susan Gibney et mon préféré peut-être, Monte Markham dont le nom ne vous dira rien mais devrait rappeler quelques souvenirs aux quadragénaires et plus qui l’ont vu dans les séries d’aventures pour enfants des années 80, Jack Holborn, cousin éloigné de L’Ile au trésor, dans le rôle de Solomon Trumpet, l’ami de jeune héros.

Synopsis : Après le décès de leur fils dans un accident de voiture, Paul et Anne décident d’aller vivre à la campagne, dans la paisible Nouvelle-Angleterre, afin de commencer une nouvelle vie. Mais, sans le savoir, le couple en deuil va devenir la proie d’une famille d’esprits vengeurs qui habitent dans leur nouvelle maison. Paul et Anne seront alors amenés à découvrir que le village, si tranquille en apparence, où ils résident désormais, cache en fait un sombre et terrifiant secret…

https://youtu.be/rvdZjLXkK-U

Deux films mangas japonais pour La Nuit Animée/ Project Itoh : The Empire Of Corpses de Ryôtarô Makihara et Harmony de Takashi Nakamura et Michael Arias.

Synopsis du premier : Londres, au XIXe siècle. L’avancée de “la technologie de réanimation des cadavres” est telle que “les nécromates” peuvent être utilisés comme force de travail. John Watson, un brillant étudiant en médecine, est invité à rejoindre une société secrète mandatée par le gouvernement britannique, la Walsingham Institution, chargée de mener une opération clandestine : retrouver « les dossiers secrets de Victor », ces écrits légendaires que le docteur Victor Frankenstein a laissés derrière lui, il y a un siècle et dans lesquels figurent les détails de la technologie top secrète utilisée pour produire « la Créature », le premier cadavre réanimé, doué de parole et de libre arbitre. Watson se lance alors à la recherche de ces dossiers secrets, en compagnie de Friday, un nécromate qui enregistre la totalité de leurs activités…

Synopsis du deuxième : Dans un monde reconstruit après la catastrophe planétaire du « Maelstrom », l’humanité a institué une société harmonieuse où la santé physique est devenue, grâce à la nanotechnologie médicale, la priorité absolue des pouvoirs publics. Dans ce monde trop parfait, une jeune fille passe ses journées à imaginer comment défier ce monde bienveillant à l’extrême, et elle entraîne dans sa tentative de suicide deux autres jeunes filles. Treize ans plus tard, l’une d’entre elles, qui a survécu et qui méprise toujours autant la société japonaise, décide de travailler, dans une zone de guerre, sur la ligne de front d’une opération de maintien de la paix…

Trois films de LA NUIT DÉCALÉE

  • Freaks of nature de Robbie Pickering, avec Nicholas Braun, Mackenzie Davis, Denis Leary, Vanessa Hudgens, Bob Odenkirk et Joan Cusack

Synopsis : Dans un monde où zombies, vampires et humains cohabitent, la vie d’un lycée est perturbée par l’arrivée des Aliens…

https://youtu.be/OYUURQ4qzMk

  • Lovemilla de Teemu Nikki (Finlande)

Aimo et Milla vivent ensemble chez les parents de Milla devenus des alcoolo-zombies, et ils mettent de l’argent de côté afin de louer leur propre appartement. Manquant de confiance en lui, Aimo veut s’offrir des muscles de rêve et dilapide leurs économies. Les séances de bodybuilding n’étant pas suffisamment efficaces, il décide de se transformer en un puissant robot. Ce que Milla n’apprécie guère, et elle décide à son tour de quitter Aimo. Lequel, le cœur brisé, a recours à des mesures extrêmes en échangeant son cœur contre un organe en métal qui l’empêchera ainsi de souffrir. Ce même cœur métallique que Milla décide alors de voler car, après tout, c’est bien un cœur d’homme dont un homme a besoin !

  • Et le déraisonnable Sharknado 3 d’Anthony C. Ferrante, série avec requins volants dont on commence à se lasser. De moins en moins sincère, cette série finit par se mordre la queue et à maintenir une nullité qui devient ennuyeuse en fait. Ian Ziering et Tara Reid sont rejoints par les naphtalinés Bo Derek, David Hasselhoff, Frankie Muniz et d’autres vedettes très locales. Le côté cheap marchait au premier film, beaucoup moins maintenant…

La Compétition Courts Métrages, en bref (forcément)

  • Un Ciel Bleu Presque Parfait de Quarxx, avec Jean-Luc Couchard et Mélanie Gaydos

On pourrait croire que Simon mène une vie banale et monotone. On aurait tort… Contrairement aux apparences, il ne vit pas seul dans ce vieux corps de ferme qui tombe en ruines. Entre kidnappeur et ange gardien, il n’a de cesse de veiller sur sa colocataire. Persuadé d’être en contact avec des êtres venus d’ailleurs, Simon va peu à peu perdre pied, et la frontière entre réalité et cauchemar petit à petit s’effacer…

 

  • Juliet de Marc-Henri Boulier, avec Bruno Putzulu, Alix Benezech, Catriona MacColl et Patrick Eudeline Dans un futur proche, la société Seed lance avec succès Juliet1, la première génération d’êtres synthétiques de compagnie. Mais à mesure que la technologie évolue et que les nouveaux modèles se succèdent, l’Homme peine de plus en plus à trouver sa place…

 

  • Of men and mice de Gonzague Legout

Alors que la crise économique ronge la ville de Détroit, Neil et Nicholas, deux anciens salariés d’une usine automobile, décident de braquer la Motor City Bank, mais se retrouvent rapidement piégés par la police. S’engage alors une phase de négociation dont ils n’auraient jamais soupçonné l’issue…

 

  • L’Ours noir de Meryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, avec Jean-Jacques Rausin, Jean-Benoît Ugeux, Catherine Salée, Terence Rion, François Neycken, François Ebouele, Delphine Théodore, Philippe Grand’Henry

Règle n°1 : Ne nourrissez jamais les ours. Règle n°2 : Ne vous approchez pas à moins de 100 mètres. Règle n°3 : Évitez de surprendre l’ours. Règle n°4 : Gardez toujours votre chien en laisse. Maintenant que vous connaissez les règles, nous vous souhaitons un agréable séjour dans le parc naturel de l’Ours noir.

 

  • Quenottes de Pascal Thiebaux et Gil Pinheiro, avec Lionel Abelanski, Matthieu Clément-Lescop et Frédérique Bel

Pour tout le monde, la Petite Souris est un personnage bienveillant et généreux… Et si ce n’était pas le cas ? Si elle n’était en fait qu’une psychopathe obsessionnelle obnubilée par sa collection de trophées dentaires ? Pour elle, une dent perdue est inacceptable, elle doit impérativement la remplacer. Par tous les moyens.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici