Fondation Cartier : projet en ligne Artavazd Pelechian au printemps 2021

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© 2020 pour l’art contemporain Tous droits réservés

Aux yeux du grand public, le cinéma arménien doit sans doute être inexistant. Tout juste, les férus de culture vaguement observateurs sont-ils au courant des origines arméniennes de certains artistes, comme le réalisateur Atom Egoyan au Canada, ainsi que le chanteur Charles Aznavour et l’acteur Simon Abkarian en France. Mais en termes de cinéma à proprement parler, on pourrait croire que c’est le calme plat dans cette nation du Caucase, qui n’a même pas droit à un mélodrame larmoyant sur Netflix comme son voisin turc, ni à une caricature outrancière par voie du personnage Borat comme ses voisins lointains kazakhs. Pourtant, il existe au moins un cinéaste arménien ayant laissé son empreinte dans l’Histoire du cinéma : .

Ce « poète du réel », comme le nommait un cycle de trois de ses films sorti au cinéma en France en juillet 2007, n’a certes œuvré que dans le domaine du documentaire, voire du court-métrage documentaire. Mais dans cette marge du Septième art, (* 1938) a certainement su faire des merveilles. Dès le milieu des années 1960, à l’époque encore sous bannière soviétique, il a réalisé ses premiers courts-métrages, comme La Terre des hommes, Au début et Nous. Au fil d’une filmographie très irrégulière d’un point de vue quantitatif, il a su perfectionner son regard poétique sur le monde, d’office dépourvu de paroles, dans des œuvres singulières comme Les Saisons, Notre siècle ou plus récemment La Nature.

La Nature © 2020 Tous droits réservés

La pour l’art contemporain à Paris, près du cimetière Montparnasse, a pris la production de ce dernier film du réalisateur comme prétexte pour lui rendre hommage. D’abord par le biais d’une exposition dans ses locaux, la première qui lui était consacrée en France, mais qui a hélas dû faire les frais depuis le mois d’octobre 2020 des différentes mesures de fermeture des lieux culturels pour cause de pandémie du coronavirus. La mise en abîme sous forme de triangle artistique entre La Terre des hommes, Les Saisons et La Nature qui était le fil conducteur de l’exposition devra donc se poursuivre dans un ambitieux projet en ligne, mis à disposition depuis ce mois-ci.

Dans le but de lever une part du mystère qui entoure ce cinéaste à l’œuvre lyrique et intemporelle qu’est , la y revient longuement sur la biographie et le travail du réalisateur. Son projet évolutif, d’ores et déjà riche en extraits de films, en documents rares, photographies d’époque et autres contributions de personnalités du monde de l’art et du cinéma, s’étoffera au fil du temps, grâce à des contributions nouvelles et des informations sur l’actualité du cinéaste. Le tout est à explorer sans modération sur le site dédié du projet en ligne, à trouver ici, ainsi que sur les réseaux sociaux de la fondation.

La Nature © 2020 Tous droits réservés

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