Festival de Gérardmer 2017 : jour 3, Clown, Sam was here, Realive et The Autopsy of Jane Doe

0
109

Troisième jour de compétition au festival du film fantastique de Gérardmer et mon ressenti est que 2017 sera un très grand cru dans l’histoire du festival vosgien.

La sélection est d’un haut niveau pour l’instant, tous les films ont largement leur place dans cette compétition et ce 3ème jour confirme largement la tendance. Gérardmer confirme sa place de plus grand festival fantastique de l’hexagone pour mon plus grand plaisir.

Un film de clowns projeté à Gérardmer, en voilà une bonne idée ! Clown (en compétition) est un film d’horreur américain réalisé par Jon Watts et produit par Eli Roth. Un père de famille se déguise en clown pour l’anniversaire de son fils. Très vite, il réalise que le costume qu’il porte est devenu une seconde peau dont il ne pourra se débarrasser. A moins d’accomplir une mission macabre…

Le speach de Clown est intéressant sans être vraiment original. Problème, le film manque cruellement de personnalité : ironique parfois, gore pour parfois flirter avec le nanar, on ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Dommage car on retiendra de Clown des scènes provocantes, un film qui ose vraiment dans lesquels des enfants sont mis à mort dans des lieux symboliques de l’enfance, un massacre au cœur d’une salle de jeux, l’attaque d’un camp de scouts. Ca déménage !  Clown reste un film très correct pour une sortie en DTV.

La voiture d’un représentant tombe en panne en plein désert californien. Isolé et épuisé, l’homme sombre peu à peu dans la paranoïa… Christophe Deroo, le réalisateur de Sam was here (hors compétition) aime la 4ème dimension. Au regard de son premier long métrage il est évident que le timide réalisateur s’est imprégné de la série culte des années soixante.

Sam was here s’est tourné en 12 jours avec un budget dérisoire. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’avec un résultat aussi réussi, de nombreux réalisateurs devrait imiter Christophe Deroo. Ambiance oppressante, rythme soutenu, le film se situe constamment à la frontière du réel pour notre plus grand bonheur. Une très belle réussite et pourquoi pas la naissance d’un cinéaste !

Realive (en compétition) est un film de science-fiction réalisé par Mateo Gil. Gravement malade, Marc n’a plus que deux ans à vivre. N’acceptant pas l’inéluctable, il décide de recourir à la cryogénie avant de se réveiller, soixante ans plus tard, dans un monde qui le dépasse…

Realive est un projet très ambitieux au vu du budget limité du film (on n’est loin d’une grosse production américaine). Cette ambition s’avère payante tant le film de Mateo Gil est séduisant aussi bien sur le fond que la forme. Sa grande force, poser des questions interpellante sur des sujets lourds. Quelles sont les limites de la science ou encore quel intérêt à repousser la durée de vie des corps quand le psychique ne suit plus forcement. Une oeuvre qui séduira certainement le jury du festival …

On connaissait André Øvredal pour son film The Troll Hunter, véritable succès public du 2011 (lire notre critique). Il revient cette année avec The Autopsy of Jane Doe (en compétition).

Tommy, le croque-mort d’une petite ville, reçoit le corps d’une belle jeune femme non identifiée. La victime ne présente aucune trace suspecte et la cause de la mort est indéterminée…

Attention, second coup de coeur de (après Split), The Autopsy of Jane Doe a glacé le public du festival. Un véritable film d’horreur sans concession qui met mal à l’aise dès son entame (en même temps une morgue ça aide bien). Le film nous fait plonger dans l’autopsie la plus terrifiante jamais vu à l’écran. On ne ressort pas indemne de The Autopsy of Jane Doe … pour le plus grand bonheur des fans de cinéma de genre.


Les autres articles du :

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici