Hier, lundi 29 octobre, pas d’avant-première au Festival de Gardanne, mais une projection avec présence du réalisateur : Ombline, Stéphane Cazes. Un film d’une force rare, d’une grande justesse, un réalisateur de 29 ans, très, très prometteur. Le film raconte le combat d’une mère condamnée à 3 ans de prison, qui accouche durant son incarcération et qui se bat comme une lionne pour conserver la garde de son petit garçon. Dans ce film très documenté (Stéphane Cazes l’a « muri » pendant près de 10 ans), on découvre (du moins j’ai découvert!) que Mélanie Thierry est une actrice exceptionnelle. Il y a 4 ans, en Compétition officielle au Festival de Cannes, un film argentin avait comme thème principal le problème des mères en prison et leur lutte pour conserver la garde de leur enfant. C’était Leonera de Pablo Trapero. Cette mère en prison était interprétée par une formidable Martina Gusman et beaucoup avaient été choqués qu’elle n’obtienne pas le Prix d’interprétation féminine. S’il traite un sujet similaire, Ombline est très différent de Leonora tout en étant aussi puissant, aussi poignant, aussi remarquable. A Cannes cette année, il a obtenu le Grand prix du Festival Écran Junior, décerné par des adolescents de 13 à 15 ans, un prix qu’il ne faut surtout pas sous-estimer : face à Ombline, il y avait cette année, entre autres, Monsieur Lazhar, Les enfants de Belleville, Summertime et Une seconde femme. Quant à Mélanie Thierry, qu’on ne peut que placer au même niveau que Martina Gusman, on ne voit pas trop qui pourrait lui disputer le prochain César féminin !
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