Festival de Cannes 2015 : Jour 6 – Sicario, Plus fort que les bombes, Office

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Les nuages ont remplacé le soleil dans le ciel cannois de ce 6ème jour de compétition. Forcement, porter des lunettes de soleil aujourd’hui donne de suite une impression de stupidité, ce qui n’empêche pas les festivaliers de les porter fièrement au bout du nez, Cannes reste Cannes… Le programme du jour : Le très attendu thriller d’action Sicario de Denis Villeneuve, le drame Plus fort que les bombes de Joachim Trier et le très discret Office du coréen Hong Won-Chan.


Sicario affiche du film festival de Cannes 2015Sicario (Compétition)

Synopsis : La zone frontalière entre les Etats-Unis et le Mexique est devenue un territoire de non-droit. Kate, une jeune recrue idéaliste du FBI, y est enrôlée pour aider un groupe d’intervention d’élite dirigé par un agent du gouvernement dans la lutte contre le trafic de drogues. Menée par un consultant énigmatique l’équipe se lance dans un périple clandestin, obligeant Kate à remettre en question ses convictions pour pouvoir survivre.

Notre critique 3,5/5 :

Après Prisoners et Enemy, Denis Villeneuve débarque sur la Croisette avec Sicario, une grosse machine hollywoodienne avec Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin. Puissant est l’adjectif qui caractérise le mieux ce thriller d’action. L’intensité de l’oeuvre ne désemplit jamais, le rythme est a couper le souffle, c’est esthétique dans les moindres détails. Dommage que le fond ne soit pas au niveau de la forme, il se dégage une sensation de pauvreté narrative au final qui gâche l’ensemble.

 


383607.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxPlus fort que les bombes (compétition)

Synopsis : La préparation d’une exposition consacrée à la célèbre photographe Isabelle Reed trois ans après sa mort inattendue amène son mari et ses deux fils à se réunir dans la maison familiale. Refait alors surface un secret qui plonge leurs vies apparemment calmes dans le chaos.

Notre critique 2/5 :

Pour son premier film américain Joachim Trier s’est entouré d’un jolie casting composé d’Isabelle Huppert, Jesse Eisenberg et Gabriel Byrne. L’idée avait de quoi séduire, le résultat final est décevant. L’ensemble du film tient sur le deuil et la mélancolie qui en découle, le rythme est donc naturellement lent, malheureusement il l’est trop. La mollesse de l’oeuvre devient vite insupportable. Le fantôme d’Isabelle Huppert dont les proches font le deuil est omniprésent, envahissant même, Trier semble ne plus savoir quoi faire de cette mère décédée encombrante. Le récit tourne en rond et n’apporte rien. Le film prend des allures de chemin de croix et le spectateur souffre en regardant sa montre.

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264618-office-0-230-0-345-crop‎Office d’Hong Won-Chan (hors compétition, séances de minuit.)

Synopsis : M. KIM va toujours au travail… 
même après avoir massacré sa famille.
 KIM Byung-guk, employé d’une grande entreprise, décime sa famille et disparaît sans laisser de trace. L’inspecteur Jong-hun interroge les collègues de travail de KIM mais ceux-ci restent évasifs, en particulier Mirae, une jeune stagiaire qui semble cacher quelque chose. L’inspecteur découvre que les caméras de surveillance ont filmé KIM Byung-guk revenir au bureau juste après le massacre… mais jamais en ressortir. Où le tueur se cache-t-il ? Alors qu’une véritable psychose s’abat sur les employés, le bureau est le théâtre d’évènements mystérieux.

Notre critique 1/5 :

Le réalisateur coréen Hong Won-Chan était annoncé comme le digne successeur de Na Hong-jin (The Chaser, The Murderer), pourtant son thriller Office présenté en séance de minuit a vite fait déchanter la critique. Le début est pourtant prometteur avec une introduction horrifique aussi gore que mystérieuse. Malheureusement la suite devient rapidement insupportable, indigne d’une sélection en festival, encore moins à Cannes. Cet Office ne mérite même pas une sortie vidéo, un épisode des Experts étant bien plus cohérent. L’intrigue qui contient un potentiel sur les vingt premières minutes devient très vite inintéressante et prévisible, les personnages ont autant de profondeur que les verres de whisky servis sur la croisette, bref c’est indigne du Festival de Cannes.

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