De retour en salles au mois d’octobre 2018

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Le mois d’octobre commence doucement du côté des reprises en salles, avant de prendre sa vitesse de croisière, qui débouchera enfin sur un mois de novembre particulièrement chargé. De toute façon, à ce moment-ci de l’année, le véritable festin pour les amoureux de cinéma ancien se passe en province, à Lyon, où le dixième Festival Lumière aura lieu du samedi 13 au dimanche 21 octobre, en présence d’invités prestigieux tels que les actrices mythiques Jane Fonda et Liv Ullmann, l’acteur Javier Bardem, la réalisatrice Claire Denis, le pionnier des effets spéciaux Douglas Trumbull et les réalisateurs Peter Bogdanovich et Alfonso Cuaron.



Sans l’activité exceptionnelle de Splendor Films, notre chronique mensuelle aurait couru le risque de ne pas exister. Ce sont en effet pas moins de six films qui sortent en octobre sous la bannière du distributeur parisien. A commencer par la seule et unique ressortie du premier mercredi du mois, de Dino Risi, un représentant majeur de la grande époque de la comédie à l’italienne au début des années 1960 avec Jean-Louis Trintignant et Vittorio Gassman. Dès la semaine suivante, deux autres films sortent sous la bannière Splendor : la comédie policière de Martin Brest, le film qui avait fait de Eddie Murphy une vedette planétaire, dont la programmation peut s’expliquer par la sortie prochaine du Flic de Belleville de Rachid Bouchareb avec Omar Sy, ainsi que le western légendaire Il était une fois dans l’Ouest de Sergio Leone que l’on ne présente plus, mais à qui on peut souhaiter chaleureusement un demi-siècle d’existence en fréquentant en parallèle l’exposition et la rétrospective Sergio Leone à la Cinémathèque Française. Les 24 et 31 octobre, un cycle des meilleurs films du réalisateur John Carpenter, tournés pendant la décennie culte entre 1978 et ’88, commence à travers et , puis se poursuivra jusqu’en janvier 2019 avec les sorties en version restaurée de Prince des ténèbres, New York 1997 et Invasion Los Angeles. Enfin, le distributeur restera fidèle à son public familial avec la ressortie de de Barry Sonnenfeld, un an après celle du premier film de cet univers drôlement macabre, inspiré par la série du milieu des années ’60.



Suite et fin des célébrations du centenaire du réalisateur suédois par Carlotta Films avec un dernier programme de sept films, sur les écrans des salles de répertoire françaises à partir du 24 octobre. L’occasion idéale et une fois de plus écrasante de voir ou revoir quelques chefs-d’œuvre du maître, du début de sa carrière, comme Le Visage, L’Œil du diable, A travers le miroir et Le Silence, ou des films tournés plus tardivement tels que Une passion, Mon île Faro et De la vie des marionnettes. Espérons seulement que ces nombreux films, tout comme la vingtaine sortie précédemment, resteront assez longtemps à l’affiche pour permettre aux complétistes des filmographies d’en voir un maximum !



Ce n’est pas encore tout à fait le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale en octobre, mais l’un des poids lourds parmi les valeureux distributeurs de films de répertoire, Tamasa Diffusion, prendra d’ores et déjà les devants le 31 octobre avec une rétrospective thématique sur l’Armistice 1918. Cinq films exceptionnels sur la Grande Guerre nous plongeront dans ce conflit meurtrier qui avait laissé l’Europe exsangue, quoique hélas pas encore suffisamment pacifiste pour ne pas recommencer pareille folie vingt-et-un ans plus tard. Ce sont en quelque sorte les deux camps du conflit qui en fournissent un point de vue complémentaire, grâce à Bertrand Tavernier et ses quatre fois récompensés aux César La Vie et rien d’autre et Capitaine Conan côté français et à Georg Wilhelm Pabst et Quatre de l’infanterie et La Tragédie de la mine côté allemand, encore fraîchement imprégnés du traumatisme collectif au début des années ’30. Le cinéma américain fait le lien à travers le poignant Johnny Got His Gun de Dalton Trumbo.



La rubrique fourre-tout regorge, elle aussi, d’un mélange passionnant de découvertes et de retrouvailles nostalgiques, avec comme seul petit bémol l’étendue temporelle assez limitée ce mois-ci, puisque ce sont essentiellement les années 1960 et ’70 qui y sont mis à l’honneur. Vous avez donc rendez-vous dès le 10 octobre avec les figures incontournables de cette époque-là qu’étaient côté français Belmondo et Delon dans le classique de Jacques Deray, et puis deux semaines plus tard avec le fort atypique Alain Resnais et l’un de ses films les plus libres et poétiques Mon oncle d’Amérique, Grand prix au Festival de Cannes en 1980. Le cinéma hollywoodien n’est pas en reste, puisque vous pourrez voir la semaine du 17 octobre le quatrième film de Arthur Penn et son casting prestigieux composé de Marlon Brando, Jane Fonda et Robert Redford, et la légèrement plus confidentielle production de Roger Corman de Peter Bogdanovich avec Ben Gazzara, suivis quinze jours plus tard par de Peter Yates, Oscar du Meilleur scénario original en 1980. Également à la fin du mois ressortira une autre œuvre majeure du cinéma italien, en version intégrale et restaurée, s’il vous plaît : de Mario Monicelli avec Marcello Mastroianni, Annie Girardot et Bernard Blier. Enfin, le cinéma latino-américain ne passera pas non plus complètement inaperçu, grâce à la ressortie le 17 octobre de l’hilarant de Tomas Gutierrez Alea et Juan Carlos Tabio, vingt-deux ans après sa première sortie en juillet 1996.

https://vimeo.com/292904379

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