Critique : The Amazing Spider-Man – Le destin d’un Héros

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The Amazing Spider-Man : le destin d’un Héros

spider man 2 affÉtats-Unis : 2014
Titre original : The Amazing Spider-Man 2
Réalisateur : Marc Webb
Scénario : James Vanderbilt
Acteurs : Andrew Garfield, Emma Stone, Jamie Foxx
Distribution : Sony Pictures
Durée : 2h22
Genre : Action, Fantastique
Date de sortie : 30 avril 2014

Note : 1,5/5

Pour ne pas perdre les droits des aventures de Spider-Man, l’un des super-héros les plus populaires au monde, Sony devait rapidement produire un nouveau film. Plutôt qu’un quatrième volet avec Tobey Maguire et Kirsten Dunst, le studio avait choisi une refonte complète. Ainsi, The Amazing Spider-Man de Marc Webb fut une nouvelle variation, peu inspirée, sur les origines de l’homme-araignée totalement vidée du souffle de la première trilogie réalisée par Sam Raimi. Le deuxième volet de ce reboot aux motivations douteuses va-t-elle relancer efficacement cette franchise ?

Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur. Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côté de Gwen. Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville. Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp.

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Spidey a beaucoup d’ennemis mais peu d’inspiration…

Toujours interprété par Andrew Garfield, décidément trop âgé pour le rôle malgré son talent, il a pour principal adversaire Electro, génie transparent et fan de Spidey transformé en pile électrique vivante. L’oscarisé Jamie Foxx est en mode timide maladif et sa première confrontation avec Spider-Man possède une jolie dimension tragique, où il est partagé entre son agressivité et son envie d’être aimé. Mais très vite, on glisse vers une bouffonnerie peu inspirée où les bons mots de Peter Parker alternent avec les combats ou les séquences émotions filmés platement. Le psychopathe Electro sera rejoint dans sa folie vengeresse par le Bouffon Vert joué par Dane DeHaan, sosie officieux du jeune Leonardo di Caprio et Paul Giamatti en trafiquant ukrainien transformé en Rhino.

Si ce dernier fait ici de la figuration amusante, Dane DeHaan est le principal antagoniste de Spider-Man. Subtil en adolescent perturbé par ses pouvoirs au point d’en devenir fou dans Chronicle, il est ici en roue libre et se contente de grimacer, aidé par une mèche douteuse et un maquillage de lépreux verdâtre. Il est loin de la performance nuancée de James Franco dans le même rôle chez Raimi. L’empathie avec cet être torturé par sa relation conflictuelle avec son père (Chris Cooper, lui aussi absent) est de fait inexistante. Il veut se venger de tout le monde, tout détruire, tout casser et sa caractérisation psychologique est réduite au minimum.

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Peut mieux faire…

Le premier volet étant si creux, cette suite est un progrès tout relatif mais le niveau reste bien faible. Le bien nommé Marc Webb (toile en anglais) n’est pas à l’aise dans le cinéma d’action. Les effets spéciaux marquent un net progrès par rapport au film précédent mais la mise en scène et la chorégraphie des combats est incohérente et dénuée de réels enjeux. La grande scène dramatique du film est lourdement annoncée dès les premières minutes et répétée ad nauseam, mettant à mal tout suspense et toute émotion avec des personnages trop caricaturaux qui ne sont plus que des pions vidés de la moindre psychologie. Si l’on apprécie l’alchimie entre les deux comédiens principaux, Andrew Garfield et Emma Stone, couple à la ville comme à l’écran, ils sont ici réduits à des coquilles vides. Sally Field en tante May est devenue Mère Theresa et l’apparition de Stan Lee est vraiment ratée. Seul Colm Feore en criminel à col blanc qui tente d’évincer le jeune Osborn apporte une gravité mesurée qui manque à ses partenaires.

Plusieurs suites sont déjà annoncées dont l’une réunirait six super-méchants ( les Sinister Six) dirigés par le diabolique Bouffon Vert. Les auteurs seraient bien avisés d’approfondir l’écriture des personnages et d’alléger le ton car le Spider-Man joyeux et généreux qui se moque des malfrats petits et grands qui sévissent à New York se révèle plus agréable à suivre que la noirceur empruntée avec lourdeur au Batman version Christopher Nolan.

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Résumé

À moins d’une reprise artistique significative dans les prochains films, la saga Amazing Spider-Man risque bien d’être considérée comme la pire adaptation au cinéma d’un héros Marvel depuis la relance des films de super-héros amorcée à la fin des années 90 avec Blade et les X-Men et rejoindre dans la mémoire des cinéphiles ces ratages que furent le dyptique Daredevil/Elektra et le premier Wolverine.

1 COMMENTAIRE

  1. je ne suis pas d’accord, dans un premier temps il s’agit du seul spiderman où il est expliqué pourquoi peter parker est le seul a pouvoir assimiler les gènes araignées(grâce a son père) mais aussi avec les seuls film où l’antagoniste principal est Oscorp comparé à la saga de Sam Raymi où Oscorp n’est évoqué que dans le premier film( alors que je le rappelle Oscorp est l’antagoniste principal du comics)

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