France : 2024
Titre original : –
Réalisation : Yannick Kergoat
Scénario : Fabrice Arfi, Michaël Hajdenberg, Yannick Kergoat, Karl Laske
Interprètes : Nicolas Sarkozy, Mouammar Kadhafi, Ziad Takieddine
Distribution : Jour2fête
Durée : 1h44
Genre : Documentaire
Date de sortie : 8 janvier 2025
4/5
Synopsis : Une démocratie et une dictature. Une campagne présidentielle et de l’argent noir. Une guerre et des morts. « Personne n’y comprend rien », se rassure Nicolas Sarkozy au sujet de ses liens avec le colonel Kadhafi. Alors que s’ouvre le procès de l’affaire des financements libyens, voici le film qui va enfin vous permettre de tout comprendre à l’un des scandales les plus retentissants de la Ve République.
Nicolas Sarkozy : une condamnation de plus ?
S’exprimant à propos de l’affaire judiciaire dite des financements libyens, Nicolas Sarkozy, l’un des accusés, a dit dans une interview parue le 16 août 2023 dans le Figaro Magazine : « les français sont bien en peine de résumer ce qu’on me reproche. Personne n’y comprend rien ! ». Alors que le procès de cette affaire s’ouvre le 6 janvier 2025, 2 jours avant la sortie du film, on doit reconnaître qu’il n’a pas entièrement tort. En effet, le plus souvent par manque d’informations autre que ce que veulent bien leur raconter les médias les plus importants de notre pays et parce que l’affaire est particulièrement complexe, vous ne trouverez sans doute pas grand monde autour de vous qui soit à même de vous narrer les péripéties de cette affaire qui, malheureusement, donne une bien triste image d’un certain personnel de la politique française. En guise de clin d’œil, le réalisateur Yannick Kergoat, à qui on devait déjà Les nouveaux chiens de garde et La (très) grande évasion, a choisi de reprendre cette expression, Personne n’y comprend rien, comme titre de son film. Mais là où Nicolas Sarkozy a tort, c’est que non seulement il y a quand même en France un certain nombre de personnes qui comprennent quelque chose à cette affaire et qui sont tout à fait capables de la résumer, mais en plus, certaines d’entre elles, les journalistes d’investigation de MédiapartFabrice Arfi, Michaël Hajdenberg et Karl Laske qui, après avoir enquêté sur cette affaire pendant plus de 10 ans, ont choisi d’apporter leur savoir au film de Yannick Kergoat, ce qui permettra à toutes celles et à tous ceux qui auront vu Personne n’y comprend rien d’être informé(e)s et de suivre le procès sans être complètement perdu(e)s.
A la vision de certains films, on se demande parfois où les scénaristes vont chercher tous les ressorts des histoires qu’ils nous racontent. Il est rare, pourtant, qu’un film de fiction nous narre autant de coups fourrés, de grossiers mensonges, de retournements de situation, que ce qu’on peut trouver dans le déroulement de cette affaire qui se déroule au plus haut sommet de l’état. Une affaire qui commence par les rapports, au début du 21ème siècle, entre un homme politique français plein d’ambition, Nicolas Sarkozy, alors qu’il n’était pas encore Président de la République mais qu’il rêvait de le devenir (et pas simplement en se rasant !) et un Chef d’état africain, le colonel Kadhafi, qui se comportait toujours en dictateur dans son pays mais avait vu tomber les sanctions onusiennes quand il avait renoncé au terrorisme. Nicolas Sarkozy avait besoin de finance pour sa future candidature, Mouammar Kadhafi avait besoin de l’appui d’une grande puissance occidentale pour que les portes s’ouvrent à l’international. Les deux étaient fait pour s’entendre et ils se sont entendus, pendant un certain temps, du moins. Cette entente s’est elle traduite en versement d’argent de la Libye vers Nicolas Sarkozy ? C’est aujourd’hui à la justice de le déterminer et, si la réponse est positive, de définir les sanctions : comme l’indique le film au début et à la fin, pour l’instant, les accusés sont supposés innocents. Ils étaient 13, ils ne sont plus que 12, l’un d’entre eux, Sivajothi Rajendram, étant décédé. Un des accusés, l’intermédiaire libanais Ziad Takieddine, sera très probablement absent : condamné à 5 ans de prison ferme dans le volet financier de l’affaire Karachi, Il s’est enfui dans son pays d’origine, un pays qui n’extrade pas ses ressortissants. On regrettera cette absence tellement son rôle a été important dans cette affaire des financements libyens de Nicolas Sarkozy : on aurait aimé connaître sa version la plus récente de cette affaire, lui qui en a changé à de nombreuses reprises.
Personne n’y comprend rien montre les liens très forts entre un certain monde politique et un certain monde des médias. Il montre un ancien Président de la République se comportant comme un parrain et qui a pour habitude de lâcher ses anciens partenaires lorsque, pour lui, le besoin s’en fait sentir. On notera que Médiapart, plusieurs fois attaqué en justice pour diffamation au cours de son enquête, n’a jamais été condamné. En fil conducteur de ce film passionnant on entend la voix de la comédienne Florence Loiret Caille.
Alice au Pays des Merveilles commence avec une petite fille qui s’ennuie, un lapin qui court après le temps et une curiosité suffisamment mal élevée pour pousser une enfant à suivre un animal dans un trou.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire le titre du film, on voit bien qu'il n'y a pas que l'humour politique qui soit de plus en plus au garde-à-vous. A l'issue du film, on se demande ce qu'on peut faire pour permettre à l'ensemble des électeurs de 2027 d'être correctement informés. Pour commencer, à coup sûr, inciter les membres de sa famille, ses amis, ses voisins, à aller voir "Fini de rire ! L'humour politique au garde-à-vous ?"
Zach Cregger (Barbare, Évanouis) prend les commandes de ce reboot de Resident Evil, entre hommage vidéoludique gore et humour noir. Un divertissement d'horreur efficace, porté par un Austin Abrams convaincant, même si le final peine à conclure la course-poursuite avec la force espérée.
La création artistique a parfois de drôles de manières de régler ses comptes avec la réalité. Avec Autofiction, Pedro Almodóvar pousse cette vieille mécanique jusqu’à lui faire perdre quelques boulons : un cinéaste en panne d’inspiration puise dans la vie d’une proche pour écrire, tandis que le personnage qu’il invente finit par devenir une autre version de lui-même.
Le tirage effectué fin août a livré un calendrier européen particulièrement dense. Plusieurs oppositions entre prétendants au titre tombent dès les premières semaines. L'horaire...