Critique : Nerve

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Etats-Unis, 2016
Titre original : –
Réalisateur : ,
Scénario : , d’après l’oeuvre de Jeanne Ryan
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan FilmExport
Durée : 1h37
Genre : Thriller
Date de sortie : 24 août 2016

Note : 2,5/5

Synopsis : En participant à Nerve, un jeu qui diffuse en direct sur Internet des défis filmés, Vee et Ian décident de s’associer pour relever des challenges de plus en plus risqués et gagner toujours plus d’argent. Mais bientôt les deux « Joueurs » s’aperçoivent que leurs moindres mouvements sont manipulés par une communauté anonyme de « Voyeurs ». Le jeu vire au cauchemar. Impossible d’arrêter…

NERVE

Un pseudo film d’anticipation pour adolescents

Sorti cet été, Nerve ne prétend pas à des hauteurs de cinéma. Facilement comparable – et comparé – à de David Fincher, cette production est bien loin du génie paranoïaque du film interprété par Michael Douglas. Ici il n’y a pas vraiment d’implication du spectateur, l’assistance reste extérieure aux tribulations des protagonistes. Pas assez impliqué, le spectateur regarde de loin la montée en puissance et en dangerosité des défis avec circonspection. En lieu et place d’un véritable feu d’artifice en guise d’apothéose, d’une idée inédite pour parfaire une affaire intéressante, Nerve se contente du minimum syndical et offre une fin attendue en demi-teinte. Nerve aurait dû complètement partir sur la critique sociale et les dangers du monde virtuel mais c’est une pseudo romance adolescente classique des productions pour teenagers qui est privilégiée. Et même si celle-ci fonctionne par moment (notamment la scène du magasin de luxe), elle s’écroule par la suite à cause de sa lenteur, de sa redondance et de son manque d’originalité. L’alchimie entre les protagonistes fonctionne néanmoins grâce à des comédiens plutôt rafraîchissants, à commencer par Dave Franco et Emma Roberts, malgré des personnages assez communs.

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L’avertissement est clair

Heureusement, Nerve ne rate pas tout et discrédite l’omniprésence de ce monde virtuel au sein de nos sociétés. Le scénario lance d’ailleurs un avertissement sain et utile à la jeunesse contre cette dérive notre société. La matérialisation négative du monde virtuel, de ce monde parallèle qui nous entoure constamment, nous surveille et connaît l’intégralité de nos vies, est classique mais très efficace. Le spectateur se retrouve dans l’ordinateur, derrière l’écran et observe depuis l’intérieur. Une idée plutôt bien exploitée au cours du long métrage, notamment grâce à une esthétique faite de néons bleus et de couleurs vives. Nerve parvient à extirper in extremis quelques sensations au spectateur en sa toute fin lorsque le réalisateur confronte son spectateur à la réalité et montre aux voyeurs qu’ils sont bel et bien les complices d’un meurtre. L’effet fonctionne et, au fur et à mesure que les utilisateurs se déconnectent par faiblesse, par lâcheté, par indifférence, le spectateur se sent enfin concerné et se met à la place de ces voyeurs, impuissants face au contrôle de Nerve sur la vie des protagonistes.

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Conclusion

Nerve est au final un divertissement relativement appréciable malgré un potentiel loin d’être parfaitement exploité et un résultat final plus commun qu’original.

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