Critique : Chair de poule – le film

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chair de poule affiche – le film

Etats-Unis, 2015
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : , , , d’après R.L. Stine
Acteurs : , , ,
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Durée : 1h44
Genre : Aventures, Comédie
Date de sortie : 10 février 2016

Note : 2/5

Un homme marche seul avec une valise noire. Cette dernière s’ouvre et laisse s’envoler plusieurs manuscrits. Une ombre passe à travers la ville et semble avoir un effet sur le décor et les personnages. Une femme sur une affiche de publicité change et se met à arborer une expression de dégoût. Les yeux d’un chien projettent une lueur jaunâtre. Si on n’a pas encore zappé, c’est qu’on est jeune et donc curieux. Curieux de voir si cet épisode nous fera peur. Bien que la musique soit à elle seule inquiétante, on reste devant notre écran. C’est un soir normal après l’école, en hiver. On déprime de n’être qu’au début de la semaine. Le vent qui fait claquer les volets ne nous rassure pas. Il fait déjà nuit et on ne se doute pas qu’après avoir éteint la télé, on ne va pas beaucoup dormir. Des frissons parcourent tout notre corps et ce faisant expliquent à merveille le nom de cette série adaptée des livres de R.L. Stine : Chair de poule.

Synopsis : Zach Cooper emménage avec sa mère dans une petite ville et tombe amoureux de sa voisine qui se trouve être la fille de l’écrivain R.L. Stine. Ce dernier garde ses livres à clefs pour ne pas laisser échapper ses créatures qui seraient bel et bien réelles.

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Malheureusement, tout cela, c’est de l’histoire ancienne, de la nostalgie. Alors qu’au départ la perspective devoir un film Chair de poule m’enchantait, mes attentes ont été un peu revues à la baisse lorsque j’ai appris que le réalisateur serait le même qui a fait Monstres contre Aliens et Les voyages de Gulliver. Cela dit, on pouvait encore espérer avoir un film certes pour enfants mais un peu différent grâce aux histoires de R.L. Stine. Sauf que non, le résultat est un pur divertissement pour enfant, formaté, sans rien de neuf. Veuillez noter que tous les titres des paragraphes de cette critique font référence à des livres Chair de poule. On s’amuse comme on peut vous me direz.

Ne réveillez pas le scénariste !

L’histoire se rapproche de . Mais en remplaçant le jeu par des livres. Ce qui permet de voir littéralement sortir des récits tous les monstres les plus emblématiques de Stine. Sur ce point, l’idée est bonne et fonctionne. Mais elle n’est pas assez développée. On reste sur notre faim car la première partie du film se concentre sur l’arrivée de Zach dans sa nouvelle école/ville/maison. Alors, on s’ennuie, on a déjà vu ça tellement de fois. Il se fait un ami, il tombe amoureux d’une fille, il voudrait que sa mère lui laisse un peu plus d’autonomie. En plus, ce protagoniste n’a aucun rapport avec les livres Chair de poule. Je veux dire par là, qu’il n’est pas un grand fan, qu’il ne les déteste pas non plus. En bref, le personnage principal est un copier/coller de n’importe quel personnage dans n’importe quelle comédie pour pré-ado : plat et sans saveur.

chair de poule 01

La malédiction des personnages archétypaux

Nous en venons donc aux personnages. S’ils sont tous interchangeables et restent dans leurs clichés. Il faut avouer que la maman de Zach joué par Amy Ryan (The Office) est drôle et détonne avec l’aspect formaté du film. Jack Black cabotine à fond, mais parvient à faire rire de temps en temps, par exemple lorsqu’on critique le critique en le comparant à Stephen King (ne prenez pas ce commentaire en compte si vous n’aimez pas l’acteur, pour ma part j’en suis très client). L’ami de Zach : Champ, est à choix soit détestable soit adorable et enfin la fille de Stine est le prototype de la « girl next door ». Elle est jolie, courageuse et parviendra à rendre le protagoniste plus ouvert et aventureux (cliché vous dîtes ?).

chair de poule Jillian Bell Amy Ryan

Les effets spéciaux, quant à eux, soulèvent un nouveau problème. En effet en optant pour une approche par image de synthèses (sauf en de rares occasions, le fameux pantin est bien réel heureusement), on perd tout un aspect craspec, inquiétant que l’on retrouvait dans la série. C’est tellement dommage pour un projet qui brillait avant tout pour son côté Old School. Ainsi toutes les créatures bien connues des amateurs des romans horrifiques se succèdent et ne semblent absolument pas palpables. Certes, je veux bien qu’on ait recours à des images de synthèses pour faire sortir des créatures d’un livre (scènes qui fonctionnent par contre très bien) mais pour le reste ce n’était pas nécessaire et tout à fait à l’encontre de ce que montre le film. On nous montre des monstres qui sont censés devenir réels lorsqu’ils sortent des livres, or c’est justement quand ils sortent des livres qu’à l’image ils ont l’air faux.

Conclusion

Un divertissement pour enfants, sympathique mais bien trop formaté, qui met des frissons mais pas toujours pour les bonnes raisons.

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