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Test Blu-ray : Gemini man

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Réforme des retraites, âge pivot, allongement du temps de travail… S'il y a bien quelque chose que nous ont appris le cinéma d'action et le thriller high-tech depuis quelques années, c'est que le métier de « tueur professionnel » – tellement omniprésent dans le film d'action contemporain que l'on a aujourd'hui quasiment l'impression qu'il s'agit d’un job comme un autre, avec formation à l'Afpa et tout et tout – semble poser de sacrés problèmes quand il s'agit d’envisager de raccrocher les armes afin de prendre sa retraite. Plaisanterie mise à part, il est vrai que l'intrigue de Gemini Man, qui voit notre tueur (Will Smith) traqué à travers le monde par ceux qui jadis l'employaient, n'a rien de foncièrement original. L'idée centrale du récit, qui veut que ce dernier soit traqué non pas par un autre tueur professionnel lambda mais par un clone ou une version « plus jeune » de lui-même, l'est certes un peu plus, mais sans non plus atteindre des cimes d'originalité.

Test Blu-ray : Shazam !

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Affirmer que nous placions nos espoirs les plus fous dans la découverte de Shazam ! serait mentir. Cela dit, le film de David F. Sandberg a débarqué sur les écrans quelques mois à peine après Aquaman (lire notre article), qui s'avérait de loin le film le plus sympathique, le plus foisonnant (en termes d'idées et de générosité), le plus fou, le plus rythmé – en un mot le plus « Marvel – esque » – jamais pondu par les écuries DC Comics. Par conséquent, en tant que spectateur, nos attentes n'étaient pour une fois pas proches du néant comme à chaque nouvelle livraison de films adaptés des personnages de chez DC : même si on se refuse un peu de l'admettre, on espérait secrètement que Shazam ! soit aussi fun et sympathique que le film de James Wan mettant en scène Jason Momoa en roi de la mer. D'autant plus d'ailleurs que ce nouveau long-métrage était signé David F. Sandberg, qui nous avait plutôt fait bonne impression avec ses premiers films américains, Dans le noir (2016) et Annabelle 2 (2017) – deux films qui ne s'émancipaient pas des carcans et autres facilités du cinéma de gros studios, mais qui restaient de sympathiques divertissements.

Test Blu-ray : Chair de poule 2 – Les fantômes d’Halloween

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Bien conscients que le pic de popularité des romans et de la série TV Chair de poule dataient des années 90 et nécessitaient un sérieux « coup de jeune », Rob Letterman et le staff artistique de Sony Pictures s'étaient échiné à recréer de toutes pièces un univers pour leur adaptation cinématographique de 2015, en ne proposant pas à proprement parler une « adaptation » d'un ou plusieurs romans jeunesse de R.L. Stine mais en imaginant une variation sur le même thème leur permettant de mettre en scène tout un tas de monstres à la façon des dessins animés de la franchise Hôtel Transylvanie. Le résultat était fort sympathique, que cela soit pour les enfants ou leurs parents.

Test Blu-ray : Chair de poule

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Si les exécutifs de Sony à Hollywood ont décidé aujourd’hui d’adapter l’univers de R.L. Stine au cinéma, c’est sans doute que l’un des jeunes créatifs les plus influents du studio a du développer une sorte de nostalgie concernant la série d’ouvrages « horrifiques » pour enfants et/ou de la série TV qui en fut dérivée dans les années 90. En matière de modes, chacun sait qu’il faut battre le fer quand il est chaud, et Sony ne pouvait espérer réaliser un blockbuster familial en se basant sur l’éventuelle nostalgie d’une poignée de quasi-trentenaires qui ont tout oublié/refoulé du mauvais goût des 90’s, qui allait de Chair de poule aux 2 be 3 en passant par les pin’s, les sacs bananes ou les totoches.

Critique : Chair de poule – le film

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Un homme marche seul avec une valise noire. Cette dernière s’ouvre et laisse s’envoler plusieurs manuscrits. Une ombre passe à travers la ville et semble avoir un effet sur le décor et les personnages. Une femme sur une affiche de publicité change et se met à arborer une expression de dégoût. Les yeux d’un chien projettent une lueur jaunâtre. Si on n’a pas encore zappé, c’est qu’on est jeune et donc curieux. Curieux de voir si cet épisode nous fera peur. Bien que la musique soit à elle seule inquiétante, on reste devant notre écran. C’est un soir normal après l’école, en hiver. On déprime de n’être qu’au début de la semaine. Le vent qui fait claquer les volets ne nous rassure pas. Il fait déjà nuit et on ne se doute pas qu’après avoir éteint la télé, on ne va pas beaucoup dormir. Des frissons parcourent tout notre corps et ce faisant expliquent à merveille le nom de cette série adaptée des livres de R.L. Stine : Chair de poule.