Cornouaille

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Cornouaille

Cornouaille

France : 2011
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : UGC Distribution
Durée : 1h 36
Genre : Drame
Date de sortie : 15 août 2012

Globale : [rating:2.5][five-star-rating]

Malgré le duo attachant qu’y forment et , le nouveau film d’ ne convainc qu’à moitié. De ce retour aux sources de l’enfance avec son cortège de souffrances et d’espoirs de renaissance, on attendait quelque chose de plus brut, de moins esthétisant dans une mise en scène alourdie par des éléments qui auraient du rester simplement suggérés.

Synopsis : Odile quitte Paris pour aller s’occuper de vendre une maison dont elle vient d’hériter en Bretagne. Arrivé sur place, les démons du passé resurgissent, se mêlant insidieusement à ceux du présent qu’incarne son amant dont elle apprend qu’elle est enceinte.

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Enfer breton pour Paradis

Troisième film d’, excellente comédienne au demeurant, «  » semble confirmer ce qu’hélas son avant-dernier opus laissait présager : la cinéaste n’est jamais plus à l’aise que lorsqu’elle resserre ses mises en scène sur un minimum de personnages, ainsi qu’en témoignait son film à ce jour le plus réussi (et de très loin) « Ceux qui restent » avec l’explosif tandem formé par Vincent Lindon et Emmanuelle Devos.

Le sujet n’est pourtant pas dénué d’intérêt et l’observation de la scénariste sur certains comportements humains ne manque pas de rigueur, voire d’humour (l’épisode du notaire, campé par l’excellent Laurent Stocker notamment). Dans ce registre, tendrement décapant, assure immanquablement. Tout comme elle réussit à fouiller ses personnages, allant chercher dans leurs fêlures toute la quintessence de ses récits. Assurément, le personnage d’Odile, que porte avec panache , toujours aussi cinégénique, est terriblement attachant, entre la Camille de « L’Equipier » de Philippe Lioret (qu’interprétait Sandrine Bonnaire) et la Marie d’ « Elisa » de Jean Becker (déjà campée par Paradis), deux personnages forts aux prises avec cette Bretagne à la fois fascinante et ensorceleuse.

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Le Bihan au sommet

Lorsque la caméra capte les face-à-face notamment entre Odile et Loïc (que fait vivre qu’on a rarement vu aussi bon), c’est tout le savoir-faire de la cinéaste qui illumine l’écran. Malheureusement, son récit se brise comme une vague sur un rocher dès que s’entremêle toute une série de petites histoires qui, scénaristiquement, étoffent le sujet mais que la caméra ne parvient pas à insérer avec habileté et finesse. Ainsi ces intrusions fantastiques où morts et vivants se donnent la réplique. Ainsi ces personnages secondaires pas franchement utiles (les cousins, le brocanteur). Ainsi surtout ces légendes armoricaines qui alourdissent inexorablement le propos. On a finalement la désagréable impression que la cinéaste s’est laissé happer par la volonté de ne pas trop coller aux deux films précités et que, pour ce faire, elle s’est aventurée sur un chemin tortueux et torturé. Elle frôle hélas la sortie de route, sauvée in extrémis par ses comédiens et quelques jolis plans de paysages. Forcément décevant de la part de quelqu’un qu’on aime beaucoup devant la caméra et dont on connaît la sensibilité d’écriture.

Résumé

Malgré une composition étonnante et inédite de et la présence toujours irradiante de , cet exode en pays breton doublé d’un voyage dans les terres douloureuses du passé ne réussit pas à convaincre pleinement. Entre réalisme et fantastique, ce «  », même s’il ne lasse pas, finit par provoquer une relative indifférence face à son improbable enchevêtrement des situations autant que son final assez peu crédible.

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