Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test DVD : Nuit de terreur
Si l’introduction du film par Bertrand Tavernier nous apprend que Nuit de terreur comptait parmi les deux films préférés de Joseph H. Lewis au sein de sa filmographie, et si le film s’avère toujours, 70 ans après sa sortie dans les salles, une série B tout à fait agréable à suivre, il tient aujourd’hui bien d’avantage de la « curiosité » historique que du chef d’œuvre – rien à voir par exemple avec Le démon des armes, réalisé en 1950 par le même Joseph H. Lewis.
Test Blu-ray : Miss Sloane
Dans le marécage de Washington festoient d’innombrables bestioles cupides. Toute tentative de mettre à sec cet environnement malsain, gouverné exclusivement par l’appât du gain, est condamnée à l’échec, surtout quand elle relève de l’hypocrisie suprême, déployée par exemple pendant la campagne de l’actuel occupant de la Maison blanche. Ce n’est pas un seul film, aussi bien intentionné soit-il, qui va y amorcer un changement de philosophie radical. La plus grande faiblesse de Miss Sloane est en effet qu’il prêche aux convertis, en exposant le type d’actions très louches, qui devrait de toute façon nourrir une suspicion permanente à l’égard de la classe politique chez les spectateurs les moins dupes des promesses électorales jamais tenues.
Test Blu-ray : T2 – Trainspotting
Il aura donc fallu 20 ans pour que Danny Boyle et son scénariste John Hodge se décident à livrer une suite à Trainspotting, quand bien même le roman Porno d’Irvine Welsh avait-il été publié depuis 2002. De l’intrigue du livre de Welsh, Boyle et Hodge ne retiendront finalement que quelques éléments, en livrant une adaptation très libre, qui se veut d’avantage que le bouquin un objet purement cinématographique, par moments quasi-expérimental, et fonctionnant réellement en « miroir » avec le film de 1996.
Test Blu-ray : Jack Arnold, géant de la peur
S’il est sans conteste un des noms les plus (re)connus en ce qui concerne le cinéma de science-fiction américain des années 50, Jack Arnold n’a finalement que très peu versé dans le genre. En effet, sur les 85 réalisations que rapporte le site de référence IMDb, étalées sur plus de trente ans, on ne compte que six contributions au genre : Le météore de la nuit (1953), L’étrange créature du lac noir (1954), La revanche de la créature (1955), Tarantula (1955), L'homme qui rétrécit (1957) et Le monstre des abîmes (1958). Passé cet âge d’or, ce solide technicien touche à tout s’est par la suite essentiellement consacré à la réalisation de téléfilms et séries TV.
Test Blu-ray : La dixième victime
Film assez unique et typique des années 60, La dixième victime se situe au carrefour de multiples influences, que l’on n’imaginait pas forcément voir un jour cohabiter au sein d’un seul et même long-métrage. Premièrement, on a donc un scénario de Ennio Flaiano et Tonino Guerra, collaborateurs réguliers de Federico Fellini, qui adaptent avec l’aide d’Elio Petri et Ernesto Gastaldi, chantres d’un certain cinéma populaire très orienté à gauche, une nouvelle de Robert Sheckley, auteur américain de science-fiction, qui semble pourtant à cent lieues de leurs univers respectifs.
Test Blu-ray : Traque à Boston
Evoquer « à chaud » au cinéma des événements terroristes récents, ayant forcément profondément marqué le cœur du monde entier, rendre compte de la réalité la plus brutale en prenant en compte les différentes versions des événements, selon qu’ils soient relatés par le public, la police, le FBI ou la sécurité intérieure, ménager la chèvre et le chou, éviter le manichéisme primaire, instaurer une tension au cœur du film alors que tout le monde connaît l’issue de la situation… Voilà, en quelques mots, le pari risqué et difficile de Peter Berg avec Traque à Boston, qui choisit d’aborder de front les attentats à la bombe du marathon de Boston en 2013.
Test DVD : La reine des montagnes
La saga historique que propose Sadyk Sher-Niyaz est, sur de nombreux points, une magnifique réussite cinématographique : il y a du souffle dans cette épopée, le message féministe véhiculé par le film n'a rien de négligeable, les paysages du Kirghizistan sont grandioses et particulièrement colorés, les costumes traditionnels des kirghizes étant également très riches en couleurs.
Test DVD : The 100 – Saison 3
Après une première saison qui posait brillamment les bases de la série et une poignée de personnages, et une deuxième saison littéralement explosive, The 100 revient pour une troisième année, construite à la façon de la précédente : on suivra donc en parallèle deux intrigues, suivant d’un côté le personnage de Pike à Arkadia, et de l’autre Clarke, qui essaie de dissuader Lexa d’entrer en guerre. Deux arcs narratifs très sombres, d’autant plus étonnants que les auteurs du show ont pris la décision de faire mourir deux des personnages principaux, qu’on s’efforcera ici de ne pas « SPOILER ».
Test Blu-ray : La 9ème vie de Louis Drax
Jusqu’il n’y a pas si longtemps, le réalisateur français Alexandre Aja était considéré comme le petit prodige de l’hexagone, et une des valeurs les plus sures qui soient en matière de cinéma fantastique. 500.000 entrées pour La colline a des yeux en 2006, 600.000 pour Mirrors en 2008, 640.000 pour son Piranha 3D en 2010… Puis tout se casse la gueule en 2014 avec Horns, qui ne réunira plus que 194.000 français dans les salles obscures. C’en est donc fini de l’état de grâce pour le fils d’Alexandre Arcady, et son septième long-métrage en tant que réalisateur, La 9ème vie de Louis Drax, n’aura finalement même pas les honneurs d’une sortie dans les salles françaises. Un coup dur pour ce cinéaste de 39 ans, d’autant que ce film s’avère probablement le plus sensible et le plus délicat de toute sa filmographie.
Test Blu-ray : Tuez Charley Varrick !
Alors que le cinéaste a déjà largement contribué à façonner le polar moderne avec des œuvres majeures telles que La ronde du crime (1958), A bout portant (1964) et bien sûr L’inspecteur Harry (1971), Don Siegel s’attaque en 1973 avec Tuez Charley Varrick ! à l’un des plus gros morceaux de sa riche filmographie. Délaissant pour un temps la « grande ville » et son complice Clint Eastwood, le film met en scène Walter Matthau aux prises à la fois avec la police et la mafia suite à un braquage qui l’a amené à dérober 750.000 dollars d’argent « sale ».
Test Blu-ray : Clown
La petite histoire autour de Clown est intéressante : tout remonte à l'automne 2010, quand Jon Watts met en ligne sur Youtube la fausse bande-annonce d'un film d’horreur intitulé Clown. Sa démarche s'inscrit dans la lignée des « Grindhouse faux trailer contests » organisés autour de la sortie de Grindhouse en 2007 ; en introduction du court-métrage, on peut lire « Par le maître de l’horreur Eli Roth ». Il n'en faudra pas plus pour enflammer le Web, et la vidéo atteint rapidement plus d'un million de vues. Interloqué par le public qui l’interpelle pour le féliciter de ce nouveau trailer, Eli Roth finira par s'intéresser à cette fameuse bande-annonce ; enthousiasmé par le projet, il contactera John Watts afin de lui proposer de produire le « vrai » long-métrage... Un conte de fées d'Halloween en quelque sorte, confirmant l'intérêt d'Eli Roth pour la créativité artistique.



















