Cannes 2016 : la sélection de Cannes Classics

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Au fur et à mesure que le programme des différentes sélections cannoises est dévoilé, l’embarras du choix s’accroît dangereusement pour les heureux élus qui se rendront sur la Croisette le mois prochain. Pour les autres, l’espoir est toutefois permis de rattraper au moins partiellement les films, nouveaux et anciens, qui y seront présentés. Ainsi, un échantillon de la 13ème édition de Cannes Classics sera repris en France, aux Fauvettes à Paris et à l’Institut Lumière à Lyon, et en Italie, au festival Cinema Rittrovato à Bologne.

VoyageATraversLeCinemaFrancais

Pas d’invité d’honneur à proprement parler cette année, bien que le réalisateur français Bertrand Tavernier (*1941) soit indirectement présent grâce à son documentaire Voyage à travers le cinéma français, qui devrait sortir au cinéma en France au mois d’octobre, et que son confrère américain William Friedkin (*1935) donne une leçon de cinéma, comme précédemment annoncé. En dehors de ce rendez-vous incontournable, animé le 18 mai par le critique Michel Ciment, Friedkin présentera un film-surprise restauré dans la mythique salle Buñuel et son Sorcerer, déjà ressorti dans une copie numérique magnifique l’été dernier, fera partie du Cinéma de la Plage.

UnHommeEtUneFemme

Il y a cinquante ans, le jury présidé par l’actrice italienne Sophia Loren avait décerné sa Palme d’or ex aequo à Ces messieurs dames de Pietro Germi avec Virna Lisi et à Un homme et une femme de Claude Lelouch avec Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. Les deux lauréats d’antan seront projetés dans des copies restaurées respectivement par la Cineteca de Bologne et le laboratoire Eclair. Vingt ans auparavant, le prix FIPRESCI, attribué par la Fédération internationale de la presse cinématographique, avait vu le jour. Son premier lauréat, le documentaire Farrebique de Georges Rouquier, a également été retenu dans la sélection Cannes Classics 2016.

TheFamilyWhistle

Cette dernière est une fois de plus très riche en documentaires, notamment à travers des hommages croisés à Raymond Depardon (*1942) et Frederick Wiseman (*1930). Les deux monstres sacrés du cinéma documentaire seront à Cannes pour présenter respectivement des copies restaurées de Faits divers de 1983 et Hospital de 1969. Wiseman recevra par ailleurs le prix Consécration de France Culture. Neuf documentaires sur le cinéma compléteront cette partie du programme. Ils ont pour sujet un cinéma itinérant en Inde, l’histoire familiale du clan Coppola, le courant brésilien du Cinema Novo, l’arrière-plan du tournage en Turquie de Midnight Express, la relation intime entre les actrices Debbie Reynolds et Carrie Fisher, l’ambassadeur inlassable du cinéma mondial Pierre Rissient, la vie du directeur de la photographie décédé au mois de janvier Vilmos Zsigmond, une galerie de pionnières à l’origine de Hollywood et un portrait de l’actrice Bernadette Lafont.

 

Enfin, la pièce de résistance de Cannes Classics est bien sûr, comme les années précédentes, une sélection d’une vingtaine des meilleures restaurations récentes, avec cette fois-ci une invitation particulière aux pays jamais encore sélectionnés pour leur travail patrimonial, comme par exemple la Slovénie, la Suisse, le Pakistan et la Thaïlande.

AdieuBonaparte

Adieu Bonaparte (1984) de Youssef Chahine (Egypte, 1h55) avec Michel Piccoli

Amour (1971) de Karoly Makk (Hongrie, 1h32) avec Lili Darvas

La Chambre des tortures (1961) de Roger Corman (Etats-Unis, 1h20) avec Vincent Price

Les Contes de la lune vague après la pluie (1953) de Kenji Mizoguchi (Japon, 1h37) avec Masayuki Mori

Le Décalogue 5 Tu ne tueras point (1989) de Krzysztof Kieslowski (Pologne, 0h57), sortie française le 29 juin

Le Décalogue 6 Tu ne seras pas luxueux (1989) de Krzysztof Kieslowski (Pologne, 0h58), sortie française le 29 juin

Indochine

La Dernière chance (1945) de Leopold Lindtberg (Suisse, 1h53) avec Ewart G. Morrisson

Dragées au poivre (1963) de Jacques Baratier (France, 1h34) avec Jean-Paul Belmondo

Gueule d’amour (1937) de Jean Grémillon (France, 1h32) avec Jean Gabin

Ikarie XB 1 (1963) de Jindrich Polak (Tchéquie, 1h28) avec Zdenek Stepanek

Indochine (1992) de Régis Wargnier (France, 2h32) avec Catherine Deneuve

MasculinFeminin

Masculin féminin (1966) de Jean-Luc Godard (France, 1h50) avec Jean-Pierre Léaud

Mémoires du sous-développement (1968) de Tomas Gutiérrez Alea (Cuba, 1h37) avec Sergio Corrieri

Momotaro Le Divin soldat de la mer (1945) de Mitsuyo Seo (Japon, 1h14) le premier film d’animation japonais

La Planète des vampires (1965) de Mario Bava (Italie, 1h28) avec Barry Sullivan

Quand naîtra le jour (1958) de A.J. Kardar (Pakistan, 1h34) avec Tripti Mitra

RetourAHowardsEnd

Rendez-vous de juillet (1949) de Jacques Becker (France, 1h39) avec Daniel Gélin

Retour à Howards End (1992) de James Ivory (Royaume-Uni, 2h20) présenté par le réalisateur et Vanessa Redgrave

Santi-Vina (Thaïlande) de Thavi Na Bangchang (Thaïlande, 1h54)

Solaris (1972) de Andreï Tarkovsi (Russie, 2h47) avec Natalya Bondarchuk

VengeanceAuxDeuxVisages

Tiempo de morir (1966) de Arturo Ripstein (Mexique, 1h30) avec Marga Lopez

La Vallée de la paix (1956) de France Stiglic (Slovénie, 1h30) avec John Kitzmiller

Valmont (1989) de Milos Forman (France, 2h17) avec Colin Firth

La Vengeance aux deux visages (1961) de Marlon Brando (Etats-Unis, 2h21) avec Marlon Brando

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