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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Le Diable s’habille en Prada 2

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Le Diable s’habille en Prada 2

États-Unis : 2026
Titre original : Devil wears Prada 2
Réalisation : David Frankel
Scénario : Aline Brosh McKenna
Acteurs : Anne Hathaway, Meryl Streep, Emily Blunt
Éditeur : 20th Century Studios
Durée : 1h59
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 29 avril 2026
Date de sortie DVD/BR/4K : 2 septembre 2026

Andy Sachs, autrefois assistante de Miranda Priestly, est désormais une journaliste réputée. Elle vient d’ailleurs d’être récompensée d’un prix prestigieux, ce qui ne la protège pas d’un soudain licenciement. De son côté, Miranda ne semble plus être tout à fait à la hauteur des fonctions de rédactrice en chef du prestigieux Runway. La direction du journal, soucieuse de préserver son lectorat et ses bénéfices et de dynamiser la ligne éditoriale, choisit d’embaucher Andy, miraculeusement à nouveau sur le marché de l’emploi. Un affront pour Miranda qui finit pourtant par admettre que la solidarité et l’entraide pourraient bien être les meilleurs atouts dans cette guerre qu’on lui impose…

Le film

[3/5]

Vingt ans après avoir transformé une paire d’escarpins en arme de destruction massive, Le Diable s’habille en Prada 2 ressort les talons, les regards assassins et les cafés déposés sur des bureaux comme autant de déclarations de guerre. David Frankel retrouve donc Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt et Stanley Tucci, tandis qu’Aline Brosh McKenna reprend la plume. L’idée de retrouver Miranda Priestly et toute la petite planète Runway après tant d’années ne nous avait pas forcément traversé l’esprit, et pour une bonne partie du public, on avouera que ce retour là nous en touche une sans faire bouger l’autre. Néanmoins, pour les spectateurs ayant apprécié le premier film, force est de constater que Le Diable s’habille en Prada 2 reste une comédie élégante, vive et souvent charmante, même si elle donne parfois l’impression d’avoir retrouvé une vieille veste parfaitement taillée dans une armoire, mais déjà été portée vingt ans plus tôt.

Le principal intérêt du Diable s’habille en Prada 2 tient pourtant à ce que le monde de Runway n’est plus tout à fait le même qu’en 2006. Andy Sachs a grandi, Miranda doit composer avec une industrie de la presse écrite en pleine mutation et Emily Blunt revient avec une Emily désormais installée dans les hautes sphères de la mode. Le film parle ainsi, assez logiquement, de la disparition progressive d’un certain journalisme, de la concentration économique, du poids des grands groupes et de la nécessité de survivre dans un univers où l’élégance doit désormais négocier avec les algorithmes. L’idée est intéressante : autrefois, Miranda décidait de ce qui était à la mode ; désormais, elle doit convaincre ceux qui décident de ce qui est rentable. Le Diable s’habille en Prada 2 comprend donc que la véritable menace n’est plus seulement une patronne tyrannique, mais un système qui transforme peu à peu la création en tableau Excel. Dommage que le scénario préfère régulièrement revenir aux vieux réflexes du premier film plutôt que de pousser cette réflexion jusqu’au bout.

Visuellement, Le Diable s’habille en Prada 2 n’est pas désagréable à regarder. David Frankel soigne les déplacements, les décors, New York, les bureaux de Runway et surtout les costumes de Molly Rogers, qui prolongent le langage du premier épisode sans donner l’impression d’un simple défilé de photocopies. La caméra accompagne les personnages avec une fluidité chic, les couleurs sont impeccablement maîtrisées et les séquences italiennes apportent une respiration bienvenue. Le problème est ailleurs : cette élégance finit parfois par devenir un papier peint luxueux. Tout est propre, brillant, parfaitement repassé, mais jamais surprenant, développant le genre photo urbaine élégante popularisée par Sex and the City il y a quelques années. Le Diable s’habille en Prada 2 sait ce qu’on attend de lui et s’applique consciencieusement à le fournir, quitte à perdre cette petite étincelle d’insolence qui faisait le charme du premier. Heureusement, Meryl Streep n’a manifestement pas reçu le mémo concernant la retraite de Miranda Priestly. Elle retrouve ses silences, ses regards et cette façon délicieuse de transformer trois mots en exécution capitale. Emily Blunt, elle, apporte une énergie particulièrement réjouissante, tandis qu’Anne Hathaway et Stanley Tucci permettent aux retrouvailles de conserver une vraie chaleur. Le Diable s’habille en Prada 2 n’est donc certainement pas le grand retour espéré, mais plutôt une réunion de famille bien habillée : sympathique, brillante par endroits, parfois même pertinente, mais qui aurait gagné à arriver avec quelques vêtements neufs.

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Le Diable s’habille en Prada 2 vient de sortir au Blu-ray 4K Ultra HD sous les couleurs de 20th Century Studios. Les caractéristiques techniques de la galette sont plutôt séduisantes, avec une image proposée en HDR10 + Dolby Vision. Et forcément, un film pareil avait intérêt à sortir le grand jeu. Les costumes de Molly Rogers bénéficient d’une définition particulièrement fine, les matières ressortent avec une précision réjouissante et les noirs affichent une belle profondeur sans venir avaler les détails. Les couleurs, très travaillées, profitent également du HDR avec des teintes élégantes et parfaitement équilibrées. Les décors new-yorkais gagnent en relief, les intérieurs de Runway affichent une richesse de textures appréciable et les séquences italiennes profitent d’une photographie lumineuse qui fait joliment travailler la palette. Quelques plans peuvent sembler légèrement moins impressionnants en précision pure, mais l’ensemble demeure particulièrement propre et homogène. Côté son, le Blu-ray 4K Ultra HD propose une VF Dolby Digital+ 7.1 et une VO Dolby Atmos, deux pistes qui jouent davantage la carte de l’immersion élégante que celle du grand spectacle démonstratif. La version française bénéficie d’une excellente intelligibilité et conserve une belle présence dans les échanges, ce qui est évidemment essentiel dans un film où une phrase de Miranda peut faire davantage de dégâts qu’une explosion hollywoodienne. La version originale profite néanmoins d’un espace sonore un peu plus ample, notamment lors des déplacements, des scènes de mode et des passages musicaux, avec des ambiances qui enveloppent progressivement la pièce. Rien de tonitruant, mais une utilisation intelligente des canaux surround et des effets verticaux. Les deux pistes remplissent donc parfaitement leur mission, sans qu’il soit nécessaire de dévaloriser l’une pour encenser l’autre.

Côté suppléments, on commencera avec le commentaire audio de David Frankel, Aline Brosh McKenna et Molly Rogers, proposé directement sur le Blu-ray 4K Ultra HD. Le réalisateur, la scénariste et la responsable des costumes nous y racontent la fabrication du Diable s’habille en Prada 2, expliquent certains choix narratifs et reviennent sur le retour des personnages vingt ans après le premier film. Le commentaire permet notamment de comprendre la manière dont l’équipe a cherché à prolonger l’univers original sans simplement enfiler mécaniquement les mêmes vêtements narratifs. Le reste des bonus sera à aller chercher sur le Blu-ray du film, également disponible dans le boîtier. On commencera avec un court making of (6 minutes), qui réunit principalement les membres du casting et de l’équipe autour du premier film et de cette suite. On enchaînera avec un module consacré aux costumes (6 minutes), qui nous montre comment les vêtements prolongent les personnalités et l’évolution des personnages, et on continuera ensuite avec une featurette centrée sur les lieux de tournage (4 minutes), notamment en Italie. Enfin, on terminera avec un bêtisier (4 minutes) ainsi qu’avec le clip « Runway » de Lady Gaga et Doechii (3 minutes), morceau directement associé à l’identité musicale et promotionnelle du film.

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