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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Coup de foudre à Notting Hill

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Coup de foudre à Notting Hill

États-Unis, Royaume-Uni : 1999
Titre original : Notting Hill
Réalisation : Roger Michell
Scénario : Richard Curtis
Acteurs : Julia Roberts, Hugh Grant, Rhys Ifans
Éditeur : Universal Pictures
Durée : 2h04
Genre : Comédie romantique
Date de sortie cinéma : 18 août 1999
Date de sortie DVD/BR/4K : 19 août 2026

Quand un matin, Anna Scott, l’actrice la plus célèbre d’Hollywood, pousse la porte de la librairie de William Thacket, située dans le charmant quartier de Notting Hill, à l’ouest de Londres, le libraire ignore que commence une grande aventure. Par une série de hasards comme seul le destin peut en mettre en scène, William et Anna vivent une rencontre étonnante, attachante. Lorsque la star le rappelle quelque temps plus tard, William n’ose y croire…

Le film

[3,5/5]

Les contes de fées ont parfois la bonne idée de troquer paillettes z’et couronnes pour une bonne vieille paire de baskets. C’est exactement ce que fait Coup de foudre à Notting Hill, qui transforme une histoire parfaitement improbable – une superstar hollywoodienne tombant amoureuse d’un modeste libraire londonien – en romance d’une sincérité désarmante. Sous la direction tout en finesse de Roger Michell, le scénario de Richard Curtis préfère les silences aux grands discours et les petits instants volés aux démonstrations tapageuses, offrant une vision étonnamment tendre de l’amour, mais aussi de la célébrité et de la solitude qu’elle peut engendrer.

Car derrière les apparences de comédie romantique idéale, Coup de foudre à Notting Hill parle avant tout du regard des autres. Anna Scott n’est plus seulement une femme, mais une image que chacun croit posséder. Vingt-cinq ans après sa sortie, cette réflexion sur la vie publique résonne d’ailleurs avec une étonnante modernité, à l’heure des réseaux sociaux et de l’exposition permanente. Sans jamais alourdir son propos, Richard Curtis glisse ainsi une vraie mélancolie derrière l’humour britannique et les situations cocasses, pendant que Roger Michell filme Portobello Road comme un refuge où le temps semble ralentir.

Le film suit certes un chemin très balisé et ne cherche jamais à révolutionner les codes du genre. Cette douceur presque obstinée pourra même laisser certains spectateurs sur le bord du trottoir, tant Coup de foudre à Notting Hill semble refuser la moindre audace narrative. Mais cette simplicité revendiquée constitue aussi son principal charme. La mise en scène respire, les personnages existent en dehors de leur fonction romantique, et les seconds rôles, emmenés par un irrésistible Rhys Ifans, empêchent régulièrement l’ensemble de sombrer dans le sirop sentimental.

L’alchimie entre Julia Roberts et Hugh Grant fait naturellement beaucoup dans la réussite de Coup de foudre à Notting Hill. La première joue habilement avec son propre statut d’icône mondiale, tandis que le second perfectionne ce personnage de gentleman maladroit dont il est devenu l’ambassadeur officieux. Ce n’est sans doute pas la comédie romantique la plus bouleversante de son époque, ni forcément celle qui fera chavirer les amateurs de cinéma plus rugueux. En revanche, difficile de résister à son élégance discrète, à son humour délicatement absurde et à son immense capital sympathie. Un joli conte moderne qui préfère faire battre les cœurs avec délicatesse plutôt qu’à grands coups de tambour.

Le Blu-ray 4K Ultra HD

[4/5]

Sous la houlette de Universal Pictures, Coup de foudre à Notting Hill bénéficie ce mois-ci d’une très belle restauration au format Blu-ray 4K Ultra HD, qui rend pleinement justice à la photographie chaleureuse de Michael Coulter. Le master affiche un piqué sensiblement revu à la hausse, permettant d’apprécier davantage les textures des costumes, les façades colorées de Portobello Road ou les décors londoniens baignés de lumière naturelle. L’apport des technologies HDR10 et Dolby Vision reste mesuré, mais bien réel : les contrastes gagnent en finesse, les noirs affichent davantage de profondeur et les couleurs retrouvent une douceur très cinématographique sans jamais tomber dans la saturation artificielle. Quelques plans plus souples rappellent naturellement l’âge du matériel d’origine, mais l’ensemble se montre particulièrement élégant et respecte parfaitement l’identité visuelle du film.

Côté audio, la différence entre les deux pistes est plus marquée. La version originale en Dolby Atmos ne cherche jamais à transformer cette comédie romantique en démonstration technique, mais elle profite d’une scène sonore sensiblement plus ample, offrant davantage d’aération à la musique de Trevor Jones et aux nombreuses chansons qui jalonnent le récit. Les ambiances de rue, les échos des cafés ou les applaudissements gagnent également en naturel. La piste française en DTS 5.1 demeure toutefois tout à fait convaincante. Les dialogues restent parfaitement intelligibles, la spatialisation accompagne efficacement les passages musicaux et l’équilibre général satisfera sans difficulté les spectateurs habitués à la version française. L’écart existe, mais il ne remet absolument pas en cause le plaisir de redécouvrir le film dans d’excellentes conditions.

Dans la section suppléments, rien de bien neuf mais les possesseurs des précédentes éditions du film seront contents de constater que tous les bonus ont fait le voyage vers la Katka. On commencera avec un commentaire audio du réalisateur Roger Michell, du producteur Duncan Kenworthy et du scénariste Richard Curtis. Le ton de l’ensemble est très britannique, parfois un peu austère, mais ce sérieux est largement compensé par la quantité d’informations livrées sur les décors londoniens, les choix de mise en scène ou les nombreux petits détails cachés dans le cadre. On continuera avec un court making of (15 minutes), rythmé par les interventions de l’équipe et quelques images de plateau. Plus original, le module intitulé « Promenade saisonnière sur Portobello Road » (4 minutes) voit Richard Curtis revenir sur ce quartier emblématique et sur l’idée visuelle consistant à faire défiler les saisons au fil d’un même plan. On continuera avec les conseils cinéma de Hugh Grant (4 minutes), un moment léger et plein d’autodérision, dans lequel l’acteur évoque avec humour les coulisses du tournage. Les scènes coupées (12 minutes) prolongent agréablement certaines séquences, développent davantage la relation entre Anna et William et proposent même une fin alternative. L’ensemble sera complété par les clips musicaux de « She » d’Elvis Costello et « You’ve Got a Way » de Shania Twain, une galerie de photos ainsi que par la traditionnelle bande-annonce.

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