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À la une Critiques de films Drame — 22 novembre 2011
The Lady

The Lady l'affiche du film de Luc Besson

France, Angleterre : 2011
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : EuropaCorp Distribution
Durée : 2h07
Genre : Drame
Date de sortie : 30 novembre 2011

Globale : [rating:4][five-star-rating]

revient, avec , dans un film engagé. D’ailleurs, l’actrice qui interprète Aung San Suu Kyi  a elle-même été placée sur liste noire et ne peut plus aller en Birmanie, signe que le film dérange … Mais quant est-il du film ? Alors réussi ou pas ?

Synopsis : Aung San Suu Kyi, birmane, ayant refait sa vie au Royaume-Uni après que son père, Aung San, général luttant pour la démocratie dans son pays ait été assassiné par la junte militaire, se retrouve plongée au cœur d’un drame politique de grande ampleur. Alors qu’elle venait rendre visite, dans son pays natal, à sa mère mourante, les manifestations se multiplient et les leaders ne tardent pas à faire appel à la fille de l’héroïque, presque divinisé, général pour porter les couleurs de la démocratie.

The Lady l'affiche du film de Luc Besson avec Michelle Yeoh

L’histoire d’un leader

1947 : le film s’ouvre sur une scène assez poignante, d’un père, visiblement général, racontant une histoire à sa fille sur les réalités du pays, détenu par les militaires suite à différents coups d’États. Lui adressant un dernier au revoir, il s’en va au centre de la ville pour porter la cause du peuple birman désireux de liberté ! Alors qu’il s’entretient avec des hommes politiques, un groupe de militaires débarque et extermine l’ensemble des hommes présents, dont le général, père d’Aung San Suu Kyi. Bond dans le temps, 1998, Michael Aris, malade, n’a pas pu voir sa femme, Aung San Suu Kyi, depuis 3 ans. Toutes ses demandes de visa sont refusées les unes après les autres.

1988 : Aung San Suu Kyi, mère de deux adolescents, femme épanouie, établie à Oxford, découvre avec stupeur les manifestations birmanes réprimées dans le sang. Dans le même temps, elle reçoit un coup de téléphone d’une amie de sa mère lui apprenant que cette dernière est sur le point de mourir. Aung San Suu Kyi prend le premier vol pour son pays natal. Dès son arrivée, la tension monte, les autorités ne sont pas ravies de la voir, tant ils pressentent la menace qu’elle peut incarner en digne héritière de son père adulé par le peuple birman. Peu après avoir retrouvé sa mère, Aung San Suu Kyi assiste à une scène d’une extrême violence où des étudiants venus pour la plupart se réfugier dans l’hôpital, se font tabasser par les militaires. Les « cols rouges » ont le droit de tuer qui ils veulent et ne se gênent pas pour utiliser ce droit…

Aung San Suu Kyi décide finalement de prendre la relève de son père et porter bien haut le flambeau des libertés après que des universitaires birmans aient exprimé ce désir. Ils voient en elle la seule personne capable de le faire tant son assise populaire est forte. Dès lors, Aung San Suu Kyi ne quittera plus son pays, faisant preuve d’un charisme incroyable, dénotant de sa fragilité apparente par une une force bien intacte ce qui sera plus que nécessaire pour mener cette très longue bataille … Le pouvoir en place ne pouvant la tuer, pour ne pas recréer le mythe du martyr, met en place une tactique plus perverse et destructrice encore : la couper de sa famille, de ses proches et de ses soutiens. Entre assignations à résidence, grèves de la faim, absence de contact avec le monde extérieur et la continuelle menace pour sa vie, la lutte est loin d’être de tout repos…

The Lady photo du film de Luc Besson avec Michelle Yeoh

L’histoire d’une femme, d’une mère

Bien que ce film soit surtout l’histoire d’une femme, porteuse d’une incroyable détermination, explore une autre face, tout aussi poignante : celle de la femme aimée et chérie par ses proches, par sa famille, et en premier lieu par son mari, Michael Aris, interprété par , et ses enfants, Kim et Alexander. Les retrouvailles, de plus en plus rares, sont extrêmement saisissantes de justesse, les acteurs jouent parfaitement leurs partitions. Le couple incarné par Michael Aris et Aung San Suu Kyi est extrêmement crédible. impressionne par sa capacité à incarner tout à la fois une femme forte, résolue, mais également une femme blessée, meurtrie de l’intérieur, qui se voit couper de l’amour, prisonnière de sa propre cause.

Michael Aris, professeur d’histoire, n’hésite pas à tout entreprendre pour aider sa femme : il lui donne de précieux conseils, ne remet jamais en cause son amour pour elle, et se bat à corps perdu pour obtenir le prix Nobel de la Paix, dans le but de garantir une assise internationale à cette dernière, et ainsi lui assurer une sécurité plus importante. Finalement, ce couple reste uni par la cause, qu’ils défendent à deux, malgré les apparences, celle du sort de la Birmanie.

Sa relation avec ses enfants est aussi très intéressante : bien qu’ils comprennent l’absence de leur mère, ces derniers ne peuvent pas s’empêcher de lui en vouloir, car bien sûr elle leur manque. Néanmoins, la famille reste très soudée, malgré les événements, autour d’une idée fixe : l’espoir. Espoir que tout s’arrange, espoir de pouvoir être réuni à nouveau, espoir que la Birmans obtiennent les libertés qu’ils réclament.

The Lady l'affiche du film de Luc Besson avec Michelle Yeoh

Alors on y va ou pas ?

The Lady s’avère très réussi dans l’ensemble, la bande son colle plutôt bien, malgré quelques bizarreries (notamment la fin). Néanmoins, la musique qui incarne vraiment le film est magnifique et les passages joués piano sont très réussis. Les acteurs sont très convaincants : se transforme et se mue en Aung San Suu Kyi à merveille ! David Thwelys n’est pas en reste et est très émouvant dans ce rôle, et de père, et de mari, et de militant.

Certaines scènes sont très fortes en émotion, notamment lorsque Aung San Suu Kyi défit les autorités et fend les rangs de militaires qui menacent de l’abattre, ou encore la scène de la remise du prix Nobel de la Paix, avec le discours de son fils, et cette dernière qui écoute, dans la quasi pénombre, le cœur serré, grâce à une vieille radio, la retransmission, et entame à l’unisson, au piano, les notes jouées au même moment, en Norvège.

Bien qu’il s’agisse d’un film racontant une histoire lourde, certaines scènes peuvent néanmoins s’avérées être drôles, par les répliques ou les comiques de situation.

S’il fallait trouver des points négatifs, et analyser seulement le film, la mise en scène et pas l’histoire forcement émouvante, je dirais que « la machine Besson » entache un peu le film, et c’est très frappant lorsqu’on assiste aux scènes de « méchants ». Pour moi, et ce n’est qu’un avis personnel, la mise en scène manque parfois d’un peu de simplicité, de naturel et risque de tomber dans le grotesque.

Résumé

Un très bon film, qui raconte une belle histoire sur une femme qui porte, au détriment de sa vie personnelle, les libertés de ses compatriotes. Une femme extraordinaire donc, jouée par une actrice inspirée, et qui méritent toutes deux qu’on se déplace pour aller voir ce film !
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Oriane

Cet article a été rédigé par Oriane De Potsdam, Rédactrice de Critique Film.