Le Festival du Court Métrage 2015 : conférence d’ouverture

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Vendredi matin avait lieu la conférence d’ouverture de la 37e édition du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, qui se déroulera du vendredi 30 janvier au samedi 7 février 2015. C’est, sans conteste, la plus grosse manifestation mondiale consacrée à cette forme première du cinéma (première, mais non pas tarie) qu’est le film court. Avec une sélection de 400 films, trois compétitions, des rétrospectives thématiques et bien d’autres programmes, ce festival à l’enracinement auvergnat et à l’envergure internationale promet, 120 ans après la naissance du cinéma, de courtes mais de riches et multiples créations. 

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Trois compétitions pour les 7 800 courts métrages participants

Une compétition nationale (37e édition)
Né en 1979 d’un ciné-club étudiant clermontois, le Festival du Court Métrage de la capitale auvergnate en sera en 2015 à la 37e édition de sa Compétition Nationale. Ce sont 58 films français, dont 12 co-productions internationales, qui seront examinés par un jury composé des réalisateurs Abd Al Malik (également compositeur), Thomas Cailley, Christian Rouaud (également écrivain), Lyes Salem (également comédien) et de la réalisatrice Claire Burger. Les films en compétition sont détaillés sur le site internet du Festival.
Annexe mais complémentaire à cette Compétition, le programme « Films en régions » met les régions françaises particulièrement à l’honneur.

Christian Rouaud du jury national
Christian Rouaud du jury national

Une compétition internationale (27e édition)… et une rétrospective sur la Chine
Pas moins de 79 films venus de 59 pays différents concourront en Compétition Internationale avec des réalisateurs comme Lotfi Achour (Tunisie/France), Umesh Kulkarni (Inde), Sidi Saleh (Indonésie), mais encore Atsuko Hirayanagi (Japon) et Gaëlle Denis (Royaume-Uni). Quant au jury, il sera composé de Chris Landreth (un grand nom du cinéma d’animation aujourd’hui, Oscar du meilleur court-métrage dans cette catégorie pour Ryan en 2005), Cherien Dabis, Javier Rebollo et Antonio Rodrigues.

Après les États-Unis en 2014, c’est un autre géant mondial qui sera mis à l’honneur en 2015 : la Chine. La rétrospective « Apprivoiser le dragon », avec une quarantaine de films produits en Chine au cours des 10 dernières années, permettra, on l’espère, de mener une réflexion sur la situation du pays en général, ainsi que sur la liberté d’expression cinématographique d’un pays que l’on relègue toujours au rang d’opprimé.

Chris Landreth du jury international
Chris Landreth du jury international

Une Compétition Labo (14e édition)
Enfin, véritable champ d’expérimentations cinématographiques, la Compétition Labo fera concourir 34 films de 23 pays devant un jury composé de Wang Bing (l’un des réalisateurs chinois les plus importants de sa génération), Lois Patiño (réalisateur espagnol) et Fredo Viola (chanteur et artiste multimédia des États-Unis).

Le jury du Labo
Le jury du Labo

Du court, de la fiction… du vélo et des frissons

Outre les trois compétitions officielles, il semblerait que la fiction, le pédalage et les sueurs froides soient au goût du jour. Contrairement à 2014, les films de fiction domineraient, en nombre, les films documentaires. Ce qui augure un très fort potentiel de créativité narrative et visuelle pour ce festival de films courts, c’est-à-dire de films contraints par leur propre format. Mais n’est-ce pas le plus haut degré de contrainte qui permet la plus grande intensité créative ?

Montage pour les « Films en régions »
Montage pour les « Films en régions »

Une rétrospective thématique autour du cyclisme, « Rétro-Pédalage », promet de belles surprises. Métaphore ludique et sportive du cinéma, qui joue sur l’association du mouvement rotatif du pédalage et de celui de la bobine de film (ou bien référence aux affinités entre les imaginaires du cinéma et la liberté du voyage ?), le thème du pédalage et du vélo constituera l’un des parcours thématiques essentiels du festival. Les 3 séances de pédalo-thérapie prévues vous permettront peut-être de vous remettre des frayeurs et de frissons garantis par les projections de thriller…

vélo

En effet, la nuit du 4 au 5 février sera consacrée « Minuit du polar ». Organisée en partenariat avec la SNCF, elle consistera en animations ainsi qu’en projections nocturnes, avec au programme ces six courts-métrages : Carjak de Jeremiah Jones, À court de Nadav Shlomo Giladi, Death by Omelette de Greg Emetaz, Locked up de Bugsy Riverbank Stell, Vos violences d’Antoine Raimbault et Safe de Byoung-Gon Moon. Les voyageurs les plus avides de sensations viendront peut-être via les « Trains du Polar », lesquels permettront, à bord, de visionner sur des tablettes numériques les courts métrages en compétition pour le Prix SNCF du Polar. Pour les horaires des trains, rendez-vous sur la page dédiée de la SNCF.

À ce programme déjà riche, ajoutons encore l’organisation d’une école éphémère de cinéma sur 5 jours – l’Atelier –, le Court d’Histoire, qui prévoit la projection le 5 février à 14h d’un Journal de la résistance : la libération de Paris et, enfin, la tenue du 30e Marché du Film Court, un véritable lieu de rencontre et d’échange pour tous les représentants du secteur du court métrage.

En guise d’avant-goût, une projection de six courts métrages a suivi la présentation d’Eric Wojcik (membre du comité de sélection international) lors de la conférence de presse, que nous vous invitons à retrouver ici.

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