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Gatsby le magnifique

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USA : 2013
Titre original : the Great Gasby
Réalisateur :
Scénario : Scénario
Acteurs : , ,
Distribution : Warnerbros
Durée : 2h20
Genre : Drame, romance
Date de sortie : 15 mai 2013

Globale : [rating:3/5][five-star-rating]

L’australien Baz Lurhmann est réputé pour ses films colorés et décalés tels que Moulin Rouge ou Romeo + Juliet. Qui de mieux pour dépoussiérer un classique de la littérature américaine tel que de Fitzgerald ? Le réalisateur a fait appel à Léonardo DiCaprio pour incarner l’énigmatique Gatsby, interprété précédemment par Robert Redford dans l’une des adaptations de ce célèbre roman.

Synopsis :

Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats.

gatsby light

A l’époque des années folles…

Gatsby le Magnifique débute tout en douceur et offre de magnifiques instants visuels d’une beauté apaisante en contraste avec le faste des fêtes. Après un magnifique générique où le noir et blanc rappelant le début du siècle dernier laisse place à un doré éblouissant qui annonce déjà la couleur, la neige virevolte lentement avant de laisser apparaître le narrateur, Carraway () comme un peu plus tard les rideaux blancs voleront au vent avant de révéler la douce Daisy (Carrey Mulligan). La première partie de Gatsby le Magnifique se suit avec plaisir grâce à des mouvements de caméra fluides soulignant l’immensité de ce monde luxueux et apportant beaucoup de dynamisme à cette entrée en matière.

Soudain, la folie vient s’emparer de cette histoire ancrée dans les années folles. Comme dans ses précédents films, Baz Lurhmann ne lésine pas sur les moyens et plonge le spectateur dans une explosion de couleurs, de paillettes et de champagne dans des décors grandioses. Il fallait bien un réalisateur un tantinet excessif pour retranscrire les excès de cette période et pour dépeindre cette société matérialiste. Lurhmann film avec brio la démesure des fêtes organisées par Jay Gatsby et ce tourbillon pétillant enivre le spectateur autant que les invités à l’écran. L’extravagance qui entoure ces soirées est jouissive et vient sublimer les moments plus intimes, ces instants presque mélancoliques qui prennent le pas sur l’euphorie quand les invités ont déserté la demeure. Ce contraste ne fait que renforcer l’impression de dualité que l’on trouve dans Gatsby le magnifique : deux mondes diamétralement opposés (la côte et la ville, endroits de fêtes et de luxe côtoient un univers plus sombre et poussiéreux), un clash entre deux époques (les

décors et costumes années 20 sur une musique contemporaine),… D’ailleurs, si cette B.O anachronique pourra rebuter certains, elle apporte un côté décalé et un nouveau souffle au roman de Fitzgerald. Cet effet n’est pas étonnant puisque Lurhmann est passé maître dans l’art de confronter deux époques : l’idée de reprendre le texte de Shakespeare dans un Roméo et Juliette transposé au Xxeme siècle tenait presque du génie (Romeo + Juliet, également avec Dicaprio).

gatsby champagne

Un film en deux parties

A mesure que le film progresse, il perd de cette exubérance pour prendre une tournure plus intime beaucoup trop classique. Après l’extravagance du début, le film s’essouffle petit à petit, comme le symbole d’un amour qui s’éteint. Les scènes s’enchaînent et traînent en longueur tandis que la réalisation redevient plus simple, comme pour marquer ce changement de ton. Si certaines scènes restent en mémoire (notamment la rencontre entre Daisy et Gatsby ou la scène des chemises), le film perd en force à partir du moment où l’espoir de Gatsby de revoir Daisy est assouvi.

Pourtant, les acteurs s’en donnent à cœur joie, au point de frôler là encore l’excès. est brillant en Carraway et apporte une certaine candeur au personnage. Le rôle de Gatsby sied à merveille à Dicaprio qui s’amuse visiblement à donner vie à ce personnage et fait ressortir son côté mystérieux. Fidèle au roman, Lurhmann joue sur ce mystère et laisse la présence de Gatsby hanter un moment le film avant de dévoiler son visage. Une fois le voile levé, on commence à ressentir toute l’ambiguïté de ce personnage aux multiples facettes : à la fois ambitieux, passionné, amoureux mais également terriblement solitaire. Cette solitude se révèle dès les premières apparitions de Gasby, seul sur la jetée face à un espoir inaccessible, cette lumière verte sur l’autre rive. La deuxième partie du film révèle les failles de Gatsby et devient plus sombre tandis qu’un certain désespoir prend le pas sur la folie et atteint soudain tous les protagonistes. Malheureusement, l’émotion ne traverse pas l’écran et l’excès qui caractérise le film et les personnages empêche de ressentir de l’ empathie pour eux. C’est bien souvent ce que l’on peut reprocher aux films de Lurhmann…

 

Résumé

Résumé : Baz Lurhmann reprend les mêmes ingrédients qui avaient fait le succès de certains de ses précédents films et met en scène un univers décalé et contrasté dans la lignée de la trilogie du rideau rouge. Gatsby le Magnifique version Lurhmann est une relecture pétillante et légèrement kitch du roman de F. Scott Fitzgerald qui séduit et intrigue un instant, mais finit par lasser.

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Claudine

Cet article a été rédigé par Claudine Jonard, Rédactrice de Critique Film.