Writers Guild Awards 2015: le palmarès

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Wes Anderson (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)

Suite de la course aux Oscars 2015 avec la remise des prix ce samedi 14 février 2015 de la 67ème édition des WGA, les Writers Guild Awards (voir les nominations en cliquant sur ce lien). Ce sont deux des favoris qui sont primés, The Grand Budapest Hotel, le superbe tour de force drôle et tragique de Wes Anderson et Hugo Guinness côté scénarios originaux, privilégié à Boyhood de Richard Linklater entre autres et côté adaptations le biopic classique Imitation Game de Morten Tyldum, écrit par Graham Moore, d’après la biographie « Alan Turing: The Enigma » d’Andrew Hodges. La campagne de mauvais goût d’Harvey Weinstein (honorez l’homme, honorez le film) semble avoir payé face notamment à la plume ciselée de Gillian Flynn qui a adapté son propre roman, Gone girl. Un travail d’écriture brillant éliminé dans la catégorie de la meilleure adaptation aux Oscars, hélas.

Rien n’est gagné autant pour les Oscars. Le principal rival de Wes Anderson (que je pronostique pour la victoire) sera le Birdman d’Inarritu, primé aux Golden Globes dans cette catégorie et non éligible ici tout comme Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh (scénario de Anthony McCarten primé aux BAFTA) qui sera opposé à Imitation Game et à Whiplash signé Damien Chazelle en lice aux Academy Awards dans la catégorie adaptation alors qu’il était ici dans la liste des meilleurs scénarios originaux (voir news). Un retournement de scénario qui pourrait profiter à ce film très populaire dans la profession et à critique-film (voir critique). Le lauréat du prix du documentaire n’est pas en lice pour les Oscars, CitizenFOUR de Laura Poitras reste d’ailleurs le favori.

 
Ci-dessous l’amusant discours de remerciement de Wes Anderson :

 

Le palmarès :

CINEMA

Wes Anderson (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)
Wes Anderson (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)

Scénario original :
The Grand Budapest Hotel – Wes Anderson et Hugo Guinness

 

Graham Moore (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)
Graham Moore (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)

Adaptation :
Imitation Game – Graham Moore, d’après le livre « Alan Turing: The Enigma » d’Andrew Hodges

 

Documentaire :
The Internet’s Own Boy: The Story of Aaron Swartz – Brian Knappenberger

 

TÉLÉVISION

Téléfilm ou mini-série (scénario original) : Deliverance Creek – Melissa Carter

 

Téléfilm ou mini-série (adaptation) : Olive Kitteridge – Jane Anderson, d’après le roman d’Elizabeth Strout

 

Série dramatique et Nouvelle série (pour l’ensemble de la saison) : True Detective – Nic Pizzolatto

 

Séries comiques (pour l’ensemble de la saison): Louie – Pamela Adlon et Louis C.K.

 

True Detective, battu aux Emmy Awards et peu chanceux dans sa course aux récompenses depuis des mois, permet à Nic Pizzolatto de remporter ses premiers trophées majeurs pour l’anthologie qui a fait parler d’elle depuis déjà plus d’un an. Louis C.K remporte lui aussi deux trophées pour la comédie dont il est l’interprète principal et l’auteur quasi unique, meilleure série comique donc et meilleur épisode individuel grâce à « So Did the Fat Lady ». Pour les épisodes individuels de série dramatique, le lauréat est « The Last Call » de Robert King et Michelle King pour The Good Wife. Les Simpsons est primé pour l’épisode « Brick Like Me » écrit par Brian Kelley dans la catégorie des séries d’animation. Pas de trophée pour les longs-métrages d’animation de cinéma, étonnamment.

Ben Affleck (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)
Ben Affleck (photo : Alberto E. Rodriguez/Getty Images North America)

Des trophées honorifiques ont été attribués lors de cette cérémonie. Le Paddy Chayefsky Laurel Award revient à Shonda Rhimes (Grey’s Anatomy, Scandal, How to get away with murder), le Valentine Davies Award à Ben Affleck, le Morgan Cox Award à Jeff Melvoin (les séries Northern Exposure, Hill Street Blues, Remington Steele), l’Evelyn F. Burkey Award à Norman Lear (All in the family, Maude adapté en France en Maggie, Arnold et Willy), le Paul Selvin Award à Margaret Nagle (pour le scénario engagé de The Good Lie), l’Animation Writers Caucus Animation Writing Award à Len Uhley (des séries Disney et Marvel pour la télévision) et le Jean Renoir Award à Pedro Almodóvar qui succède notamment aux italiens Tonino Guerra et Suso Cecchi D’amico. Enfin le regretté Harold Ramis (voir notre hommage) reçoit un Screen Laurel Award à titre posthume.

wga Harold Ramis

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