Devil Inside

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Devil Inside contorsion, levitation, vulgarité, posséssions multiples

The devil insideDevil Inside

USA : 2011
Titre original : The Devil Inside
Réalisateur : William Brent Bell
Scénario : William Brent Bell, Matthew Peterman
Acteurs : Fernanda Andrade, Simon Quarterman
Distribution : Paramount Pictures France
Durée : 1h23
Genre : Horreur
Date de sortie : 22 février 2012

Globale : [rating:1.5][five-star-rating]

C’est reparti pour un tour, Devil Inside est un nouveau film d’horreur au budget minuscule, 1 million de dollars, et distribué par un mastodonte du cinéma, Paramount Pictures (dans le même genre que Paranormal Activity and co). Avec 35 millions de dollars de recette aux États-Unis, le coup marketing a une nouvelle fois fonctionné, mais le résultat final est-il à la hauteur du succès ?

Synopsis : Un soir de 1989, la police reçoit un appel d’une certaine Maria Rossi qui reconnaît avoir sauvagement assassiné trois personnes. Vingt ans plus tard, sa fille, Isabella cherche à comprendre ce qui s’est vraiment passé cette nuit-là. Elle se rend en Italie, à l’hôpital Centrino pour psychopathes où Maria est enfermée, pour savoir si sa mère est déséquilibrée ou possédée par le diable. Pour soigner la démente, Isabella fait appel à deux jeunes exorcistes qui utilisent des méthodes peu orthodoxes, mêlant la science et la religion. Ils devront alors affronter le Mal absolu qui a pris possession de Maria : quatre démons d’une puissance redoutable…

Devil Inside photo du film, meurtre de Maria dans la première partie du film

Avoir envie d’aller voir Devil Inside tient du chemin de croix, en effet la recette des films d’horreur à bas coût que les majors américaines épuisent depuis plusieurs années ne fonctionne plus. Ajoutez à cela un énième film traitant du sujet des rites d’exorcisme après les très mauvais Le Rite et Le Dernier Exorcisme. Enfin, dernier élément freinant, la salle de projection composée à 99 % d’un public adolescent bruyant venu se faire des petites frayeurs. Allez, au diable les préjugés…

« Le Vatican lui-même n’approuve pas le film »

Le départ tient la route, on a envie d’y croire. La scène d’intro est surprenante et permet réellement d’attiser l’intérêt. Une maison sombre, véritable capharnaüm, des cadavres parsemés… l’entrée en matière place le spectateur dans une ambiance glauque, presque malsaine. Malheureusement, une fois cette première scène achevée débutent des explications interminables pour justifier la présence d’une caméra subjective et ce n’est que le début des problèmes.

Le film utilise la technique du found-footage (principe des enregistrements retrouvés mystérieusement, rendu célèbre par Le Projet Blair Witch) même si l’intérêt de ce procédé ici reste à expliquer… Le reste ne sera qu’une succession de scènes déjà vues avec comme toujours dans ces films à petits budgets beaucoup d’éléments suggérés et finalement peu de scène vraiment angoissante. On notera tout de même la première rencontre entre Maria (la possédée) et Isabella (sa fille), une scène transpirant la tension et qui permet d’admirer le jeu d’acteur de Suzan Crowley (Maria) tout simplement schizophrénique.

Devil Inside contorsion, levitation, vulgarité, posséssions multiples

L’Agence tous risques version exorciste

Notre héroïne qui se rendra donc en Italie au saint siège pour enquêter sur les exorcismes, croisera la route de prêtres « mercenaires » qui pensent que l’Église ne règle pas tous les problèmes de possession et qui effectuent donc des exorcismes en cachette (Ouh les rebelles ! Et en plus ils fument !). La sacro-sainte institution en prendra pour son grade tout au long de l’aventure d’Isabella, nos deux compères crachant allègrement dans la soupe. Sujet du film oblige, le spectateur aura droit à sa scène « choc » d’exorcisme, mais pour ne pas se contenter de copier, William Brent Bell, qui signe aussi le scénario, nous propose non pas une mais 2 scènes d’exorcisme (qui a dit surenchère ? …) avec notamment le passage diffusé durant la bande-annonce avec son lot de contorsions, vulgarité et lévitation. Rien de neuf quoi.

Le pompon de Devil Inside revient sans aucun doute à son final qui pour la première fois du film se veut original mais malheureusement dans le mauvais sens du terme. On n’en dira pas plus pour ne pas spoiler le climax mais une chose est sûre, il en laissera plus d’un sur sa faim…

Résumé

Devil Inside est un film opportuniste qui surfe sur tout ce qui a pu plaire au public ces dernières années : sujet de l’exorcisme, caméra subjective, found-footage… Le Vatican n’approuve pas le film, Critique-film.fr non plus.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DchYGqLbFBE[/youtube]

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