Test Blu-ray : Nos âmes d’enfants

0
384

Nos âmes d’enfants

États-Unis : 2021
Titre original : C’mon C’mon
Réalisation : Mike Mills
Scénario : Mike Mills
Acteurs : Joaquin Phoenix, Woody Norman, Gaby Hoffmann
Éditeur : Metropolitan Vidéo
Durée : 1h49
Genre : Drame
Date de sortie cinéma : 26 janvier 2022
Date de sortie DVD/BR : 26 mai 2022

Journaliste radio, Johnny interroge des jeunes à travers le pays sur leur vision du futur. Une crise familiale vient soudain bouleverser sa vie : sa soeur, dont il n’est pas très proche, lui demande de s’occuper de son fils, Jesse. Johnny accepte de le faire mais n’a aucune expérience de l’éducation d’un enfant. Entre les deux débute pourtant une relation faite de quotidien, d’angoisses, d’espoirs et de partage qui changera leur vision du monde…

Le film

[3/5]

Une fois n’est pas coutume, on va d’entrée de jeu exprimer notre ressenti final sur Nos âmes d’enfants : il s’agit d’un film attachant, bien qu’imparfait. Peu équilibré d’un point de vue narratif, mal rythmé, mais souvent tellement intriguant et empreint d’un tel sentiment d’authenticité que le spectateur ne pourra que rendre les armes et se laisser porter par l’émotion véhiculée par le film, et par cette rencontre entre deux êtres que rien de prédisposait à priori à se compléter d’une si bouleversante manière.

Cependant, la raison pour laquelle la rencontre entre Johnny (Joaquin Phoenix) et Jesse (Woody Norman) finira à coup sûr par trouver le cœur du public n’est pas uniquement liée à la confrontation de deux solitudes, ni forcément à la façon dont les deux personnages vont finir par s’apprivoiser mutuellement afin de guérir leurs traumatismes. Elle tient également du talent du réalisateur / scénariste Mike Mills, et de la façon dont il parvient à installer, dès les premières minutes de Nos âmes d’enfants, un contexte très particulier.

Le film de Mike Mills met en scène un animateur de radio dont l’occupation principale est de parcourir les États-Unis afin d’interviewer des enfants et des adolescents sur différents sujets de société. De fait, l’un des sous-textes de Nos âmes d’enfants s’imposera assez rapidement : il s’agira de montrer à quel point les jeunes gens peuvent s’avérer perspicaces, à la condition qu’on les laisse simplement exprimer librement leurs pensées. Mine de rien, il s’agit d’un élément fondamental du film, un moyen pour Johnny et pour le spectateur d’aller un peu plus loin que les apparences en ce qui concerne le personnage de Jesse, et de ses nombreux troubles évoquant un autisme léger.

Comme l’explique Mike Mills dans le commentaire audio de Nos âmes d’enfants disponible sur le Blu-ray édité par Metropolitan Vidéo, tous les entretiens avec des enfants présentés dans le film ont été enregistrés avec de « vrais enfants », pour reprendre la façon amusante dont il fait le choix de les appeler – non pas qu’il existe de vrais et de faux enfants, l’idée est pour lui surtout de souligner qu’il ne s’agit pas d’acteurs récitant un texte. Ce choix renforce l’impact presque documentaire de certaines séquences du film. Pour autant, l’impact de Nos âmes d’enfants ne tient pas uniquement à ce choix d’intégrer une large part de « réalité » au cœur du récit : les acteurs sont également épatants, et une grande partie du poids dramatique du film repose sur les épaules du remarquable Woody Norman. Il est indéniablement « LA » révélation du film : sa performance est maîtrisée et pour tout dire assez sidérante.

Le Blu-ray

[4/5]

Autant être clair d’entrée de jeu : le Blu-ray de Nos âmes d’enfants édité par Metroplitan Vidéo nous propose une expérience home cinéma tout simplement remarquable. L’image est superbe, même dans ses passages les plus sombres, et rend parfaitement hommage à la sublime photo noir et blanc du film, signée Robbie Ryan. La définition est précise, le noir et blanc parfaitement saturé, le master Haute Définition tient la route et nous ravit pleinement les mirettes. Côté son, VF et VO nous sont proposées en DTS-HD Master Audio 5.1, et dans les deux cas, le mixage s’avère parfaitement immersif et dynamique, avec une bonne utilisation de la scène arrière. Le rendu acoustique est solide, même si la spatialisation ne fait certainement pas dans le spectacle intensif. Un superbe boulot technique.

Dans la section suppléments, l’éditeur nous propose tout d’abord un commentaire audio du scénariste / réalisateur Mike Mills, que l’on réservera cela dit aux anglophones avertis, puisque ce dernier est proposé sans le moindre sous-titre. On continuera ensuite avec un making of (8 minutes) qui reviendra sur la genèse du film et son tournage, tout en en nous proposant de courts entretiens avec l’équipe. On continuera ensuite avec deux courtes featurettes d’environ une minute qui reviendront sur la relation entre Joaquin Phoenix et Woody Norman, ainsi que sur le message du film, et on terminera avec la traditionnelle bande-anonce.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici