Test Blu-ray : Mort subite

0
359

États-Unis : 1995
Titre original :
Réalisation :
Scénario : , Karen Elise Baldwin
Acteurs : ,
Éditeur :
Durée : 1h51
Genre : Thriller, Action
Date de sortie cinéma : 17 avril 1996
Date de sortie DVD/BR : 21 avril 2021

Aux côtés de 17.000 spectateurs enthousiastes, parmi lesquels le Vice-Président des Etats-Unis, Darren McCord et ses enfants assistent à la finale du championnat de hockey sur glace. La joie des spectateurs s’évanouit avec un groupe de terroristes…

Le film

[3,5/5]

Il y a fort à parier qu’en réalisant Piège de cristal en 1988, John McTiernan ne se doutait pas que son œuvre se révélerait aussi « séminale » dans l’inconscient collectif. En effet, durant les dix/quinze ans qui ont suivi le chef d’œuvre de McT, les pseudo-remakes et autres semi-plagiats ont commencé à inonder les écrans. L’idée était simple : il s’agissait de mettre en scène un homme seul déjouant les plans de hordes de terroristes sur-armés.

Histoire de varier un peu les plaisirs, on a bien sûr entrepris à chaque fois de décaler le « lieu » de l’action : Piège de cristal prenait place dans un building, sa suite 58 minutes pour vivre se déroulerait dans un aéroport. Steven Seagal aurait droit à sa démarcation bâtarde de Die hard sur un bateau (Piège en haute mer), puis dans un train (Piège à grande vitesse), Wesley Snipes en ferait de même à bord d’un avion (Passager 57) et dans un stade pendant la coupe Stanley dans , film qui marquait sa deuxième collaboration avec .

S’il ne tourne plus beaucoup ces dernières années, s’était, au fil des films et des années, façonné une image de cinéaste habile. Un regard sur sa filmographie nous confirme que possède un don bien réel pour mettre en boite des films populaires diablement efficaces, même s’ils n’ont évidemment pas tous forcément marqué les mémoires avec la même intensité. Mais à la différence d’un cinéaste tel que Russell Mulcahy, qui a explosé à peu près à la même époque mais qui s’est vite laissé dépasser par ses sujets, Hyams s’était spécialisé dans les actioners simples et secs ; ses deux collaborations avec , Timecop et , sont parfaitement représentatifs de son Art, à la fois carré et brutal.

Les points forts de résident probablement d’une part dans son scénario simple et implacable ( y fait montre de sa parfaite maîtrise des codes du film d’action), et d’autre part du lieu de l’action, à savoir le Civic Arena de Pittsburgh, gigantesque stade en forme d’igloo, que le spectateur sera amené à découvrir dans ses moindres recoins. Pour installer d’entrée de jeu une tension solide, et son scénariste mettent en avant un groupe de terroristes très portés sur la gâchette, menés par Joshua (), un leader charismatique et impitoyable, faisant écho au personnage de Hans Gruber incarné par Alan Rickman dans Piège de cristal. Si la première partie du film insiste énormément sur les failles du héros incarné par , de l’autre côté, Joshua et ses sbires ne font pas dans la dentelle, et sont du genre à tirer d’abord, et à réfléchir ensuite. De fait, le film fait rapidement preuve d’une certaine cruauté, notamment vis-à-vis des enfants.

Au fur et à mesure que le film avance, enchaîne les scènes d’action, souvent efficaces, et très influencées par le cinéma de Jackie Chan, qui venait tout juste d’exploser à Hollywood avec Jackie Chan dans le Bronx. Ainsi, exploitera ici à fond les possibilités offertes par les lieux où se déroulent les affrontements – on pense par exemple à ce combat dans les cuisines, contre la mascotte Icey, durant lequel il utilise tous les objets qui lui tombent sous la main, exploitant à bon escient les caractéristiques des lieux, jetant du poivre rouge dans les yeux de son adversaire pour l’aveugler temporairement.

Bien sûr, si le film a beaucoup de qualités, tout n’est pas parfait dans . Ainsi, le goût prononcé de Quintano pour les rebondissements incessants couplé à la course à l’héroïsme de Van Damme tendent à créer un véritable trop-plein en fin de métrage – excès et exagérations se succèdent et terminent le film sur une note un peu décevante. Pour autant, malgré cette dernière bobine un peu too much, le film de parvient à s’imposer comme un bon petit thriller du samedi soir, certes pas du niveau de Piège de cristal, mais tenant solidement la rampe pendant plus d’une heure et demie.

On notera par ailleurs que a fait l’objet d’une suite aux allures de remake en 2020, mettant en scène Michael Jai White. Cependant, on ne vous conseillera pas forcément de vous organiser une soirée « double-programme » en vous enquillant les deux films à la suite, tant 2 s’avère inférieur à son modèle.

Le Blu-ray

[4/5]

C’est donc sous les couleurs de que vient de débarquer en Blu-ray, quelques années après une première édition sortie sous les couleurs d’Universal Pictures. Côté master, l’image s’avère d’une solidité sans faille, affichant un grain cinéma préservé, un piqué précis, des contrastes fins et affirmés et des couleurs naturelles. Bref, le rendu Haute-Définition est de qualité, et le résultat est extrêmement satisfaisant. Côté son, la bande-son est proposée en DTS-HD Master Audio 5.1, en VF comme en VO. Les dialogues sont clairs et bien découpés, sans souffle notable, et la musique est bien mise en avant. La spatialisation fait le boulot de façon très immersive et vraiment spectaculaire. Du très beau travail technique !

Du côté des suppléments, on trouvera tout d’abord la deuxième partie du documentaire consacré à la carrière de par Arthur Cauras (20 minutes), qui fait suite au sujet disponible en bonus sur la version DVD du Combo Blu-ray + DVD de Chasse à l’homme. Toujours aussi passionné, Arthur Cauras est comme toujours intéressant, ses propos ne manquant jamais de pertinence, ne se limitant pas aux simples beuglements « La bagarre ! La bagarre ! » auxquels nous ont habitués certains fans de Van Damme. Il reviendra sur les films Full contact, Coups pour coups et Double Impact. On notera que les prises de vue sont signées Ludovic de Gaillande (Vardøger, Une lumière dans la nuit), jeune réalisateur de talent.

On continuera ensuite avec un entretien avec Hélène Merrick alias « la fille de Starfix » sur le film (10 minutes), qui reviendra sur les années « Universal » de Van Damme ainsi que sa carrière post-, puis à un sujet consacré à la carrière de par Alexandre Jousse (23 minutes). Enfin, la traditionnelle bande-annonce fermera le bal.

Mais quand y’en a plus, y’en a encore ! Comme sur le Blu-ray de Chasse à l’homme, on trouvera ici une petite sélection de bonus cachés : le plus intéressant est sans doute la featurette dédiée aux coulisses du film (7 minutes) présentée par JCVD lui-même, s’exprimant en français et nous présentant une journée de travail-type ; on découvrira également son père, Eugène, présent sur le tournage ce jour-là. On continuera avec un entretien avec pour la télé canadienne (8 minutes), ainsi qu’avec un spot TV faisant un appel à la figuration pour le film.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici