Test Blu-ray : Light of my life

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États-Unis : 2019
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Casey Affleck
Acteurs : Casey Affleck, ,
Éditeur :
Durée : 1h59
Genre : Science-Fiction, Drame
Date de sortie cinéma : 12 août 2020
Date de sortie DVD/BR : 12 décembre 2020

Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père tâche de protéger Rag, sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges. Mais il le sait, son plus grand défi est ailleurs: alors que tout s’effondre, comment maintenir l’illusion d’un quotidien insouciant et préserver la complicité fusionnelle avec sa fille ?

Le film

[3,5/5]

Projeté pour la première fois début 2019 à l’occasion de la Berlinale, Light of my life a précédé de plusieurs mois l’apparition des premiers cas de Covid-19. Malgré sa thématique tournant autour d’un virus ayant réduit de moitié la population mondiale, il est donc impossible de taxer Casey Affleck d’un quelconque opportunisme morbide : c’est d’ailleurs d’autant plus clair que le scénariste / réalisateur avait commencé à écrire le scénario de son film une dizaine d’années avant sa sortie.

La présence au cœur de l’intrigue d’un virus mortel tient donc finalement de la simple coïncidence, mais elle contribue à faire de Light of my life un film vraiment dans l’air du temps, touchant du doigt les craintes – voire même les angoisses – d’une bonne partie de la population depuis un an. Pour autant, et malgré quelques aspects anxiogènes et une poignée d’éclairs de violence, le film de Casey Affleck s’avère presque aussi solaire que le suggère son titre.

Film de la transmission et de l’oralité, Light of my life se rapproche beaucoup d’un film tel que , mais en mode père/fille – les similitudes entre les deux récits son telles que l’on comprend les raisons pour lesquelles Affleck a voulu laisser passer du temps entre son film et son celui de John Hillcoat, sorti en 2009. Naturaliste, extrêmement contemplatif, le film privilégie l’installation d’une ambiance aux rebondissements incessants. Les passages les plus intéressants – ainsi que les plus émouvants – sont partagés entre les longues discussions entre Rag et son père (on pense notamment aux deux histoires tournant autour de l’arche de Noé, qui marquent autant de changements importants dans la relation entre le père et sa fille) et les moments de silence, durant lesquels les mots semblent ne plus avoir aucune utilité.

Par ailleurs, et sans avoir l’air d’y toucher, Light of my life s’avère mine de rien une jolie fable féministe, dans le sens où il nous donne à voir un monde sans femmes, et que ce dernier est présenté comme un no man’s land post-apocalyptique complètement dénué de sens moral…

Le Blu-ray

[4/5]

Le film nous proposant de nombreux plans visuellement éblouissants (grâce à la sublime photo d’Adam Arkapaw), le Blu-ray de Light of my life édité par Metropolitan Vidéo nous propose fort logiquement une galette Haute-Définition littéralement somptueuse. La définition n’est jamais prise en défaut, et l’ensemble nous propose un piqué d’une précision absolu doublé d’un niveau de détail tout simplement extraordinaire. Couleurs et contrastes s’affichent aussi sous leur meilleur jour ; en un mot comme en cent il s’agit tout bonnement du top du top en matière de Blu-ray. Côté son, VF et VO sont proposées dans des mixages DTS-HD Master Audio 5.1 certes sobres mais permettant au spectateur une immersion optimale dans l’atmosphère du film. En termes de spatialisation multi-canal, le film n’est certes pas extrêmement spectaculaire, mais les deux mixages permettront de s’immerger dans le film au plus près des personnages, de leurs doutes et de leurs questionnements existentiels. Pas de bonus.

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