Test Blu-ray : La reine des neiges 2

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États-Unis : 2019
Titre original :
Réalisation : ,
Scénario : Chris Buck
Voix (VO) : , ,
Éditeur :
Durée : 1h43
Genre : Animation, Fantastique
Date de sortie cinéma : 20 novembre 2019
Date de sortie DVD/BR : 20 mai 2020

Pourquoi Elsa est-elle née avec des pouvoirs magiques ? La jeune fille rêve de l’apprendre, mais la réponse met son royaume en danger. Avec l’aide d’Anna, Kristoff, Olaf et Sven, Elsa entreprend un voyage aussi périlleux qu’extraordinaire. Dans , Elsa craignait que ses pouvoirs ne menacent le monde. Dans La Reine des neiges 2, elle espère qu’ils seront assez puissants pour le sauver…

Le film

[4/5]

Avec 7,4 millions d’entrées en France, La reine des neiges 2 s’avère le deuxième plus gros succès en salles de l’année 2019. Une année cinéma qui d’ailleurs était placée sous le signe de Disney : le podium des trois plus gros cartons de 2019 était en effet intégralement occupé par des films issus du giron Disney / Marvel. Avec 1,45 milliards de dollars de recettes enregistrés au box-office et une rentabilité avoisinant les 1000%, La reine des neiges 2 a réitéré les chiffres-records du premier opus. Le film de Chris Buck et Jennifer Lee s’avère même carrément un des succès les plus écrasants jamais enregistrés par la maison aux grandes oreilles.

Mais si les studios Disney n’ont pas résisté à l’envie de donner une suite à La reine des neiges, ils n’en ont pas pour autant mis en boite un long-métrage opportuniste destiné à exploiter le filon de façon cynique. Au contraire, le film s’avère une véritable réussite, que notre rédacteur en chef Pascal Le Duff avait pris soin d’évoquer dans le détail lors de sa sortie dans les salles françaises.

Un bonhomme de neige toujours aussi bavard

Cette suite permet de développer les racines familiales des deux héroïnes et d’en savoir plus sur les pouvoirs d’Elsa. L’histoire s’autorise un suspense quasi angoissant et des émotions intenses, preuve d’une envie chez Disney de sortir des sentiers battus, objectif que l’on repère aussi dans l’absence d’un méchant traditionnel. Lorsque finalement, on le découvre, il n’est plus une menace concrète même si ses actions ont encore des conséquences lourdes.

Malgré une noirceur (modérée) inattendue, l’humour reste très présent, surtout grâce au bonhomme de neige trop bavard, à nouveau doublé par . Olaf amuse par ses reparties rigolotes et surprend par ses interrogations métaphysiques.

L’histoire mêle des questionnements forts sur les relations entre des peuples ennemis qui souffrent de ne pas s’écouter, sur l’écologie et sur les rapports entre hommes et femmes. Le discours sociologique n’écrase pas le divertissement mais l’ancre dans une réalité transcendée par son contexte de fantaisie. Une séquence sous-marine féerique surprend par sa richesse formelle et son côté effrayant, Elsa se voyant attirée sous l’eau par une étrange monture. La délicate Anna est à nouveau doublée par , remplace Anaïs Delva dans celui de sa sœur glacée.

Dimension féministe du récit

Les parents qui ont subi ces six dernières années le refrain « Libérée, délivrée » peuvent être rassurés. Non seulement aucune nouvelle mélodie ne devrait devenir aussi populaire, mais Elsa, elle-même, s’en moque gentiment lors d’une séquence où le passé est revisité à travers une belle idée qui fait joliment avancer l’histoire. Une séquence musicale parodique (« J’ai perdu le nord ») accompagne la maladresse de Kristoff dans la séduction, une rareté parmi les personnages masculins de Disney. C’est aussi en minimisant la perfection virile du Prince Charmant, déjà expédiée dans le premier épisode, que se déploie la dimension féministe du récit, évidemment surtout présente dans le lien profond qui unie Anna et Elsa, dépeintes comme des femmes libres et indépendantes.

Critique de notre rédacteur en chef Pascal Le Duff.

Le Blu-ray

[5/5]

Cela fait une dizaine d’années maintenant que l’auteur de ces lignes signe des tests Blu-ray pour différents sites Internet, et les faux-pas de Disney en termes de Haute-Définition se comptent littéralement sur les doigts d’une main. A tel point que cela en est littéralement déprimant. Le médiocrité et/ou les ratages ne font décidément pas partie du vocabulaire de la maison Mickey. Comme il fallait s’y attendre, le transfert Blu-ray de fait partie de ces chefs-d’œuvre techniques absolus. Aucun problème de compression, aucun pixel qui dépasse, aucune pétouille à prendre en défaut. Le rendu est sublime, clair comme de l’eau de roche, détaillé à la perfection et en 1080p. L’image est d’une clarté et d’une précision éblouissante, que ce soit sur les gros plans ou sur les plans plus larges. Le niveau de détail est extraordinaire, en particulier sur la forêt qui sert de décor à la moitié du film, la photo et les couleurs sont magnifiques, les niveaux de noirs solides, même durant les scènes en basse lumière. En un mot : Wow. Même constat d’excellence du côté des pistes sonores, avec une VO mixée en DTS-HD Master Audio 7.1, et une VF proposée en Dolby Digital+ 7.1. Dans les deux cas, les bandes-son font preuve d’un punch et d’un dynamisme littéralement virevoltants, avec de bons gros et solides surrounds et un caisson de basse venant renforcer le sentiment d’immersion. Le tout impose par ailleurs une clarté impeccable de tous les instants, avec des dialogues toujours parfaitement audibles. Du grand Art.

La section suppléments est également plutôt bien fournie dans son genre. On commencera avec un bêtisier (2 minutes) compilant divers moments drôlatiques et « tout public » enregistrés durant les sessions de doublage. On abordera par la suite une poignée de petits secrets liés à la création du film, à travers trois intéressantes featurettes. Le sujet intitulé « Le saviez-vous ? » (4 minutes) nous apprendra une poignée de détails amusants liés à la production du film, mais nous révélera surtout quelques easter eggs ou références à d’autres films Disney disséminés dans les décors de La reine des neiges 2. Baymax, Volt, Ariel la petite sirène ou encore Dumbo sont en effet cachés au détour de quelques plans. Les aviez-vous repérés ? On continuera ensuite avec « Les esprits de la Reine des neiges II » (12 minutes), qui revient sur les « esprits » du film – Air, Terre, Feu et Eau – et sur leurs origines nordiques. Enfin, dans « La musique » (4 minutes), on reviendra fort logiquement sur l’enregistrement de la musique du film avec le compositeur Christophe Beck, qui discute des différents thèmes musicaux et de l’enregistrement de la musique en studio, avec rien de moins que 91 musiciens et une trentaine de choristes.

On continuera ensuite avec une série de cinq scènes coupées (18 minutes), présentées par les réalisateurs et non finalisées, ainsi que deux chansons supprimées (10 minutes), également présentées par les réalisateurs et au stade des storyboards. Celle intitulée « I wanna get this right », qui nous propose de voir la demande en mariage de Kristoff, est particulièrement sympathique. On reviendra également sur le processus de création du personnage de Gale, alias « Courant d’air » en version française (4 minutes), les différents tests d’animation étant également présentés par les deux coréalisateurs Chris Buck et Jennifer Lee. Le reste des suppléments sera plus « musical », avec tout d’abord la version multilingue de la chanson « Dans un autre monde » (29 langues en 3 minutes), le clip de « Into the unknown » par le groupe Panic! At the Disco (mené par le très sexy Brendon Urie – vous ne le connaissez pas, mais votre femme le connaît) et le clip de « Lost in the woods » par le groupe-culte Weezer. Enfin, on terminera avec une poignée de bandes-annonces (dont En avant et Mulan) ainsi qu’avec la version « Karaoké » des sept chansons du film (24 minutes environ).

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