Test Blu-ray : Destruction finale

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Corée du Sud : 2019
Titre original :
Réalisation : ,
Scénario : Kim Byung-seo, , , Lee Hae-jun,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 2h08
Genre : Catastrophe, Thriller
Date de sortie DVD/BR : 15 septembre 2020

Une éruption soudaine du plus haut volcan de Corée situé à la frontière sino-coréenne laisse la péninsule en ruine. Les sismologues avertissent que ce n’est qu’une éruption préliminaire car une super-éruption dévastatrice est encore à venir…

Le film

[4/5]

Ne vous laissez pas abuser par Destruction finale : derrière ce titre français typique de la série B évoquant un bon vieux DTV des familles avec Casper Van Dien se cache en réalité un excellent blockbuster sud-coréen aux velléités de film-catastrophe. Par conséquent, le film débutera vite et fort avec l’éruption du mont Paektu, et proposera au public une immersion rapide au cœur du chaos : la grosse scène de destruction qui ouvre le film suffira clairement à mettre me spectateur en plein cœur du film.

Mis en scène par Kim Byung-seo et Lee Hae-jun (les bonus nous apprendront qu’ils étaient présents en alternance sur le plateau), Destruction finale prend ensuite une autre direction, et suivra un groupe de démineurs forcés de prendre la place d’un groupe d’intervention pour une mission suicide. A la tête de cette bande de bras cassés attachants, on trouvera deux personnalités qui feront tout le sel du film : Ha Jung-woo et Lee Byung-hun nous proposent en effet un face à face haut en couleurs.

La particularité de ce duo de personnages plus complexes qu’il n’y paraît est donc d’être incarné à l’écran par deux acteurs s’étant fait connaître en incarnant des serial-killers sans pitié dans les films The chaser (2008) et J’ai rencontré le diable (2010). De fait, les deux comédiens s’amusent à jouer de leur image de marque en interprétant des personnages que tout oppose mais qui finiront par se trouver des points communs.

Nous proposant un récit « à la coréenne », Destruction finale slalome entre les séquences les plus grotesques ou hilarantes, les séquences d’action spectaculaires et celles où l’émotion se fait sentir, qui tirent clairement sur le mélo le plus sirupeux. Mais c’est là que ce situe la magie du cinéma coréen : malgré son manque d’homogénéité flagrant, le film demeure tout de même attachant et plus que correctement rythmé jusqu’au morceau de bravoure final.

Un morceau de bravoure à l’image du reste du film, généreux, avec des effets de destruction vraiment impressionnants. Et si le dénouement ne tient peut-être pas réellement ses promesses, Destruction finale a tout de même le mérite de proposer de vrais personnages, réels et touchants, avec notamment un formidable rôle féminin pour . On notera également une série de tacles en bonne et due forme au régime nord-coréen, ce qui fait toujours plaisir à voir.

Le Blu-ray

[4/5]

C’est sous les couleurs de Metropolitan Vidéo que Destruction finale voit aujourd’hui le jour en Blu-ray, et il n’y a aucun doute, l’éditeur connaît vraiment le support sur le bout des doigts et maîtrise l’encodage de façon vraiment remarquable. Qu’il s’agisse de la définition, du piqué, des couleurs ou de la profondeur de champ, tous les écueils auxquels on pourrait s’attendre sont brillamment et soigneusement évités, c’est vraiment du beau travail, un sans faute niveau image. Ainsi, Metro rend un bel hommage à la photo de Kim Ji-yong (A bittersweet life) et aux prises de vue du film, aux allures de fin du monde. Niveau son, et comme à son habitude, l’éditeur nous propose deux mixages DTS-HD Master Audio 5.1 (VF/VO) nous proposant une spatialisation d’ambiance très solide : immersive, efficace et dynamique. Du beau boulot !

Dans la section suppléments, on trouvera, outre la traditionnelle série de bandes-annonces éditeur, une poignée de featurettes typiques des productions asiatiques, dédiées au tournage du film (4 minutes) et aux personnages (3 minutes). Courtes mais informatives, elles nous apprendront notamment que les deux co-réalisateurs ne travaillaient pas ensemble mais se partageaient l’emploi du temps de tournage, qui s’est d’ailleurs étalé sur rien de moins que… 155 jours !

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