Sherlock Holmes : le train de la mort

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Roy William Neill réalise Sherlock Holmes : le train de la mort

l'affiche de Sherlock Holmes : le train de la mort

USA : 1946
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Universal Pictures Company Inc.
Durée : 1h00
Genre : Policier
Date de sortie : Inconnue

Globale : [rating:0.5][five-star-rating]

Service minimum pour ce Sherlock Holmes de 1946, petite, très petite série B d’une heure (ce qui n’empêche pas de trouver le temps long…). Roy William Neill a réalisé la plupart des films du cycle des Sherlock Holmes pour la Universal dans les années 40. Il faut croire que cela satisfaisait alors public et producteurs.

Synopsis : Sherlock Holmes a cette fois-ci pour mission de veiller à ce que l’Étoile de Rhodésie, le plus gros diamant du monde, ne soit pas dérobé dans le train qui ramène sa propriétaire, Lady Carstairs, de Londres à Édimbourg. Parmi les inquiétants passagers se cache peut-être l’acolyte du professeur Moriarty.

Roy William Neill réalise Sherlock Holmes : le train de la mort

L’ intrigue est traitée sans subtilité, à la « va-vite ». L’ action est toute entière concentrée sur un voyage en train (elle est la seule a être concentrée car le réalisateur ne devait guère l’être et le spectateur ne peut vraiment pas l’être, c’est au-dessus de ses forces) et ce huis-clos nous prive ainsi d’une partie de la saveur des Sherlock Holmes, à savoir l’atmosphère de Baker Street, les allées et venues de Mme Hudson et les brouillards de Londres. Une scène est bien censée relever le suspense, celle de la bagarre qui jette Holmes hors du train mais elle n’arrive pas à nous réveiller.

Les personnages sont sommaires pour ne pas dire caricaturaux et se contentent de faire une apparition parmi la liste des suspects, rien d’ailleurs ne vient les disculper mais ils sont cependant vite relégués aux oubliettes, leur rôle ne leur donne guère d’épaisseur de toute façon puisqu’il se résume souvent à répéter la même scène tout au long du film (Frederick Worlock pestant contre ce qui dérange sa tranquillité et Renee Godfrey se repoudrant, ouvrant les rideaux de son compartiment puis les refermant)…. bref rien ne fonctionne sauf l’ennui du spectateur qui lui est magistralement profond.

Roy William Neill réalise Sherlock Holmes : le train de la mort
C’est dommage pour Basil Rathbone, acteur de talent, probablement un des meilleurs Sherlock Holmes à l’écran, qu’il interpréta dans 14 films entre 1939 et 1946 mais également dans plus de 250 émissions radiophoniques!). Il n’eut vraisemblablement pas la carrière qu’il méritait au cinéma même s’il joua cependant quelques méchants restés fameux (Gisbourne dans le Robin des bois de Curtiz ou Ahmed dans le Marco Polo de Mayo par exemple).

Conan Doyle n’aimait pas son héros. Il estimait que Sherlock Holmes lui « détournait l’esprit des meilleures choses ». Basil Rathbone pensait probablement de même quand il déclarait « quand vous devenez le personnage que vous incarnez, c’est la fin de votre carrière d’acteur ». Pourtant Holmes a traversé le temps et ses meilleures représentations ne furent pas seulement celles qui se voulaient le plus fidèle à l’original (La vie privée de Sherlock Holmes de Billy Wilder en 1970 avec Robert Stephens ou récemment en 2010 la série télé Sherlock crée par Mark Gatiss et Stefen Moffat avec Benedict Cumberbatch).

Résumé

Mais dans cette série des Sherlock Holmes « classiques » on est en en droit de préférer Le chien des Baskerville d’excellente facture réalisé par Sydney Lanfield en 1939 avec bien sur Basil Rathbone ou même la version de Terence Fisher en 1959 avec Peter Cushing. Et on ne manquera peut-être pas Robert Downey Jr. très prochainement.

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