Série TV : The Walking Dead Saison 4 Episode 16 – A

The walking dead

Tiens, coucou tout le monde ! Fanatiques maintenant de la série TWD que vous êtes, vous vous demandez ce que l’épilogue de cette quatrième saison nous réserve sous la houlette d’un scénario fraîchement maîtrisé jusque-là. Il est temps de mettre un point d’honneur à découvrir ce que vont devenir nos personnages à la destinée commune. A présent, c’est devenu une tradition… Générique !

Le regard de Rick Grimes

L’ultime épisode de la saison 4, intitulé simplement « A », exerce un fascinant parallèle sur la vie de notre groupe de survivants (Terminus ! « tout le monde descend ! »). En effet, entre leur route jonchée d’obstacles et leur quotidien à la prison, quelques mois auparavant, tout semblait prédire qu’ils allaient se poser bien confortablement (Que nenni !). Ce dernier épisode est véhiculé de main de maître, par le personnage principal de la série, Rick Grimes (Andrew Lincoln). Une façon comme une autre de rendre à César ce qui appartient réellement à César, c’est-à-dire les rennes de cette série qui mettaient, dans cette quatrième saison, un relief quasi naturel et légitime à toute son équipe. Les grilles du pénitencier s’ouvrent et se referment sur quelques rôdeurs massés sur elles. On se rappelle combien la vie à l’abri des zombies n’était finalement pas si détestable que cela. Notre feu-Hershel Greene (Scott Wilson) accueille à bras ouverts sa fille, Maggie Greene (Lauren Cohan), son gendre Glenn Rhee (Steven Yeun), et son ami Rick revenus de leur habituel ravitaillement. Des banalités sont échangées. Clap ! Réveil difficile sur un Rick amoindri, ensanglanté, tremblant. La caméra le parcoure silencieusement. Comme s’il fallait révéler, aux yeux du monde entier, la terrible ampleur des évènements, se figeant quelques longues secondes dans la profondeur de son regard hagard, ouvert comme un livre impossible à déchiffrer. Que s’est-il donc passé Rick ? Raconte-nous ton histoire ? On est là maintenant, près à t’écouter, près à connaître la suite…

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Limités à nous cantonner à notre statut de spectateurs bien calés devant notre écran, victuailles dans une main, télécommande dans l’autre (Pensez néanmoins à manger cinq fruits et légumes par jour !), nous voyons Rick, son rejeton Carl Grimes (Chandler Riggs) et « Kill Bill » Michonne (Danai Gurira) tenter singulièrement de survivre dans cette forêt peu hostile. Affamés, ils se contentent de leurs pauvrettes réserves et espèrent que leur destination leur offrira un peu plus que du menu fretin. Ils parlent nourriture. Rick explique à ses deux auditeurs du moment, comment attraper un lapin astucieusement dans un goulet d’étranglement. Entrecoupés par des flashbacks, Mister Grimes se remémore comment Hershel lui a appris à jardiner, afin qu’il transmette son savoir à Carl, afin qu’il ne prenne pas la voie d’un meurtrier, d’un tueur…

Dernière nuit avant le terminus…

Se joue sans doute ici, en direct live de cette forêt infestée de titubants rôdeurs en proie de chair fraîche, se faisant de plus en plus rare, la scène-clé la plus animée, la plus virevoltante, la plus étrange, la plus gore et choquante (à égalité avec la décapitation de Hershel je l’avoue). Un point de non-retour est atteint ici, lorsque Carl endormi dans une voiture abandonnée, Rick et Michonne installés au bord d’un feu, se font surprendre par… je vous le donne entre mille ! Allez, je vous le dis ! Je vous donne de quoi moudre un peu de grain. Je recommence. Se font surprendre par… la Team « Testostérone » de Joe (Jeff Kober) et ses sbires rencontrés sur la route du quinzième épisode. Rien d’autre de plus ne sortira de ces écrits ! Je peux vous dire seulement deux choses : la première c’est que nous savons pourquoi maintenant Rick est installé stoïquement par terre le regard perdu, le regard animal, le regard changé. Nous comprenons ici, que rien ne sera plus pareil, que le personnage de Rick connaîtra une évolution sans précédent, valorisé par un bien-être ayant un prix. Et ce prix s’est vu adjugé lors de cette dernière et terrible nuit avant le Terminus. La deuxième chose c’est le retour en grande pompe de notre rebelle au grand cœur, à savoir Daryl Dixon (Norman Reedus). Symboliquement un tendre et fraternel message se noue entre Daryl et Rick… poliment poignant, personnellement percutant, parfaitement et poétiquement prenant ! A la limite du, « je rentre dans ma télé les rejoindre, leur fait une belle accolade sobre et virile, et reviens me rassoir à ma place ». Mais vraiment à la limite…

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Et maintenant, place au dénouement 

« It’s the final countdown !!! (Panana naaaaa, pananana naaaa… sur un air de synthé !) Merci au groupe EUROPE pour cet intermède symphonique, fédérateur, n’ayant strictement rien à voir avec la série. Mais quand on la chantonne à tue-tête, elle accompagne symboliquement celle-ci, à pas de loup, vers sa conclusion.

Rick, Daryl, Michonne et Carl bifurquent à travers les bois pour ne pas éveiller quelconque soupçon quant à leur arrivée. Michonne et Carl discutent. Depuis plusieurs épisodes maintenant, une relation simple, copain/copine voire même mère/fils, s’est installée entre les deux personnages. Le vide « maternaliste » causé par l’absence de son fils semble peser lourd dans les tripes de Michonne. Elle se confie à Carl sur les pièces manquantes du puzzle de son passé, à savoir la mort de son fils, André, de son fiancé et de son ami, mais aussi sur les raisons l’obligeant à errer seule (ou presque) accompagnée de ses deux zombies de compagnie enchaînés, dépourvus de bras et de dents. Je ne spoilerai pas ! Tu ne spoileras pas ! Il ou elle ne spoilera pas ! Nous ne spoilerons pas ! Est-ce clair ?! Cette confidence douloureuse dure quelques secondes mais nous délivre enfin de ce non-dit nous taraudant amèrement. Ça fait maintenant beaucoup trop d’informations maintenues en otage ! Et ce n’est pas fini ! Mon sadisme ne m’empêche pas de poursuivre. Au passage, « Samouraï Girl » profite de cet instant « vidage de sac » pour rendre d’abord hommage à feue-Andrea (disparue lors de l’ultime épisode de la saison 3), mais surtout remercier Rick et Carl d’être tombés sur elle et de lui avoir permis de reprendre espoir. Décidemment, on atteint des sommets vertigineusement hauts dans la catégorie dramatico-romantico-sentimentale, entre les quatre personnages. A l’orée du Terminus, et à l’abri de tous les regards, ils escaladent le grillage… Après l’intermède musical offert par mes bons soins, voici la minute « Faux raccord ». C’est cadeau !… Vous penserez à moi à ce moment j’espère… On voit les personnages grimper un grillage relativement haut, signifiant qu’ils auront à connaître un atterrissage plongeant… En réalité, on a l’impression qu’ils franchissent une clôture ou une flaque d’eau tellement l’atterrissage est…horizontal ! C’était la minute « Faux raccord » pour mon petit plaisir personnel. Ils atterrissent donc de manière « fracassante », passent par une porte dérobée, évoluent lentement mais sûrement, et se retrouvent nez à nez devant un groupe d’individus distraits à vaquer à leurs occupations. L’accueil est bon enfant, quasi-cérémonial. On a envie de les croire, on a envie de se sentir bien pour eux. Les gens ont l’air tous très gentils. Le Terminus devient peu à peu ce havre de paix, cet oasis au milieu du désert qu’ils recherchaient depuis très longtemps. Comme ce fut le cas de la prison, dans laquelle ils s’étaient habitués à survivre et à progresser (d’où le parallèle quasi permanent dans cet épisode), et qui avait fait office de refuge de fortune mais de qualité. Mais un détail aiguise la curiosité de Rick. Puis un autre, puis un autre, puis un autre… Et les espoirs de nos héros s’effondrent outrageusement. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs je suis au regret de vous annoncer le générique de fin !

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« A », ma conclusion 

J’ai éteint la télévision sur cette quatrième saison. Le suspense ne sera pas d’une réelle intensité concernant mon verdict sur la série qui vient d’accoucher de son petit dernier. Et qui, à mon humble avis, a presque atteint le summum de l’angoisse, du stress, de la frustration. Voilà ce qu’on attend d’une série à sensation comme . Ce numéro seize bouscule toutes les mauvaises habitudes que peuvent connaître certaines séries à succès. On vise chaque fois plus vite, plus haut, plus fort dans ce final époustouflant. On en apprend chaque secondes sur nos personnages favoris. Lorsque l’impression de ralentissement se fait, dites-vous que ce n’est pas long car il se trame quelque chose. N’oubliez pas qu’il faut parfois reculer pour pouvoir sauter trois fois plus loin et remporter la médaille olympique. On vit les choses à 200% à travers le charisme de Rick. Eteindre sur ce dernier épisode, se rendre dans son lit et réfléchir de longues minutes, faire le point sur ce qui aurait pu être dit ou fait. Voilà ce que nous attendons d’une série. Se réveiller, émerger, et repenser à ce satané dernier épisode. Voilà ce que nous attendons d’une série. Vibrer en regrettant que les minutes s’égrainent inexorablement. Voilà ce que nous attendons d’une série. Espérer se procurer rapidement et par tous les moyens, la suite. Voilà ce que nous attendons d’une série. Les ingrédients ont tous été choisi avec beaucoup de minutie afin que l’apothéose soit au rendez-vous. A vos yeux, elle le sera sans nul doute. Petit clin d’œil final : nous aussi nous nous sentirons mal quand nous nous en rendrons compte…

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Julien Chabrier

Cet article a été rédigé par Julien Chabrier, Rédacteur de Critique Film.