Sans compromis

0
177
Sans compromis avec Bruce Willis, photo du film

Sans compromis avec Bruce Willis, l'affiche du film

USA : 2011
Titre original :
Réalisateur :
Scénario : Aaron Harvey
Acteurs : , ,
Distribution : Metropolitan Vidéo
Durée : 1h34
Genre : Action
Date de sortie : 24 avril 2012

Globale : [rating:1][five-star-rating]

Bruce Willis continue de se viander dans des caméos sans saveur en attendant son énième retour fracassant sur les écrans avec et . Mais pour le moment…

Synopsis : Tes, Dawn et Kara arrivent à peine à s’en sortir avec leurs petits boulots à Las Vegas. Mais leurs vies sont bouleversées lorsqu’elles acceptent de travailler pour un caïd local du nom de Mel. Leurs vies menacées, elles doivent faire face à un tueur à gages psychotique, un trafiquant et un cuisinier dépressif…

Sans compromis avec Bruce Willis, photo du film

Faire un film trompeur : mode d’emploi

Quel rapport y a-t-il entre 50 Cent, Bruce Willis et les films d’action fauchés en vidéo ? Et bien tout simplement un filon plein de biftons qui rapporte sévèrement au final. Depuis , le rappeur-acteur-scénariste-producteur s’est bien immiscé dans le milieu du cinéma bis, enchaînant les petites productions sans talent, s’offrant même pour l’occasion des stars de renom qui souhaitent ternir leur image en épaulant la production de leurs quelques dix minutes de passage à l’écran (tout en raflant quelques dollars bien entendu). La machine est petite mais elle fonctionne allégrement, en témoigne cette foule de direct-to-dvd oubliables mais néanmoins fructueux. Vous ne voyez pas le rapport avec Sans compromis ? Ça va venir…

Sans compromis est un tout petit film écrit et réalisé par un sombre inconnu qui réussit – Dieu sait comment – à avoir à sa botte une douzaine de producteurs aux rangs divers allant de deux/trois joyeux lurons prêts à mettre quelques centaines de dollars jusqu’à ce fameux 50 Cent et cinq de ses acolytes qui le suivent de près, lui et son nouveau ‘buddy’ Val Kilmer, depuis quelques temps maintenant. David Willis, le propre frère de Bruce, se joint également au financement, plaçant donc naturellement son frangin dans la partie, même pour presque quinze minutes de passages à l’écran (comme dans Braqueurs). Vous commencez à saisir maintenant : malgré sa jaquette, Sans compromis n’est encore une fois PAS un film d’action mettant en scène ce bon vieux John McClane défouraillant à tout va. Loin de là.

Une influence Tarantino évidente

Le long-métrage est une histoire de female-gangsters débutantes prônant le girl power à tout va, couillues comme pas permis, qui vont hélas se retrouver dans une bien fâcheuse situation lorsqu’elle vont braquer un restauroute situé en pleine Louisiane pour les beaux yeux de leur boss Mel (Willis). Une fusillade explose, deux filles tombent et seule la jolie Tes (Malin Åkerman, pourtant brillante dans Watchmen) survit, braquant un de ses agresseurs. Et elle ne va pas tarder à comprendre que le plan était prévu pour être foiré dès le départ… Arrivés à la deuxième partie du métrage, nous faisons donc face à un exaspérant duel triangulaire où flashbacks et révélations vont s’entrechoquer pour éclaircir la vérité.

L’ombre de Quentin Tarantino plane bien évidemment sur le long-métrage, le réalisateur Aaron Harvey s’en inspirant énormément autant dans la caractérisation de ses personnages (comme ces trois héroïnes tout droit échappées de Boulevard de la mort) que dans la mise en scène ici bourrée d’ellipses et de séquences alignées dans le désordre. Mais n’est pas QT qui veut et ce cher Harvey a encore du pain sur la planche s’il veut ne serait-ce qu’égaler le réalisateur de Pulp Fiction. Le scénario se complexifie donc inutilement, le fil conducteur étant bancal, au même titre que ces nombreuses scènes de bla-bla sans âme et ennuyeuses comblant difficilement des vides scénaristiques évidents.

Sans compromis avec Bruce Willis, photo du film

…et des stars au rabais

Et ce n’est ni la courte présence d’un Bruce Willis largué et peu intéressé ni celle d’un Forest Whitaker tout bonnement ringard en tueur bien dérangé du ciboulot qui viendront rehausser cette insipide histoire de magouilles au rythme terrassant et aux dialogues sincèrement navrants. La déception ne vient donc pas vraiment de l’arnaque orchestrée par le distributeur mais bel et bien du film lui-même, véritable œuvre ratée dont la prétention n’a d’égal que son échec. Fans de Bruce Willis, ne tombez donc pas dans le panneau !

Résumé

 Un pseudo-film tarantinesque épaulé par un casting de choc qui, lorsqu’il se fait relativement absent de la bobine, joue comme ses pieds autour d’une histoire intéressante mais maladroitement écrite. À éviter.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=kkVL5i3lcrQ[/youtube]

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici