Regards sur courts : un festival en luttes et en luth 1/4

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Hubert Laot, Luce Fillaud, Marcel Ramakers et Michel Mollaret

, la petite fille au coeur du récit agissant sur nous comme une cousine proche de Laura Palmer. est une œuvre politique forte sur une manifestation filmée dans toute sa noblesse. Ce geste engagé ressemble au palmarès imaginé par ce jury. Découvrir cette œuvre puis ses lauréats juste à la suite a du sens.

Hubert Laot, Luce Fillaud, et Michel Mollaret

Ici le but est de partir

de Jean Paul Petit a obtenu le deuxième prix le plus important

Enfin, le troisième prix est revenu à Violence

Parmi les autres œuvres primées, de Michèle Ogier et Claude Souchal

Parmi les 58 titres de la compétition, quelques comédies nous ont été proposées, à commencer par Les carottes sont cuites de Patrick Rottiers, gag à la chute parfaite ou grâce à Bas les manettes de Ricardo Zarate et Gilles Lucas-Leclin

. Ses magnifiques images illustrent superbement le délicat poème qu’il a écrit, mis en valeur par de beaux fondus enchaînés certes très visibles mais travaillés avec une réelle maestria. Mon coup de… coeur… sentimental pour ma première venue dans la ville des Vosges connue pour son rapport historique avec les images (je glisse ici au passage un lien vers l’Office de tourisme). Le jury jeunes a lui aussi apprécié Le Mur mais a clairement été séduit par le travail d’Annie Logeais en lui attribuant non seulement une mention pour le portrait de Suzanne Valadon sobrement intitulé Suzanne mais aussi leur deuxième prix pour Le Petit Prince de Maduraï.

Parmi les absents du palmarès, signalons encore de Philippe de Lachèze-Murel, évocation universelle du temps qui passe ou les trois œuvres envoûtantes de Diana Belsagrio (L’hiver appelle mes yeux ; Rêve récurrent et Portrait d’une solitude), si douée pour créer des atmosphères et des histoires qui laissent libre cours à l’imagination du spectateur tout en l’aiguillant savamment et nous rappellent, elle aussi, notre fascination pour l’univers de David Lynch (il sera encore cité dans ces lignes, un peu plus bas, vous êtes prévenus). Trois voyages sensoriels à travers des photos sublimes bleutées, cotonneuses ou dans des teintes de vert, qui convoquent des souvenirs d’absence et d’un passé qui heurte le présente, avec des réminiscences qui surgissent comme des rêves.

Sans renier ce qui fait leur essence, c’est à dire l’agencement réfléchi d’images fixes avec montage pertinent et musique ad hoc, éventuellement agrémentées de quelques passages mouvants en numérique ou vidéo, les diaporamas ont encore une marge de développement artistique qui dépend de la volonté des auteurs et de leurs moyens. Cette mue a pourtant déjà été amorcée depuis longtemps, Monde parallèle de Marcel Ramakers et Michel Neuwels, évoqué plus haut, n’aurait pas démérité dans une compétition internationale de courts-métrages tels qu’on espère en découvrir aujourd’hui dans les grands festivals. Une telle ambition créative est la principale raison pour laquelle on voyage dans toute la France d’un festival à l’autre.

D’autres auteurs n’ont évidemment pas cette ambition, le diaporama restant pour nombre d’entre eux un divertissement, chronophage certes, notamment pour faire des recherches documentaires ou trouver la photo ou le montage qui leur convient afin de partager le fruit de leurs réflexions avec des confrères et de simples spectateurs. Tous se sont révélés curieux de faire partager leur façon de travailler.

Regards sur courts : un festival en luttes et en luth 2/4

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