Quatrième Semaine du cinéma Equatorien de Paris

0
124

Pour la quatrième année consécutive, le cinéma de l’Équateur s’expose à l’Institut Cervantès du lundi 20 au vendredi 24 octobre 2014. Une cinématographie méconnue à découvrir dans une programmation qui mêle films récents produits en Equateur et des classiques inédits en France. Les projections sont en DVD mais gratuites. Cette 4ème édition présentera notamment une section spéciale de videoclips musicaux.

Programme complet :

 

Lundi 20 octobre

Séance 1 : 17h

Aranjuno imaginé d’Alain Arnaud (2013, 60 min)
Dans l’Arajuno, une région de l’Amazonie équatorienne, une femme de culture kichwa et un couple de culture shuar mettent en scène quelques passages de leurs vies, à l’aide de photos et de vidéos. Des fragments de leur passé révèlent les formes de résistance de leurs peuples à la colonisation, et les forment que prennent le syncrétisme culturel. D’autres jeunes de la région et qui participent à des ateliers de vidéo, aspirent a partager leurs films avec leur communauté. Par une approche ethnographique, le documentaire Arajuno imaginé révèle le désir d’un peuple de se représenter.

Discussion dans le jardinde José María Avilés (2014, 19 min)
Le jardin historique du Musée d’Art Espagnol Enrique Larreta est un lieu unique à Buenos Aires. Il a été conçu selon la tradition hispano-islamique comme un lieu de méditation. C’est également l’un des jardins botaniques les plus riches de la ville. Antonio Sturla, qui travaille comme jardinier depuis vingt ans, c’est aussi un conteur de talent. Ses histoires, racontées avec un ton bien à lui, rappellent l’art ancestral de la déclamation.

Séance 2 : 19h30

LA MUERTE AFF

La mort de Jaime Roldós (La muerte de Jaime Roldós) de Manolo Sarmiento et Lisandra I. Rivera (2013, 123min)
En 1979, l’Équateur est revenu à la démocratie avec l’élection de Jaime Roldós comme président de la République. Mais après seulement un an et demi de mandat, ce jeune homme politique périt, avec sa femme Martha Bucaram, dans un accident d’avion le 24 mai 1981. Attentat ou accident réel, le cas est examiné de manière exhaustive par les cinéastes, à travers une recherche approfondie de documents d’archives et des témoignages inédits. Fruit d’une décennie de travail, ce documentaire présente une relecture de la version officielle de ces décès et propose une nouvelle interprétation de ce douloureux chapitre de l’histoire de l’Équateur.

 

Mardi 21 octobre

Séance 1 : 17h

Singe et poules
Singe et poules

Singe et poules (Mono con gallinas) d’Alfredo León (2013, 86 min)
Jorge est un jeune soldat Équatorien inexperimenté. Il est envoyé au milieu de la forêt tropicale. Au début, Jorge pense que l’expérience militaire fera de lui un homme reconnu et respecté. La réalité s’avère être différente lorsqu’il s’agit d’affronter l’abandon, la faim, la mort ainsi que la férocité de la nature, surtout celle de la nature humaine. En captivité dans un campement ennemi, Jorge doit découvrir la personne qu’il est devenu tout en se rétablissant de ses blessures et en se débattant face à un dilemme: prendre la fuite avec son compagnon de prison, Hugo, ou bien rester dans ces lieux, entre les bonnes mains de l’infirmière péruvienne Dolores. Les décisions sont difficiles, au -delà du destin et de la frontière qui les sépare.

Pont à l’aube (Puente en la madrugada) de Mario Rodríguez Dávila (2008, 18 min)
Manuel et son partenaire de pêche réparent leur petit bateau sur le chantier naval de Guayaquil. Alors qu’ils visionnent un film, ils reçoivent une visite qui va changer soudainement leur vie.

Resonancia
Resonancia

Séance 2 : 19h30

Resonancia de Mateo Herrera (64 min)
Lara est un maître luthier qui, avec des bois fins, produits localement et importés, fabrique des instruments à cordes de haute qualité. Mateo Herrera, cinéaste et musicien, suit le processus de fabrication d’une guitare de jazz manouche. Un processus qui commence lorsque les plaques de bois « chantent » leur noblesse au maître luthier. Un film qui révèle la passion pour les instruments, la musique et le son.)

 

Mercredi 22 octobre

Séance 1 : 15h

Distante cercanía
Distante cercanía

Distante cercanía d’Alex Schlenker (2013, 90 min)
Année 1945. Bernardo José Riofrío est un célibataire endurci dont la vie se résume à prendre soin d’une mère dominatrice et à travailler comme employé, à la Banque Nationale, à Quito. Sa vie change radicalement lorsque le Dr. Kurt Mainzel, un médecin allemand vivant à Quito, lui demande de l’aide pour une entreprise frauduleuse: voler de l’argent à la banque pour acheter des Reichsmark, la monnaie officielle du Troisième Reich. Pepita, l’infirmière sexy de Mainzel, sera chargée de convaincre Riofrio.

 

Séance 2 : 17h

Problemas personales de Manolo Sarmiento et Lisandra Rivera (2002, 72 min)
Fuyant la crise économique en Équateur, en 1999, Antonio, Jorge et Geovany, trois Équatoriens, arrivent à Madrid, à la recherche d’un travail. Antonio monte un business de fin de semaine, florissant ; Jorge attend sa régularisation dans la chambre étroite qu’il partage avec d’autres compatriotes, et Geovany erre autour de la ville à la recherche d’un emploi. Au fil du temps, les dilemmes affleurent. Antonio refuse de retourner dans son pays qui est devenu, pour lui, une terre sans avenir ; Jorge reviendra après avoir réalisé son rêve, et Geovany ne pense qu’à son retour en Équateur. Un an plus tard, la vie va leur imposer un autre destin. Pour eux, le temps est venu de prendre des décisions importantes.

 

Séance 3 : 19h30

La Grille de César
La Grille de César

Le Grill de César (El grill del César) de Darío Aguirre (2013, 88 min)
Darío, le réalisateur, est le fils de César, propriétaire du restaurant qui donne son nom au film. Darío habite en Allemagne. Un beau jour, il reçoit un appel de son père (qui ne lui avait jamais téléphoné d’Équateur) pour lui demander une aide financière car son restaurant, « Los pinchos de César », est en faillite. Dario est végétarien, il pratique la méditation et le yoga, et déteste le football. César, lui, possède un restaurant de viande grillée, vit au jour le jour et est fan des matchs du dimanche. Deux mondes différents sont obligés de se comprendre lorsque Darío retourne en Equateur pour essayer d’aider son père. Le film devient un voyage dans le for intérieur des protagonistes, chargé d’émotion, de jovialité et de moments poignants.

Burundanga d’Anaïs Ruales (2014, 23 min)
Pablo tourne en rond dans ce village pluvieux et dans le parc d’attraction où il travaille. Ce qu’il veut c’est partir, et cette fois-ci, tous les moyens sont bons pour y parvenir.

 

Jeudi 23 octobre

Séance 1 : 17h

Tinta Sangre AFF

Tinta sangre de Mateo Herrera (2013, 95 min)
Un portrait de la ville de Quito à travers six idylles reliées par le hasard, et sous forme de comédie noire. Les protagonistes du film sont la ville, ses personnages et ses mondes intérieurs. Les amours et les haines comme fil conducteur d’un film rythmé par une question: Pourquoi désigne-t-on par “amour” ce qui est, en réalité, une addiction?

 

Séance 2 : 19h30

Les Secrets de Blomberg
Les Secrets de Blomberg

Les secrets de Blomberg de Rafael Barriga (2014, 52 min)
Un regard sur l’Équateur du vingtième siècle à travers l’oeuvre de l’explorateur suédois Rolf Blomberg. Le matériel d’archive qui compose ce documentaire est formé de ses livres et de ses films, de ses photographies et de ses illustrations. Blomberg est arrivé en Équateur en 1934 pour étudier les îles Galápagos et le destin l’a fait revenir tant de fois qu’il a fini par s’installer à Quito, faisant de cette ville son quartier général. Il a exploré l’Équateur comme peu l’ont fait et a créé une oeuvre complexe et émouvante dont la relecture, aujourd’hui, nous offre un portrait inédit de notre pays.

 

Vendredi 24 octobre

Séance 1 : 17h

El conejo Velasco de Pocho Álvarez (2014, 126 min)
Équateur. Septième décennie du siècle dernier du second millénaire. Une époque sombre, de bruits de bottes et de délires modernisateurs, de dictatures et de manifestations massives pour la réforme agraire, pour la construction du mouvement indigène, pour l’unité des ouvriers et des paysans, pour l’unité politique de la gauche et la construction de sa propre pensée. Période de mobilisation et de rêves. La mémoire profonde d’une génération des femmes et des hommes se réactive avec l’évocation du nom de Fernando “Conejo” Velasco. Son souvenir réveille cette époque de lapins (conejos en espagnol), le temps de l’espoir et de la rupture, de la construction et du changement, de la réflexion et de la lutte pour le socialisme dans un pays ivre d’or noir au cours des hasardeuses années soixante-dix du XXe siècle.

À mi-chemin
À mi-chemin

À mi-chemin (Medio camino) d’Adrián Balseca et Tomás Astudillo (2014, 16 min)
Emblème de l’industrialisation lors du “boom pétrolier”, l’Andino Miura 77, une vieille voiture qui fut le dernier modèle de la première automobile assemblée en Équateur, est remorquée de différentes manières à travers le pays. Cet objet nostalgique nous mènera le long des sentiers du supposé boom économique de l’Équateur, avant d’arriver jusqu’aux portes d’un ancien musée.

 

Séance 2 : 19h30

silencio-en-la-tierra-de-los-suec aff

Silencio de la tierra de los dueños de Tito Molina (2013, 94 min)
Depuis la mort de son mari, une vieille dame vit seule dans une maison où règne le silence et la solitude. Elle a appris à faire de la routine sa meilleure compagnie et se réfugie dans la foi. Seuls ses rêves lui permettent de s’échapper de ces quatre murs vers un pays magique et hors du temps, où la mer parle sans mots. Ainsi se déroulent ses journées, entre le réel et le rêve … jusqu’au jour où un chien errant frappe à sa porte.

L’orbite du cerf (Cometa en órbita) de Naya Kuu (2014, 21 min)
Jonathan, un jeune de 16 ans originaire de Colombie, est analphabète et n’a guère fréquenté l’école. La violence familiale l’a fait fuir Cali pour gagner Guápulo, un quartier bohème de la ville de Quito. La personnalité curieuse de Jonathan lui fait découvrir la poésie, la mer, l’amitié, et lui fait aussi se demander pour combien de temps son attirance pour le monde sensible va lui permettre de se maintenir en orbite. Le film est un portrait subtil d’une réalité crue de l’Amérique latine.

 

Soirée de clôture au Cinéma Saint-André des Arts (30 rue Saint-André-des-Arts, métro St Michel) au tarif de 6,50 € le samedi 25 octobre à 20h30 avec le film en présence de son réalisateur Juan Carlos Donoso qui discutera avec le public suivi d’un rendez-vous au bar LE NESLE (22 rue Dauphine) pour fêter la fin de cette 4ème édition de la Semaine.

 

Adresse de la manifestation :

Instituto Cervantes (métro George V)
7, Rue Quentin Bauchart
75008 París

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici