Nos voisins, les hommes

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Nos voisins, les hommes

Nos voisins, les hommes,

USA : 2005
Titre original :
Réalisateur : ,
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : United International Pictures (UIP)
Durée : 1h25
Genre : Animation
Date de sortie : 5 juillet 2006

Globale : [rating:1][five-star-rating]

Le titre sonnait comme un mauvais Disney, la bande-annonce semblait dévoiler tous ses gags, le résultat est malheureusement du même niveau… La mauvaise période peut débuter.

Synopsis : Le printemps est de retour ; la tortue Verne et ses amis sortent d’un long sommeil hivernal. Mais, entre-temps, ô surprise, une grande « chose » verte a poussé à l’orée du bois et envahi leur domaine. Surgit alors le raton laveur RJ, jamais à court de combines et d’explications. Il s’agit, leur dit-il, d’une HAIE, destinée à protéger le domaine enchanté du « Bien-être », habité par les Humains, ces créatures d’un genre particulier qui vivent pour manger, au lieu de manger pour vivre. Le pusillanime Verne, qui se méfie de RJ, se convainc que lui et sa famille doivent rester de ce côté-ci de la haie – on n’est jamais mieux que sous sa carapace. Mais l’habile RJ persuade les hôtes du bois qu' »ailleurs l’herbe est plus verte », et qu’ils n’ont rien à craindre de leurs nouveaux voisins…

Nos voisins, les hommes

Alors que les films d’animation sont en pleine ébullition au cours année 2006 (pas moins de 18 films sortis en France cette année-là), voilà que sort le second film DreamWorks de l’année. Alors que le premier, Souris City, concurrence directement le Ratatouille de Pixar et s’offre une belle réputation, l’autre ne peut être que pointé du doigt pour son incompétence totale à être un bon film, tout simplement…

Un ratage haut en couleurs

Très librement adapté du comics trip américain « Over the Hedge » qui mettait en scène Verne la tortue philosophe et RJ le raton laveur bordélique, Nos voisins les hommes ne conserve donc que le titre et sa légère signification originale pour délivrer un long-métrage d’un peu plus d’une heure destiné UNIQUEMENT aux enfants. Les plus grands, fans de l’humour irrévérencieux de FourmiZ (dont on se demande comment l’un des réalisateurs a pu accepter de co-signer ici un tel projet) ou de celui, débridé de Shrek et Madagascar, s’ennuieront ferme dans cette mésaventure certes colorée et moralisatrice mais trop gamine pour clairement convaincre.

Le pitch : des animaux de la forêt découvrent les joies (et les dangers) de la vie citadine, incités par un raton laveur espiègle habitué à ce genre de vie mouvementée. Ils vont faire face à une mégère défendant les droits de la communauté de son quartier et à un exterminateur caricatural (lorgnant du côté de celui de Lucas fourmi malgré lui soit dit en passant) tout en volant de la nourriture pour leur prochaine hibernation. Point. Vous n’y croyez pas ? Et c’est pourtant tout ce qu’on aura à se mettre sous la dent pendant l’intégralité du long-métrage, les quelques personnages principaux étant stéréotypés, aux personnalités mille fois abordés (l’écureuil surexcité, la féministe intrépide, le dandy trouillard) et au scénario plus que rébarbatif.

Nos voisins, les hommes

Que c’est long 1h15 !

Plus proche d’un épisode de dessin animé TV que d’un puissant long-métrage ciné (nom de dieu, c’est signé DreamWorks quand même !), Nos voisins les hommes est un plantage de 80 millions de dollars. A l’instar de Garfield, l’adaptation d’une BD humoristique aux scénarios courts (les gags tiennent sur quelques cases) et au lieu unique ne peut concrètement pas donner un film du même gabarit. On n’est donc pas surpris de voir les scénaristes en rajouter pour donner plus d’ampleur au projet, multipliant les personnages tout en étoffant un tant soit peu l’intrigue (la malbouffe c’est pas bien et l’écologie c’est important). Mais cela ne suffit pas à faire de cette adaptation une réussite, surtout de la part d’un grand studio.

Facile, déconcertant de niaiserie et de blagues navrantes (ça voltige dans tous les sens, ça se fait taper par des gosses, etc…), Nos voisins les hommes ne peut s’adresser qu’aux gamins de moins de 6 ans avides d’animaux parlants, d’histoire simples et de gags peau de banane. Et ce ne sont pas les « prestigieux » doubleurs français (Clovis Cornillac, la chanteuse Jenifer et le comique Laurent Gerra) qui viendront rendre le film plus attrayant. Projet casse-gueule empreint de facilités et de flemmardises multiples, Nos voisins les hommes ne plaira donc qu’aux tout petits et provoquera aux autres un profond ennui. Ces derniers iront plutôt s’éclater sur des productions moins gnan-gnan comme Monster House, Cars, Souris City ou encore même Happy Feet, toutes sorties la même année et de bien meilleure qualité. Sans aucun doute le plus mauvais film produit par DreamWorks.

Résumé

Avec sa morale poussive, son humour trop accessible et sa galerie de personnages aux airs de déjà-vu, ce 12e long-métrage des rivaux de Pixar ne peut non seulement pas rivaliser avec les productions du genre sortis au même moment, ni franchement rester mémorable. Une déception qui possède heureusement une excellente animation.

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