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À la une DVD News — 14 décembre 2018
Noël approche : une sélection de coffrets DVD pour les fêtes

Les fêtes de Noël approchent à grands pas, et comme tous les ans, les éditeurs vidéo français participent à la liesse générale et s’invitent dans votre salon, entre le foie gras et la bûche pâtissière. Vous n’aviez pas d’idée afin de faire plaisir à Tonton Roger, ou au petit dernier, dont la passion première semble être de vous glisser son doigt mouillé dans l’oreille en déclamant des vers de Maître Gims ou d’Aya Nakamura ?

Heureusement, et semblent s’être donné le mot afin de vous aider à trouver le coffret DVD idéal, celui qui saura faire plaisir à toutes les générations de cinéphiles qui peuplent à coup sûr votre famille ! On a sélectionné pour vous quatre coffrets qu’on a choisi de destiner à une tranche d’âge en particulier. Mais comme chacun le sait, le cinéma n’a pas d’âge, et il se pourrait bien que le coffret qu’on a décidé de réserver à Mamie Marceline fasse aussi le bonheur de Jul-Kevin, le cadet de la tribu… Du grand cinéma populaire à prix modique, pour les petits et pour les grands !

 

 

Pour les plus petits, de 0 à 5 ans

On a opté pour la délirante saga L’âge de glace, disponible dans un coffret Intégrale 5 DVD sous les couleurs de 20th Century Fox !

Coffret 5 DVD L’âge de glace – L’intégrale des 5 films, prix indicatif : 15 €

Succès surprise en 2002, L’âge de glace était un film d’animation visuellement convaincant, mais narrativement paresseux. Construit comme une suite de sketches assez décousus, dont les ressorts comiques étaient aussi éculés que ses personnages, le premier film de la saga, initié par Chris Wedge et Carlos Saldanha a néanmoins engendré rien de moins que quatre films supplémentaires en l’espace de 14 ans, tel un « fond de pension » pour les studios d’animation Blue Sky.

Néanmoins, depuis le troisième épisode en 2009, on sent une volonté des scénaristes de resserrer un peu le récit autour de véritables intrigues, afin d’éviter aux films de la série de se disperser avec ses personnages, et de lier entre elles les séquences par un véritable fil rouge. De fait, les films de la saga L’âge de glace ressemblent toujours un peu à une suite de sketches (essayez de déterminer de quel épisode est tirée telle ou telle séquence, tiens), mais on doit au moins reconnaître aux auteurs d’avoir tenté de lier les séquences les unes aux autres, en faisant par exemple interagir les segments consacrés à Scrat et ceux consacrés à Sid, Manny et les autres.

Bref, L’âge de glace demeure une saga d’animation familiale et glogalement sympathique, même si on la réservera plutôt aux plus petits. Car même si l’ensemble est très joli visuellement parlant, plutôt habilement mis en scène et globalement parfaitement exécuté, les plus de 12 ans trouveront difficilement à vibrer, à s’émouvoir (ou même à rire) des aventures de Manny, Diego et Sid.

 

 

Pour les petits et grands enfants, de 5 à 15 ans

On partira plutôt sur un coffret placé sous le signe du divertissement « conscientisé », avec le coffret 2 DVD réunissant les films d’animation (2008) et (2018), édité par 20th Century Fox.

Coffret 2 DVD Ferdinand + Horton, prix indicatif : 15 €

En 2008, Horton marquait véritablement une « date » clé de l’histoire des studios d’animation Blue Sky, dans le sens où c’était la première fois où même si le film était adapté de l’œuvre du Dr. Seuss, le studio parvenait à faire preuve d’une belle et réelle créativité, prenant le spectateur à revers pour lui proposer du neuf, du drôle et de l’inédit. Pour les amoureux de cartoons déjantés à la Tex Avery, la vraie réussite de Horton ne se situera ni dans son voice casting (pourtant indéniablement réussi) ni dans le fait que le récit soit adapté de ce bon vieux Dr. Seuss, mais bien dans le rythme, dans la créativité et dans le soin apporté aux gags du film. De mémoire de cinéphile, on n’avait pas été confronté à un tel timing de précision, à un sens du gag si développé et si constant -malgré la frénésie indéniable de certaines séquences- depuis Les vacances des Tiny Toons (1992) ou l’ahurissant Bobo Bidon (1989) mettant en scène Roger Rabbit. Si le film s’octroie quelques passages de calme relatif afin de mieux poser son intrigue et ses personnages, les gags arrivent de façon régulière, et font toujours mouche : le spectateur n’arrête pas de se bidonsker, parfois franchement admiratif devant les moyens déployés pour faire rire le public (les différents types d’animation se succèdent avec bonheur). Bref, si l’on pourra déplorer quelques courts passages à vide dans la narration, le spectateur ne pourra que se révéler admiratif devant tant de créativité mise au service de l’humour.

Quant à Ferdinand, c’est notre rédacteur en chef Pascal Le Duff qui en parlait le mieux : « Les créateurs de L’âge de glace et Rio adaptent Ferdinand, le conte pour enfants de Munro Leaf publié en 1936, déjà mis en images par Disney deux ans plus tard dans un court-métrage de belle facture. (…) La passion numéro uno des Espagnols, la corrida, en prend pour son grade dans cette charge piquante, même si le sujet est en réalité l’aspiration à assumer sa propre personnalité malgré les pressions de ceux qui veulent vous pousser à vous conformer aux attentes extérieures. Ne pas devenir quelqu’un d’autre que celui que vous êtes profondément peut être un sacré défi dans certains contextes. (…) L’auteur de l’ouvrage affirmait vouloir avant tout écrire simplement une bonne histoire que son ami pourrait illustrer mais son interdiction en Espagne, en Italie ou en Allemagne à l’époque de sa publication souligne bien que le message de paix qu’il véhicule n’était pas anodin. Au-delà de ces nobles intentions, ce film d’animation est sacrément animé, avec quelques grands moments dont la mise à sac, spectaculaire mais involontaire, d’une foire, un exercice de funambule admirablement exécuté dans un magasin de porcelaine ou une poursuite débridée au cœur de Madrid. Le scénario ménage des instants de contemplation et des silences significatifs pour mettre en valeur certains gags parfois délirants et une réelle poésie. Gentil et tendre, Ferdinand n’est pourtant pas mièvre, capable de devenir féroce par accident mais aussi pour défendre les plus faibles que lui, ou ses idéaux. Même s’il ne formule pas ses actes de résistance aussi clairement, ce qui ne fait qu’accentuer sa sincérité. Son geste le plus fort ne se joue pas dans la reproduction de la violence, mais dans sa capacité à résister à l’appel du sang, malgré les broncas de la foule. »

 

 

Pour les nostalgiques du cinéma des années 90, de 15 à 40 ans

On vous propose un retour sur la franchise Maman, j’ai raté l’avion (Home alone aux États-Unis), franchise un peu oubliée de nos jours mais que semble bien décidé à remettre sur le devant de la scène, avec un coffret 4 DVD nous proposant « l’intégrale » de la saga, soit les quatre premiers films.

Coffret 5 DVD Maman, j’ai raté l’avion ! L’intégrale des 4 films, prix indicatif : 20 €

Réalisés en 1990 et 1992 par Chris Colombus, sur des scénarios signés par le cultissime John Hughes, Maman, j’ai raté l’avion et sa suite Maman, j’ai encore raté l’avion sont devenus, au fil des années et des rediffusions télé, deux petits classiques indémodables de la comédie familiale. Ces deux premiers films étaient portés par la personnalité du jeune Macaulay Culkin, qui incarnait Kevin McCallister, adorable petit diable blond au visage d’ange – on notera que la part obscure de Macaulay Culkin serait utilisée quelques années plus tard par Joseph Ruben dans Le bon fils (1993). Ouvertement cartoonesques, très rythmés et déployant des trésors d’imagination dans les pièges tenus à des bandits de pacotille, les films de la saga Maman, j’ai raté l’avion s’avèrent d’excellents divertissements familiaux, pleins de bons sentiments et très influencés par le dessin animé. A partir du troisième film, Culkin ne sera plus de la partie, laissant la place à Alex D. Linz qui incarnera un autre enfant espiègle aux prises avec des cambrioleurs dans Maman, je m’occupe des méchants ! (Raja Gosnell, 1997), film ayant la particularité d’également mettre en scène Scarlett Johansson, alors âgée de 13 ans. Dans le quatrième film Maman, je suis seul contre tous (qui était en fait destiné à une diffusion sur le câble), retour au personnage de Kevin McCallister, incarné cette fois par le jeune Mike Weinberg. La franchise a également donné naissance à un cinquième film en 2012, toujours à destination du câble US et intitulé Maman, la maison est hantée – cet épisode est absent du coffret, mais il y a fort à parier pour qu’il ne s’agisse pas là d’une grande perte pour votre cinéphilie.

Pour l’anecdote, et afin de démontrer à quel point les premiers Maman, j’ai raté l’avion ont pu marquer les enfants des années 80/90, on notera que le comédien Philippe Lacheau (né en 1980), de la fameuse « Bande à Fifi », a affirmé dans une interview qu’il avait essayé de reproduire les pièges du film, et que ceux-ci ne fonctionnaient pas dans la réalité. Il a cité entre autres les glissades sur des petites voitures, le poids d’un corps humain étant trop important pour un petit jouet de ce type…

 

 

Pour les amateurs de ciné « naphtaline », de 40 à 99 ans

Ce sont certes trois films, mais avant tout trois immenses classiques en tous points indispensables que l’on trouvera dans le coffret 3 DVD Audiard / Lautner édité par Gaumont.

Coffret 3 DVD Audiard / Lautner : + + , prix indicatif : 15 €

On ne vous fera pas l’affront de revenir dans le détail sur chaque film dont est composé le coffret, que tout cinéphile qui se respecte se doit d’avoir vu au moins une fois dans sa vie ; évoquons juste rapidement Les tontons flingueurs, classique parmi les classiques du cinéma français. S’il n’est probablement ni le plus maîtrisé ni même le plus drôle parmi les nombreux films qu’auront signé, en tandem, Georges Lautner et (les deux autres films du coffret sont probablement à la fois plus ambitieux d’un point de vue formel, mais également plus drôles), Les tontons flingueurs est néanmoins rapidement entré dans la « légende » du cinéma français, et demeure encore aujourd’hui une comédie bien tenue, à l’impact durable et aux punchlines souvent hilarantes. Tourné en 1963, c’est-à-dire durant une époque où la Nouvelle Vague était tout doucement en train de révolutionner les habitudes des spectateurs français, Les tontons flingueurs se posait en représentant qu’un certain « classicisme » formel made in France, même si Georges Lautner se permettait, au détour d’une séquence ou deux, quelques audaces très inhabituelles : on pense par exemple à la scène de l’accident de voiture au début du film, quand Lino Ventura rend visite à « Tomate », ou bien sûr à la dernière séquence dans la maison, avec les coups de feu et bruits de silencieux, directement héritée des cartoons à la Chuck Jones ou Tex Avery.

Toujours aussi réjouissant plus de cinquante ans après sa sortie, Les tontons flingueurs est devenu un classique, un de ces films inusables réunissant toujours autant de nostalgiques à chaque rediffusion à la télévision. Ne serait-ce que lors de sa dernière diffusion le 7 janvier 2018 sur France 2, le film de Lautner a à nouveau obtenu 15,9% de parts de marché, ce qui représentait ce soir-là presque quatre millions de personnes. Un sacré tour de force pour un film multi-rediffusé depuis de nombreuses années !

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles