Les sorties du 26 août 2015

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De très loin, le film de la semaine est le nouveau long-métrage de Patrick Wang, (3/5), un drame étonnant, intime, sublimé par une mise en scène originale. Le cinéaste américain est vraiment un cinéaste prometteur dont nous avons hélas manqué In the family que nous nous empresserons de rattraper dès qu’il sera reprogrammé quelque part. On dit ça, on dit rien…

les secrets des autres 01

Tout le monde a eu peur de (1,5/5) ou presque pour l’une des dernières semaines calmes (en nombre de nouveautés) avant la rentrée cinématographique de la fin de l’été. En plus de la Palme d’or sur laquelle nous avons de grosses réserves malgré quelques qualités ici ou là écrasées par des éléments de scénarios très gênants. Autre sortie pas trop recommandable, mais alors pas du tout même, le débile, idiot, inutile Hitman 47 (1/5), même pas drôle, juste raté avec des effets spéciaux dignes de ceux de Lockout, anthologique production Besson (non coupable sur ce Hitman… attendez, j’vérifie quand même… nope, ça va, j’ai failli accuser à tort…).

Ensuite, deux sorties reliées par leur niveau d’appréciation proche, c’est à dire ni vraiment positif ni vraiment négatif, en gros une indifférence après leur vision, même pas un net rejet comme ces deux précédents exemples. Dans (2,5/5), quelques idées visuelles et de l’absurde dans la deuxième partie (le nettoyage d’un cadavre, la visite à un poste de police désert) mais un peu trop de vide dans la première, plombée par une certaine apathie, un refus de la narration systématique qui vire à un sentiment d’ennui. La scène où une jeune femme se rafraîchit en se vidant une canette de coca sur le corps n’a pas beaucoup de sens. Ça colle quand même un peu, non en pleine chaleur ? Et en plus, ça rafraîchit moyen. Ça sent un peu trop l’idée d’un auteur qui ne respecte pas la réalité de ses personnages. (2/5) s’inscrit dans une même thématique que Paradis : Amour de Ulrich Seidl mais avec hélas beaucoup moins de cinéma pour mettre en images le sujet devenu commun de ces occidentaux d’âge mûr se tapant des petits jeunes dans une contrée lointaine et pauvre. Géraldine Chaplin est lumineuse, subtilement pathétique dans son impossibilité à vivre librement loin de son ancienne vie mais les réalisateurs se reposent un peu trop sur elle pour palier la superficialité de leur propos. Certains plans et certaines situations nous rappellent Touki Bouki de Djibril Diop Mambéty mais ce drame n’en possède pas la même force poétique et politique.

Enfin, il y a aussi Zac Efron DJ et du skateboard en RDA, sympa, ça sûrement comme double programme mais pas vus ! Côté reprises un classique radical destiné à la télévision anglaise et devenu grand moment de cinéma, d’Alan Clarke à qui on doit aussi Elephant qui inspira Gus Van Sant et révéla Ray Winstone, ici tout jeune et un tour de force d’Alberto Sordi, veule et pathétique, dans (3,5/5), titre d’une juste ironie pour décrire ce petit homme irrécupérable.

Un héros de notre temps affiche

de Marten Persiel (Allemagne, Documentaire, 1h30)

Dheepan de Jacques Audiard (France, Drame, 1h54), avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby (on en parle ici)

Les Dollars des sables de Israel Cárdenas et Laura Amelia Guzmán (République Dominicaine, Drame, 1h25), avec Geraldine Chaplin, Yanet Mojica et Ricardo Ariel Toribio

d’Aleksander Bach (Etats-Unis / Allemagne, Action, 1h25), avec Rupert Friend, Zachary Quinto, Hannah Ware, Ciarán Hinds, Thomas Kretschmann, Angelababy et Jürgen Prochnow


Les Mille et une nuits – L’Enchanté de Miguel Gomes (Portugal, Conte, 2h05), avec Crista Alfaiate

Les Secrets des autres de Patrick Wang (Drame, 1h43), avec Wendy Moniz, Trevor St. John, Oona Laurence (critique)

Ventos de Agosto de Gabriel Mascaro (Brésil, Drame, 1h17), avec Dandara de Morais et Geová Manoel dos Santos

de Max Joseph (Etats-Unis, Comédie dramatique), avec Zac Efron, Emily Ratajkowski, Wes Bentley, Jonny Weston, Shiloh Fernandez, Alex Shaffer, Jon Bernthal et Alicia Coppola

Les reprises :

Scum d’Alan Clarke (Grande-Bretagne, 1979, Drame, 1h38), avec Ray Winstone, Mick Ford et Julian Firth
Un héros de notre temps de Mario Monicelli (Italie, 1955, Comédie, 1h25), avec Alberto Sordi, Franca Valeri et Giovanna Ralli

avec aussi Bud Spencer dans son tout premier rôle...
avec aussi Bud Spencer dans son tout premier rôle…

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