Gang de requins

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Photo de Gang de requins de Eric Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman

Affiche de Gang de requins de Eric Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman

USA : 2004
Titre original :
Réalisateur : , ,
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : United International Pictures (UIP)
Durée : 1h40
Genre : Animation
Date de sortie : 13 octobre 2004

Globale : [rating:3][five-star-rating]

La guéguerre entre Pixar et n’en finit pas et, après FourmiZ et 1001 Pattes, c’est au tour du Monde de Nemo d’être en proie à un sérieux rival. Toutefois, si le tout premier film de la firme surpassait largement son alter-ego Pixar, Gang de requins est loin de l’être autant vis-à-vis du chef-d’œuvre sorti l’année précédente…

Synopsis : Oscar, un jeune poisson bavard et affabulateur, assiste accidentellement à la mort d’un dangereux requin. Il profite de la situation pour se faire passer pour un grand chasseur de squales. Mais il ignore que le requin en question était le fils de Don Lino, le chef des requins-gangsters…

Photo de Gang de requins de Eric Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman

Quand DreamWorks s’attaque au monde sous-marin, ce n’est pas pour qu’un père y recherche ardemment son rejeton. Dans Gang de requins, le récif est une cité cruelle où les plus faibles se font becter par les plus forts, en l’occurrence ici la mafia représentée par lesdits poissons aux dents acérées. Mais cette règle d’or, le jeune laveur de baleine Oscar n’en a que faire : baratineur de première endetté jusqu’au cou, il va saisir l’opportunité de devenir enfin quelqu’un en se faisant passer pour un tueur de requins en vantant la mort accidentelle de l’un d’eux. Ce qu’il ne sait pas, c’est que le fameux squale n’était autre que le fils du plus gros parrain de l’océan : le terrifiant Don Lino…

Nemo contre Oscar

L’histoire n’est pas vraiment originale, certes. Toutefois, en se replaçant dans le contexte (on est dans un film d’animation principalement pour gosses), force est d’admettre que le scénario s’avère génial en soi, cette histoire de grosses magouilles mafieuses dans l’océan étant tout bonnement bien fendarde. De plus, outre la trame de base, nous faisons face à une excellente représentation de notre monde dans l’océan avec ces gros bonnets, ces blacks hyper-cool ne rêvant que de gloire et d’argent et toute une galerie de personnages hilarants retranscrits ici avec une certaine dérision (les méduses sont des rastamen, la présentatrice américaine Katie Couric devient ici Katie Current et Sykes, le poisson porc-épic capable de se gonfler pour hérisser ses piquants, fait ici de l’aérophagie quand il est stressé).

Doté d’un humour acéré et peuplé de références nombreuses et multiples telles que des répliques cultes empruntées à Scarface, Le Parrain ou encore Raging Bull, le long-métrage nous entraîne dans une véritable parodie des films de mafieux doublée par une pléiade d’acteurs ayant touché de près au genre. Nous avons donc l’inévitable Robert De Niro, son réalisateur fétiche Martin Scorsese mais aussi Michael Imperioli ou encore Vincent Pastore qui, avec leur léger accent italien naturel, interprète avec malice leurs personnages virtuels comme ce fut déjà le cas avec FourmiZ. De l’autre côté, nous avons Oscar, notre héros typé black américain avec ses manières cool et son phrasé stylé, doublé et bien inspiré graphiquement par Will Smith (qui d’autre ?). Il est rejoint par la plantureuse Angelina Jolie, la déjantée Renée Zellweger et par l’inénarrable Jack Black, tous campant des protagonistes proches de leurs personnalités respectives.

Photo de Gang de requins de Eric Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman

« You said ‘What’ first ! »

Les dialogues sont, eux, délectables, Gang de requins possédant une dizaine de dialogues instantanément cultes tel que le fameux « What What ? » entre Don Lino et Sykes, uniquement appréciable en anglais, comme la plupart des répliques et autres références du film. Car le 10e film des studios DreamWorks possède hélas un doublage français certes de qualité mais en rien comparable à sa version originale, les dialogues prenant un autre impact voire un tout autre sens en anglais (le fameux « Say hello to my little friends » inspiré de Scarface devenant en VF « Dis bonjour à ma bande de copains »). Ainsi et au final, Gang de requins n’est drôle qu’en version originale, d’où un avis mitigé quant au film. Les répliques et autres références étant nettement plus amusantes en anglais qu’en français, on ne peut pleinement adhérer au long-métrage qui, malgré ses légers défauts, reste globalement une très bonne comédie d’animation.

Résumé

Micmac dans le récif pour un petit poisson qui voyait un peu trop en grand… Gang de requins est un long-métrage hilarant (en anglais uniquement, j’insiste) qui ravive la flamme des productions DreamWorks basée sur un humour adulte, des références cinématographiques subtiles et une histoire originale (ou presque).

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Soylz82LUlE[/youtube]

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