Festival : RCC 2015, cérémonie de clôture

0
302
 hector 10

La cérémonie de clôture

Samedi soir : de nouveau le Théâtre Croisette, de nouveau la foule des grands jours, de nouveau une présentation rondement menée par Gérard Camy et Gilles Schneider, de nouveau un accueil en musique avec la formation de jazz Sunny Swing, « réduite » cette fois ci à 13 musiciens. Une seule projection avant le film de clôture : un court métrage réalisé par des élèves des lycées de Cannes dans le cadre des masterclass de la semaine et mettant en scène organisateurs, membres du jury et autres protagonistes de ces . Bien entendu, la proclamation du palmarès représentait le moment fort de cette soirée. Rappelons que huit films étaient en compétition dans le Panorama des Festivals. Aucune surprise concernant le Prix du public : ce qu’on entendait à la sortie des salles montrait qu’un film avait, comme on dit, créé le buzz et c’est donc ce film, La Passion d’Augustine, qui a été plébiscité par le vote des spectateurs. Beaucoup plus surprenant, le Prix François-Chalais du scénario est allé au film tunisien A peine j’ouvre les yeux : nous avions parlé au sujet de ce film de scénario maladroit et de très nombreux spectateurs partageaient ce jugement. Quant au Grand Prix du Jury, c’est , le premier film du photographe britannique , qui a été choisi : le film est excellent, le choix ne peut donc guère être discuté, même si on peut regretter que A Second Chance, le film de Susanne Bier, reparte bredouille des . En fait, avec ses rebondissements inattendus, c’était sans doute ce film qui présentait le scénario le plus riche et le plus intéressant.

je compte sur vous 4


C’est avec , deuxième réalisation du comédien Pascal Elbé, que c’est achevée la soirée. Dans son premier film, Tête de Turc, Pascal Elbé s’était montré courageux et talentueux en choisissant un sujet délicat (comment vivre ou travailler dans une banlieue difficile ?) et en évitant le discours moralisateur qu’on aurait pu craindre. A l’aune de ce premier film très réussi, l’honnêteté oblige à reconnaître que représente une régression pour le réalisateur. Cette fois ci, le sujet n’est pas délicat, il est difficile. En effet, le thème de l’arnaque a déjà été traité de nombreuses fois au cinéma et les comparaisons peuvent s’avérer dangereuses pour tout réalisateur se lançant sur ce chemin. De plus, les arnaques que nous décrit Pascal Elbé, tout inspirées qu’elles soient par des faits réels, sont tellement « alambiquées » que leurs descriptions prennent un temps fou et finissent par lasser le spectateur. Reste la distribution, avec , Julie Gayet, , , , et : solide chez les femmes, moins solide chez les hommes ! Nous reviendrons très prochainement sur ce film qui va sortir le 30 décembre.

je compte sur vous 5


LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici