Festival de Gérardmer 2016 : 2e jour

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Festival de Gérardmer 2016 - FantasticArt - Fantastique - horreur

Voilà que sonne l’arrivée du deuxième jour… il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille! Bien évidemment, l’équipe de Critique-Film n’a pas eu la bonne idée d’emporter dans son sac à dos de fortune, un parapluie qui aurait été le bienvenu pour l’occasion. Ne nous arrêtons pas sur ces détails un brin trop secondaires, puisque nous avons assisté à une très belle deuxième journée du Festival International du Film Fantastique de Gerardmer. And now, ladies and gentlemen, nous allons vous présenter ci-dessous, nos pépites (ou pas) du jour!

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Bone Tomahawk de S. Craig Zahler

Synopsis : 1850. Dans la paisible ville de Bright Hope, quelque part entre le Texas et le Nouveau-Mexique, une mystérieuse horde d’Indiens en quête de vengeance kidnappent plusieurs personnes

Notre critique 4/5 :

Rare exemple de western gore, ce premier long-métrage de son réalisateur possède une maîtrise fascinante dans la caractérisation de ses personnages, soutenu activement par un casting aux petits oignons, de Kurt Russell en shérif obstiné à Patrick Wilson en mari déterminé à tirer sa femme des griffes d’une étrange tribu en passant par Matthew Fox, dandy à la gâchette facile et Richard Jenkins en adjoint à la langue bien pendue, les dialogues étant délicieusement imagés !  Une rencontre brillante entre La Prisonnière du Désert et Cannibal Holocaust. A la vision d’une telle claque cinématographique, l’on se demande pourquoi il ne sort pas en salles, Les Huit Salopards ayant prouvé que le western   a encore sa place sur grand écran, surtout avec l’interprète culte de Snake Plissken.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=EE1KJUDJIb4[/youtube]

the_shamers_daughter de Kenneth Kainz

Synopsis : Au royaume de Dunark, Dina est la descendante d’une longue lignée de Shamers, ces sorciers capables de lire dans les pensées de chacun et d’en révéler les secrets les plus honteux. Lorsque la famille royale est sauvagement assassinée, Dina est appelée à la Cour afin de faire parler le suspect que tout semble accuser. Elle réalise rapidement que, sous ce meurtre, se cache en réalité une machination visant à renverser le trône. Cette découverte la condamne alors à fuir, en ayant à ses trousses tous les soldats et tous les dragons du royaume…

Notre critique 1/5 :

est un conte enfantin danois semblant, à lui tout seul, porter une croix bien lourde sur ses épaules en éprouvant les pires difficultés du monde à exister dans un Festival du Genre Fantastique. Sans ambition (budget de 7,5 millions de dollars) et sans relief, il est digne d’un téléfilm que nous pouvons regarder, les doigts de pieds en éventail avant la dinde de Noël.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=GuqQOTsEGCI[/youtube]

The Witch Robert Eggers de Robert Eggers

Synopsis : 1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

Notre critique 4/5 :

Ce film envoutant se pose sur la base d’une histoire de sorcière très classique au 17ème siècle. Une famille fanatique vivant dans une « Petite Maison dans la Prairie » voit son quotidien bouleverser. La désintégration des croyances familiales et religieuses marquée par deux phénomènes : l’éclosion d’une adolescente, et l’apparition d’une sorcière.

Autre critique 1,5/5 : Les avis sont partagés. Les deux Julien adorent, Pascal a plus de réserves (1,5/5), guère envoûté par l’empathie nulle pour ces personnages qui se divisent sur fond de soupçon de sorcellerie. Les accusations et invectives se répètent du style «c’est toi la sorcière / non, c’est toi». À la limite du ridicule dans certaines séquences, un ressenti aggravé par la volonté de l’auteur de baser ses dialogues sur des retranscriptions de procès d’époque sans le moindre recul.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=iAJmcN7MPCk[/youtube]

Southbound de Roxanne Benjamin de Roxanne Benjamin

Synopsis : Dans un désert américain, le long d’une route abandonnée, des voyageurs épuisés – deux hommes en fuite de leur passé, un groupe de rock au féminin en route vers son prochain concert, un homme perdu qui souhaite rentrer chez lui, un frère à la recherche d’une sœur depuis longtemps disparue et une famille en vacances – doivent affronter, au cours de cinq histoires cauchemardesques, leurs peurs les plus terribles et leurs plus sombres secrets.

Notre critique 2,5/5 :

Un film avec des sketchs de qualité inégale formant pourtant un « tout » cohérent. C’est gore, c’est tranchant, c’est bruyant, mais on peut se demander s’il a sa place dans la Compétition, mais plutôt en séance de minuit). Une boucle sans fin, qui tourne en boucle sans fin, tournant en boucle sans fin…

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=skNeUjtjD6Y[/youtube]


Silent Night de Steven C. Miller

Synopsis : C’est la veille de Noël à Cryer, une petite ville du Wisconsin. La shérif adjointe Aubrey Bradimore apprend que son collègue a disparu et qu’elle va devoir le remplacer. La ville attend un nombre record de Pères Noël pour son grand défilé de Noël, et le shérif Cooper a besoin d’elle. Dans une maison non loin de là, un mystérieux Père Noël se lance dans une série de meurtres en s’attaquant aux habitants qu’il juge « mauvais »…

Notre critique 2/5 : Drôle d’idée de faire un remake d’un film relativement culte des années 80 (Douce Nuit, Sanglante Nuit) sans y ajouter la moindre once de personnalité. Ce qui est d’autant plus décevant qu’il est dirigé par le réalisateur du brillant home invasion The Agression Scale. Une œuvre de commande où Malcolm McDowell est en roue libre en shérif (contemporain, ici) caricatural à l’excès. L’enquête menée par les flics du petit patelin où sévit ce Père Noël Père La Morale est d’une profonde stupidité, avec des incohérences qui ne sont même pas drôles, mais seulement pénibles. Tourné il y a déjà trois ans, ce film aurait pu rester inédit.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=2jidTlcqJoE[/youtube]

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