Comédie Critiques de films — 06 novembre 2012
Femme ou Démon

affiche

États-Unis : 1939
Titre original : Destry Rides Again
Réalisateur : George Marshall
Scénario : Felix Jackson, Henry Myers, Gertrude Purcell
Acteurs : ,
Distribution : –
Durée : 1h34
Genre : Comédie, Western
Date de sortie : 05 juin 1945

Globale : [rating:1][five-star-rating]

Le film est la seconde adaptation d’un roman – de Max Brand – qui en connut quatre à ce jour entre 1932 et 1954. George Marshall réalisa d’ailleurs l’ultime version «Destry». Il a donc suscité l’intérêt des producteurs et des scénaristes.

Synopsis : Bottelneck est sous la coupe d’un joueur, escroc et tricheur qui avec la complicité du maire, s’approprie les fermes et les terrains de la région.Tom Destry est appelé pour rétablir l’ordre.

 

Un western atypique

Entre comédie et  drame, assez atypique dans l’univers du western en oubliant les grands espaces au profit des lieux clos (saloon, prison, maison de Mme Canahan….) ou des simples rues de la petite bourgade, et en multipliant les rôles féminins, le film affiche une réelle originalité. Malgré tout il peine quelque peu à trouver son équilibre et  n’arrive pas à captiver suffisamment pour ne pas laisser prise à un léger ennui.

En fait les éléments intéressants n’ont été probablement que modèrement exploités par Georges Marshall.  Réalisateur de plus de 100 films sur 55 ans de carrière, il apparaît comme un honnête metteur en scène sans en tout cas ici le petit coup de génie qui rendrait ce « femme ou démon » inoubliable.

 

Les acteurs avant tout

La distribution française a affublé le film d’un titre assez absurde pour capitaliser sur le personnage de femme fatale de Marlène Dietrich. Le titre original « Destry rides again » mettait lui le personnage de James Stewart au premier plan.

Et c’est effectivement Destry joué par James Stewart qui est au coeur du film.

Marqué par la mort de son père, redresseur de torts, tué d’une balle dans le dos, Destry se fait une loi de pratquer la non violence et délaisse les armes au profit de l’intelligence, de la tactique et de la stratégie.

Dans un far-west où seul le feu fait la loi, il détonne furieusement, est la risée des uns et des autres avant même de passer pour un couard et un vendu aux escrocs qui mettent la ville sous coupe réglée.

Il faut bien le reconnaitre, Marlène Dietrich joue essentiellement les utilités, plus bouclée qu’un mouton sous l’orage, moulée dans des robes d’entraineuse ou dans des costumes de cow-boy improbables plus ou moins patronne de bar, maitresse et complice  du voyou spoliateur des fermiers, chanteuse  à ses heures, elle tombe amoureuse du paisible Destry et lui sauve la vie avant de mourir – fort gracieusement – dans ses bras. Et si elle joue toujours excellemment de ses oeillades prometteuses elle n’est plus magnifiée par la caméra de Sternberg. Elle offre cependant une remarquable bagarre dévastatrice avec la femme d’une de ses victimes de poker qui fait date dans sa filmographie.

Mischa Auer ou Georges Winninger tirent leur épingle du jeu dans des rôles pas si secondaires finalement.

 

Résumé

Se laisse voir certes mais quand même sans grand intérêt.  

 

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Eric

Cet article a été rédigé par Eric Becart, Rédacteur de Critique Film.