Critique : Zootopie

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zootopie affiche

Etats-Unis, 2016
Titre original :
Réalisateur : , et
Scénario : , Phil Johnston
Acteurs : , , (voix vo)
Distribution : The Walt Disney Company France
Durée : 1h48
Genre : Animation
Date de sortie : 17 février 2016

Note : 3/5

Le nouveau film d’animation Disney fait dans l’anthropomorphisme et traite avec humour différents sujets afin de faire comprendre à nos chères petites têtes blondes qu’il faut croire en ses rêves, ne pas faire d’un cas une généralité et ne pas s’attacher aux apparences.

Synopsis : Judy Hopps, jeune lapine, part pour la ville de afin de réaliser son rêve : devenir policière. Mais comme c’est la première lapine à souhaiter un tel métier, elle va devoir se battre et montrer qu’elle en est capable en résolvant une affaire d’enlèvement grâce à l’assistance d’un renard escroc, Nick Wilde.

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Une animation qui a du chien

La première chose qui frappe (ou griffe) dans , c’est la qualité de l’animation. Les animaux sont très biens modélisés, ils sont tous tangibles dans ce monde où les humains n’existent pas. La différence de taille entre les différents animaux est bien rendue et on sent presque le poids de chacun, de la minuscule musaraigne au gigantesque éléphant. Cette animation va de plus permettre plusieurs blagues notamment avec les paresseux (élément de promo du film) qui se déplacent réellement au ralenti. L’humour est d’ailleurs à la fois le point fort du film et à la fois le point faible (nous y reviendrons en fin de critique). Les blagues fusent tout au long de l’histoire et se basent la plupart du temps sur les différences instinctives des animaux. Ces derniers, bien que se comportant comme des humains, ne peuvent s’empêcher d’agir quelques fois comme des animaux. Je prends pour exemple, la désopilante scène avec les loups qui se sentent obliger de hurler lorsqu’ils entendent un de leurs congénères le faire. Ces instincts vont justement rentrer en compte avec la morale du film qui tente de nous faire comprendre que ce n’est pas parce qu’on est carnivore qu’on est dangereux pour la société. Dit comme cela ça paraît bizarre mais ça a du sens dans le film. En gros, il ne faut pas faire d’amalgame et ne pas s’appuyer sur des stéréotypes. Car on peut devenir danseur même si on est très large et imposant. J’adapte, vous l’aurez compris.

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Des personnages poilants

Les deux protagonistes, Judy Hopps et Nick Wilde, sont bien construits et ont chacun leur parcours de vie qui va influer sur leur manière de voir la société. Ils sont doublés par et en version originale. Ces acteurs parviennent parfaitement à donner corps à ces boules de poils. tient même un rôle de gazelle chanteuse et signe une chanson de la B.O. qui est très entraînante. a bien avancé dans sa carrière depuis son rôle dans la série The Wire car il joue ici un buffle chef de police renfrogné avec une voix toujours aussi charismatique.

Par rapport à l’intrigue du film, elle tient la route et fait même penser au monde du jeu vidéo. Je m’explique. Lorsque Judy arrive à , elle traverse les différentes zones de la ville. Ces zones font toutes penser à des mondes de Mario. Nous avons le désert, la toundra, la forêt, etc. Durant l’enquête, la lapine et son assistant contraint à la suivre vont traverser chacune de ces zones. Cette construction du récit permet de lui donner une structure et fonctionne avec l’idée que les animaux ont chacun leurs lieux d’habitation respectifs.

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Un humour de paresseux

Hélas, le film peine sur certaines blagues. Nous sommes en 2016 et donc nous avons déjà vu passer bon nombre de dessins animés traitant d’animaux anthropomorphes, en conséquence certains passages se sentent venir ou ont déjà été vus trop de fois. Par exemple, un passage fait référence au film «Le parrain» lorsque les protagonistes se retrouvent confrontés au chef d’une mafia un peu spéciale. Après, ce n’est pas un problème pour les enfants qui n’ont pas la même culture. Cela dit, d’autres blagues sont juste éculées, le personnage mignon qui s’avère être un vrai loubard avec une grosse voix, c’était déjà dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?

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Conclusion

est un bon divertissement porteur d’un joli message pour petits et grands qui ne prétend pas révolutionner son sujet (les animaux anthropomorphes). Il parvient tout de même à faire rire avec des blagues qui font souvent mouche.

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