Avatar

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photo 3D Imax d'Avatar de James Cameron

L'affiche 3D Imax d'Avatar de James Cameron

USA : 2009
Titre original :
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Distribution : Twentieth Century Fox France
Durée : 2h42
Genre : Science fiction, Aventure
Date de sortie : 16 décembre 2009

Globale : [rating:5][five-star-rating]

Onze ans. C’est le temps qu’il a fallu à pour se remettre du succès interplanétaire d’un certain et de sortir son nouveau film. Entre temps le monsieur aura tout de même réalisé quatre documentaires de plus ou moins bon acabit sur les fonds marins (à l’exception de traitant l’anéantissement de Pompéi), preuve s’il en est que le bonhomme est sacrément passionné de l’élément eau, qu’il sublima déjà en 1989 dans son formidable . Pour son nouveau film, Jim nous promet une révolution technologique. Il faut dire qu’il est un peu coutumier des révolutions pour avoir réalisé ledit , et Terminator 1 et 2 bien sûr. Alors, esbroufe visuelle ou nouveau film culte ? La réponse en critique.

Synopsis : Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l’atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme , qui permet à des  » pilotes  » humains de lier leur esprit à un , un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces s sont des hybrides créés génétiquement en croisant l’ADN humain avec celui des Na’vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d’, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d’infiltration auprès des Na’vi, devenus un obstacle trop conséquent à l’exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na’vi, sauve la vie de Jake…

photo 3D Imax d'Avatar de James Cameron

Visuellement bluffant, scénaristiquement classique

Pour un film comme il est important de dissocier le fond de la forme. La forme est en effet tellement hallucinante qu’il faut prendre le temps d’analyser l’histoire à part. Visuellement donc que dire de si ce n’est que la révolution attendue est effectivement là : les effets visuels atteignent un tel degré de perfection que l’on n’a pas besoin d’imaginer que tout cet univers est réel pour le croire, tellement il y a une précision minutieuse aux détails. En cela la 3D apporte vraiment beaucoup, offrant une perspective et une profondeur de champ hallucinante: on a le vertige en hauteur, on chasse les insectes de notre main dans la jungle de Pandora (une réussite totale soit dit en passant, tant sur les effets de couleurs, les plantes, les créatures, et bien sûr les fameux Na’vis), et on a l’impression de vivre l’action de l’intérieur. L’immersion est totale. Les petits gars de chez Weta ont bossé dur et ça se voit. Visuellement donc on passe 2h40 incroyables. A ce sujet, si vous le pouvez, privilégiez la 3D, vous y perdriez énormément en 2D. D’autant plus que a apporté avec lui une vraie révolution en salle, obligeant nombre d’exploitants à s’équiper en numérique et avec le fameux système RealD, très utilisé aujourd’hui. La France a d’ailleurs fait exemple de pionnier dans cette révolution car elle fait partie des pays qui ont le plus équipé leur parc de salles pour . Pour preuve 258 salles l’ont diffusé en 3D sur 720, dont certaines salles indépendantes.

Sur le fond maintenant c’est là que peut-être pointe une légère déception, déception toute relative comme le film est grandiose quoiqu’il en soit, c’est une évidence. L’histoire est moins originale qu’attendue, on retrouve par exemple beaucoup du film Danse avec les Loups – et ce n’est pas une petite référence – le tout à la sauce SF. Le film est une grande fresque épique mais les tenants et aboutissants sont éculés, on est en terrain connu. Autre petite ombre au tableau la musique du pourtant très doué James Horner, malheureusement trop effacée et sans grand thème notable. Le casting est globalement bon, mention spéciale à Sigourney ‘Ripley’ Weaver vraiment géniale. Bref un grand moment de cinéma de toute façon, qui a présagé une nouvelle ère dans l’histoire de cette industrie.

photo 3D Imax d'Avatar de James Cameron

Une ressortie en Imax 3D

s’est même permis une ressortie en salle presque un an après sa sortie originale. Pour cette reprise en grande pompe, le film s’est offert neuf minutes supplémentaires, l’occasion de revoir ce merveilleux film et d’en ressaisir toute la beauté, dans l’impressionnant format IMAX 3D s’il vous plaît ! En soit il est évident que les producteurs ne le ressortent pas pour un intérêt artistique quelconque, c’est bien d’argent, nerf de la guerre, dont il est question ! D’autant plus que si peu de minutes rajoutées sont noyées dans la masse des 2h41 préexistantes. A noter quand même de plus amples explications dans les dialogues, des plans rallongés, une scène de chasse incroyable, la fameuse scène de sexe version longue, et la mort de Tsu’Tey. Donc certes il ne fût pas essentiel de repasser par la case ciné, mais pour tout ceux qui étaient passés à côté en décembre 2009 (si si, il y en a) et pour tous les fans un peu moutons, une occasion de replonger avec délice et émerveillement dans le monde fantastique de Pandora.

photo 3D Imax d'Avatar de James Cameron

Un BluRay de haute volée

Pour en finir sur ce film sorti il y a deux ans et qui, vous l’aurez compris, aura plu à l’auteur de ses lignes, revenons brièvement sur le superbe coffret BluRay édité par la Fox. Une édition collector qui comprend trois versions du film, notamment une rallongée et inédite de seize minutes dans un transfert irréprochable pour peu que vous ayez l’équipement adéquat chez vous. Les bonus ne sont pas en reste puisque vous pourrez découvrir entre autres 45 minutes de scènes coupées et un colossal making-of de 1h40 le tout en HD BluRay. Et un troisième disque est présent pour encore enrichir les modules du second. Avouons-le, voir un maître comme penser son film sur des bonus à un côté orgasmique.

Résumé

Un chef d’œuvre d’inventivité visuelle, montrant si l’on en doutait que est un vrai technicien cherchant toujours à se dépasser, et un créateur d’univers. Si on pourra reprocher un scénario un peu déjà-vu, le plaisir ressenti est intact.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=cA5a1RHcvH4[/youtube]

1 COMMENTAIRE

  1. Je suis d’accord avec toi concernant le graphisme, rien à redire mais le scénario est vraiment trop simpliste et m’a totalement gâché le film.

    Avatar n’a pas été la révolution tant attendue pour ma part et reste une grosse déception qui me conforte dans mon idée que Cameron sait mettre en scène d’énorme film aux budget colossaux mais qu’il lui manque une âme d’artiste.

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