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À la une Dossiers News — 07 septembre 2018
50 trésors cachés du cinéma chapitre 3/5

Tu t’ennuies durant cette torpeur estivale ? Les blockbusters à venir te laissent totalement indifférents ? Tu as déjà vu 4 fois Les Indestructibles 2 et revu 12 fois Ready Player One ? Les news concernant Marvel te donnent envie de fracasser ton smartphone de rage contre un mur ? Calme-toi, l’ami ! Pour combler ton impatience et ta monotonie, ton site favori te suggère 50 œuvres méconnues de ton Art préféré, 50 petites pépites à déterrer pour les plus curieux et téméraires des cinéphages de France et de Navarre, dans tous les genres et époques. Bonnes découvertes !

Horrors Of The Black Museum, d’Arthur Crabtree (1959)

Un an après le couronnement de la Hammer via son adaptation de Dracula immortalisant la carrière d’acteur de Christopher Lee, sort cette petite anomalie dans la production horrifique des années 1950. Un film certes daté, mais au charme fou si l’on est amateur du genre, contant la traque de Scotland Yard et d’un journaliste sur un tueur assassinant ses proies avec un sadisme certain. Surprenant à son époque pour la cruauté de ses scènes horrifiques, un précurseur méconnu du cinéma bis italien des années 1960 et des films gore de Hershell Gordon Lewis.

The Collector, de William Wyler (1965)

Nous sommes au milieu des années 1960. L’âge d’or de Hollywood semble se terminer, tant cette industrie ne semble plus en phase avec son public. De nombreuse super-productions se plantent lamentablement au box-office, et plusieurs metteurs en scène de cette époque bénie du cinéma américain terminent, tels John Ford ou Frank Capra. William Wyler, ayant signé l’apogée du Hollywood classique avec Ben-Hur, nous apporte alors en 1965 son testament cinématographique : cet étonnant thriller tourné en Angleterre, mettant en scène seulement deux acteurs, l’un kidnappant et séquestrant l’autre comme un papillon. 3 ans avant le Théorème de Pasolini, l’immense talent de Terence Stamp est révélé dans le rôle de ce jeune homme inhibé, collectionneur de papillons, séduisant et mystérieux à la fois.

Les Lèvres Rouges, de Harry Kümel (1971)

Delphine Seyrig, immense égérie de la Nouvelle Vague et du cinéma européen, ayant tourné sous la direction d’Alain Resnais, François Truffaut, Luis Bunuel, Chantal Akerman (l’inoubliable Jeanne Dielman), également militante féministe remarquée à cette époque, ici dans un vraie curiosité, devenue culte chez les fantasticophiles : un film d’horreur tourné en Belgique, film de vampires érotique mettant en scène la comtesse Bathory, dont la légende dit qu’elle se baignait dans le sang de jeunes filles vierges assassinées afin de garder sa jeunesse. Une œuvre horrifique à l’atmosphère inoubliable, et une des plus originales variations du mythe de Dracula, sublimée par la partition de François De Roubaix, compositeur culte des 70’s.

Mais Ne Nous Délivrez Pas Du Mal, de Joël Séria (1971)

Joël Séria, véritable électron libre français du cinéma français. Avant les mythiques Galettes de Pont-Aven où un inoubliable Jean-Pierre Marielle tente de redonner un sens à sa vie, et Marie-Poupée où André Dussolier entame une liaison fétichiste avec une femme-enfant, Séria s’inspire de son enfance (10 années passées dans une institution religieuse) et signe ce premier long-métrage au parfum de souffre et de scandale : l’histoire de deux jeunes filles à l’aube de l’adolescence, pensionnaires religieuses, passant leur temps à brocarder la religion et à provoquer des hommes car elles ont décidées de consacrer leur vie à faire le mal et vénérer Satan. Interdite à l’époque, aujourd’hui réputée pour sa transgression chez les cinéphages, une œuvre poétique et provocatrice à la fois, inspirée de l’affaire Parker-Hulme, immortalisée par Peter Jackson dans son magnifique Heavenly Creatures.

La Cabina, d’Antonio Mercero (1972)

Pas de doute, l’Espagne et son cinéma d’horreur et fantastique sont trop peu connues dans nos frontières hexagonales. Ces 35 minutes sont l’occasion de rattraper partiellement cette lacune ; soit l’histoire étrange, entre humour noir et terreur, d’un pauvre quidam enfermé dans une cabine téléphonique d’un rouge singulier au milieu de barres d’immeuble d’un blanc immaculé. Un petit bijou de surréalisme, récompensé internationalement, entre dénonciation du régime franquiste et épisode de La Quatrième Dimension.

Zero Woman : Red Handcuff, de Yukio Noda (1974)

Allez, hop ! Pour se détendre entre deux films «sérieux » ou austères, rien de telle que de la bonne exploitation, du bon cinoche bis nippon. Les Menottes Rouges est l’archétype du film populaire produit par Nikkatsu dans les 70’s : sexe, violence, interprétation frisant le grand-guignolesque, mise en scène iconique et outrancière, rythme qui ne défaille pas. Ici, une policière n’hésitant pas à user de ses charmes et affublé d’une paire de menottes rouges meurtrières pourchasse les ravisseurs de la fille d’un ministre. Brutales et délurées, 80 minutes idéales pour les bisseux en manque de sensations fortes.

F For Fake, d’Orson Welles (1975)

Alors qu’un film inédit du maître américain responsable de Citizen Kane débarque prochainement sur NetFlix, le tant attendu The Other Side Of The Wind, c’est l’occasion de découvrir ce curieux « documentaire » ou « film-essai ». Welles, l’homme qui n’aime pas trop les voleurs et les fils de putes (https://www.youtube.com/watch?v=neL2wcQ-X9I), muni de son grand talent de conteur, mène ici deux enquêtes : l’une sur Elmyr De Hory, faussaire anglais spécialiste des tableaux post-impressionnistes; l’autre sur Clifford Irving, journaliste-romancier, auteur d’un livre sur Howard Hughes, le milliardaire invisible et mythique. Auréolé d’un montage à la perfection millimétrée, une réflexion sur la fiction, l’illusion et la magie.

La Traque, de Serge Leroy (1975)

Jean-Pierre Marielle, Jean-Luc Bideau, Michael Lonsdale, Michel Constantin et Philippe Léotard dans un survival français ? Si, si, ça existe, c’est sorti en 1975, ça se passe en pleine forêt, et ils sont beaucoup moins sympathiques que dans le sketch des Inconnus, croyez-moi ! Chasseurs de la bonne société locale, ils traquent cette pauvre Mimsy Farmer, agressée sexuellement par Marielle et Léotard, afin d’acheter son silence. Une œuvre de Serge Leroy, cinéaste populaire des années 1970, qui attend toujours sa sortie sur un quelconque support physique, après avoir été plusieurs fois annoncé. D’ici là, choppez les rip VHS et autres enregistrements TV disponibles assez facilement sur le net et découvrez un des meilleurs films de genre français des années 1970.

Simple Mortel, de Pierre Jolivet (1991)

Oui, il y a du cinéma fantastique et de science-fiction en France ! Après avoir co-scénarisé le premier long-métrage de Luc Besson, Le Dernier Combat, Pierre Jolivet, entre deux comédies et succès populaires, signe cette fable onirique sur un linguiste obligé par des êtres mystérieux d’accomplir des missions communiquées par des signes que lui seul peut déchiffrer. Jouant sur une angoisse parfaitement dosée et une absence complète d’effets spéciaux, un long-métrage d’une efficacité redoutable, que n’aurait pas renié le Jacques Tourneur des années 1940. Une petite perle du cinéma de genre made in hexagone.

Hated : GG Allin And The Murder Junkies, de Todd Phillips (1993)

Le dernier punk authentique de tous les temps, le seul peut-être. Avant de filmer les pitreries de camarades en pleine gueule de bois dans sa trilogie Very Bad Trip, Todd Phillips signe ces 50 minutes folles, hallucinantes sur un artiste halluciné : G.G. Allin, chanteur de punk rock hardcore, dont la production discographique est moins connue que ses frasques sur scène, consistant en automutilations, actes de violence sur le public et autres transgressions dont on vous laisse la surprise. Une personnalité hors normes, ayant effectuée plusieurs séjours en prison, captée par le réalisateur avant la mort du chanteur d’une overdose, à l’âge de 36 ans.

Save The Green Planet !, de Jang Joon-Hwan (2003)

Quoi de mieux que la Corée pour terminer ? Bijou trop peu connu du cinéma du matin calme des années 2000, projeté dans différents festivals français puis sorti discrètement en vidéo, le métrage jouit d’un culte de plus en plus grandissant dans le cercle des cinéphiles asiatiques malgré son échec au box-office local. Normal, tant cette histoire d’un loser kidnappant un important PDG qui cacherait en fait le chef de malfaisants aliens voulant envahir la Terre accumule genres, enchaîne les ruptures de ton et changements d’ambiance. Entre science-fiction et thriller paranoïaque, drame et humour noir, un voyage au bout de la folie dont on ne ressort pas indifférent.

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Auteur

David Huriot

Cet article a été rédigé par David Huriot, rédacteur de Critique-film.fr