DVD — 30 janvier 2014
Test DVD : No Pain No Gain

no pain no gain dvd cover

Etats-Unis : 2013
Titre original : 
Réalisateur : Michael Bay
Scénario : Christopher Markus, Stephen McFeely d’après Pete Collins
Acteurs : , , , ,
Éditeur : Paramount
Durée : 2h09
Genre : Action, Comédie, Drame
Date de sortie cinéma : 11 septembre 2013
Date de sortie DVD/BR : 15 janvier 2014

[five-star-rating]

Synopsis :  À Miami, Daniel Lugo, coach sportif, ferait n’importe quoi pour vivre le « rêve américain » et profiter, comme sa clientèle fortunée, de ce que la vie offre de meilleur : maisons de luxe, voitures de course et filles de rêve… Pour se donner toutes les chances d’y arriver, il dresse un plan simple et (presque) parfait : enlever un de ses plus riches clients et… lui voler sa vie. Il embarque avec lui deux complices, Paul Doyle et Adrian Doorbal, aussi influençables qu’ambitieux. NO PAIN NO GAIN s’inspire de l’histoire incroyable mais vraie de ces trois kidnappeurs amateurs qui, à la recherche d’une vie meilleure, se retrouvent embarqués dans une série d’actes criminels qui dégénèrent rapidement… Rien ne se déroule jamais comme prévu.

no pain no gain_bronzage

Le film

[rating:4]

Michael Bay, l’homme qui aime les explosions et les couchers de soleil, délaisse quelques peu sa saga Transformers pour réaliser ce qui sera sans doute son film le plus maîtrisé, le plus abouti, et le plus jouissif à ce jour. Se présentant comme une sorte de suite spirituelle à sa saga des Bad Boys, le Bay prend à contre-pied le spectateur en lui proposant une antithèse parfaite du rêve américain. Autant le reconnaître de suite, No Pain No Gain ressemble souvent à un foutoir sans nom. Déjà tous les tics de cinéastes qu’on déteste tant sont là, du ralenti idiot, en passant par le coucher de soleil ou la caméra vomitive qui bouge à cent à l’heure. Ensuite le scénario paraît tellement absurde, les situations tellement abracadabrantesques qu’on se demande où on veut nous emmener. Pourtant, et c’est surement ce qu’il y a de plus fascinant dans cette histoire, le réalisateur s’amuse à nous rappeler en permanence que son film est adapté d’une histoire vraie (jusqu’à la présence de cartons insérés au cours du film) ! Et là, ce qui aurait pu être un nanar devient d’un coup un film fascinant sur une société qui se fourvoie et qui parodie elle-même ce fameux « rêve américain ». Cette mince frontière entre navet et film de comédie dramatique est l’argument le plus fascinant que Michael Bay expose pendant 2h. Bien sûr on se doute que le réalisateur n’a pas voulu faire de No Pain No Gain une étude sociologique poussée, son film reste très cool, très exagéré mais aussi très drôle. Il a voulu se faire plaisir et il nous amuse presque autant qu’il nous interpelle dans l’exposition de ce fait divers orienté vers la connerie. Dwayne Johnson en est sûrement la révélation, sorte de gros nounours un peu bêta facilement influençable et irrésistible. Oui le réalisateur se moque clairement des imbéciles et vient frapper l’épaule de son public d’un air condescendant. Mais comment faire pour ne pas se rire d’eux ? Le fait qu’un réalisateur si mainstream que Bay dénonce un système bling bling dont il est clairement un digne représentant reste l’argument le plus couillu pour que vous alliez découvrir No Pain No Gain en salles !

Lire la critique complète.

 No pain no gain_explosion

Le DVD

[rating:3]

Niveau technique la copie est impeccable, même si on préférera évidemment le master sur Bluray. La colorimétrie très riche de No Pain No Gain mérite au moins ça ! Au programme des suppléments de cette édition :

Toujours une histoire vraie : l’affaire fait les gros titres (11′)

Un retour aux sources : le point de vue de Michael Bay (9′)

Niveau bonus, pas grand chose à se mettre sous la dent malheureusement. Le making-of n’est pas inintéressant, il revient sur le fait que le film s’inspire d’une histoire vraie. Ou comment le rêve américain peut virer au cauchemar. Des prémices du projet, en gestation depuis de longues années jusqu’au tournage, avec en prime l’intervention des acteurs parlant de leur rôle. Et le second module est totalement adressé à la gloire de Michael Bay, présenté comme l’un des plus grands réalisateurs d’Hollywood, et explique son choix de s’intéresser à des films plus modestes. Pas vraiment transcendant.

No Pain No Gain n’est pas un film tout public dans la mesure où il ne devrait pas plaire à tout le monde, même si le retour de Michael Bay à un projet moins ambitieux (et onéreux) est très réussi : l’absurdité du fait réel lui donne l’occasion de faire dans le débile décomplexé. L’édition DVD est correcte même si on aurait apprécié un peu plus de features, moins axées sur le promotionnel.

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Nicolas B

Cet article a été rédigé par Nicolas Balazard, Responsable adjoint de Critique Film. Twitter : @NicoBalazard

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