Test Blu-ray : Winning Time – Saison 1

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Winning Time


États-Unis : 2022
Titre original : Winning Time – The Rise of the Lakers Dynasty
Création : Max Borenstein, Jim Hecht
Acteurs : John C. Reilly, Jason Clarke, Gaby Hoffmann
Éditeur : HBO
Durée : 9h30 environ
Genre : Série TV, Sport, Comédie
Date de sortie DVD/BR : 5 octobre 2022

L’histoire professionnelle et personnelle de l’équipe de basket-ball des Lakers de Los Angeles dans les années 1980, l’une des dynasties les plus réputées et triomphantes du monde du sport, une équipe qui a marqué son époque, tant sur le terrain qu’en dehors…

La saison

[4/5]

Ce n’est un secret pour personne : alors que les français se passionnent pour le football, la NBA en revanche n’a jamais réellement déchainé les foules dans l’hexagone, à l’exception d’une (large) brochette d’aficionados et de quelques férus de paris sportifs. Décalage horaire et culturel oblige, le basket US est donc chez nous plutôt un loisir de niche, et c’est tout pile à cette niche que s’adresse Winning Time, et le timing choisi par HBO pour la sortie de la première saison de la série en vidéo est optimal, dans le sens où il permettra aux fans de basket américain de patienter en attendant la reprise de la NBA le 18 octobre.

Créée par Max Borenstein et Jim Hecht pour HBO, la série Winning Time est basée sur un livre de Jeff Pearlman intitulé « Showtime : Magic, Kareem, Riley, and the Los Angeles Lakers Dynasty of the 1980s ». La première saison suit l’équipe des Los Angeles Lakers à partir de la fin 1979 et au fil des années 80, et met naturellement en scène des stars de la NBA de l’époque telles que Magic Johnson (Quincy Isaiah) ou Kareem Abdul-Jabbar (Solomon Hughes). Et l’un des points forts du show est bien de replonger le spectateur dans l’ambiance folle de ces années durant lesquelles les Lakers dominaient le game avec un talent et une classe dont beaucoup d’équipes sportives ne peuvent que rêver. Mais la domination athlétique et sportive de l’équipe n’était qu’une partie de l’image de marque des Lakers, et Winning Time tente de retrouver la petite histoire au sein de la grande…

Winning Time commence avec l’achat des Lakers par Jerry Buss (John C. Reilly) et nous proposera de suivre au fil des épisodes la transformation de l’équipe et de son style. Cependant, ne vous attendez pas à un biopic classique, ni à la narration plan-plan qui caractérise souvent les récits adaptés d’histoires vraies : dès les premières minutes du show, la série fera le choix de faire s’écrouler le fameux « quatrième mur », avec un Jerry Buss s’adressant directement au public et lui exposant ses plans afin d’acheter une équipe de basket. Cette technique est utilisée tout au long des dix épisodes de la première saison de Winning Time, et grâce aux différentes technologies utilisées pour filmer la série, qui dynamisent constamment le show, chaque épisode s’avérera un véritable plaisir 100% fun à suivre, même si vous n’aimez pas le basket, et même si les éléments narratifs nous sont parfois amenés de façon décousue et/ou volontairement comique. Les excès de l’époque sont en effet l’objet de scènes assez drôle, mais le show parvient également de temps en temps à développer des passages d’émotion sincère, notamment dans les interactions du personnage de Magic Johnson avec sa famille.

En parallèle avec la trajectoire ascendante de l’équipe, Winning Time suit également les méthodes de marketing révolutionnaires de Jerry Buss qui ont fait de la NBA ce qu’elle est aujourd’hui. De fait, la série tend forcément un peu à dépeindre l’ancien propriétaire du club, Jack Cooke (Michael O’Keefe), comme un abruti, toujours en train de gueuler sur sa secrétaire Claire Rothmann (Gaby Hoffmann) – une femme au sujet de laquelle Jerry perçoit presque automatiquement qu’elle a plus de perspicacité que Cooke n’en a jamais eu. Claire Rothmann jouera en effet par la suite un rôle de plus en plus important dans l’organisation des Lakers, et surtout du marketing autour des événements en direct et des retransmissions télévisées. La série pose ça là de façon habile, sous-entendant que cette nouvelle organisation événementielle a peut-être pu influencer certaines stratégies de jeu…

Mais si Winning Time s’impose comme une telle réussite, c’est AUSSI grâce à son casting, composé d’acteurs vraiment excellents : outre John C. Reilly et Gaby Hoffmann, on aura également le droit à des valeurs sûres telles qu’Adrien Brody, Sally Field, Michael Chiklis, Julianne Nicholson, Jason Clarke, Rob Morgan ou Jason Segel. Anecdote amusante : le légendaire meneur de jeu Norm Nixon est interprété à l’écran par son fils, DeVaughn Nixon. On notera par ailleurs que le plaisir devrait être prolongé prochainement, la série ayant été renouvelée pour une deuxième saison.

Le coffret Blu-ray

[4/5]

C’est sous les couleurs de HBO qu’a débarqué il y a quelques jours cette première saison de Winning Time en coffret Blu-ray. Les dix épisodes du show affichent un rendu soigné, d’une belle précision globale. Les couleurs sont éclatantes, naturelles et bien saturées. Côté son, la VO encodée en DTS-HD Master Audio 5.1 propose une spatialisation très dynamique et immersive. Équilibré, le mixage intègre parfaitement la musique, et la clarté générale sert tout à fait les enjeux de la série. Les surrounds sont régulièrement sollicités, de même que le caisson de basse, qui aide à distiller par touches discrète une ambiance assez remarquable : c’est du beau travail. Pour de simples raisons artistiques, on privilégiera naturellement la version originale à sa petite sœur la version française, néanmoins proposée dans un solide mixage Dolby Digital 5.1.

Du côté des suppléments, on trouvera presque une heure et demie de suppléments divisés en de courtes featurettes disséminées sur les trois disques composant ce coffret Blu-ray de Winning Time – Saison 1. Pour chaque épisode, on trouvera un « forum » d’une durée allant de 6 à 8 minutes environ, qui permettra aux acteurs et aux membres de l’équipe de s’exprimer sur l’épisode en question (50 minutes au total). C’est très vivant et souvent amusant, et les différents sujets donneront la parole à Quincy Isaiah, Max Borenstein, Adam McKay, Rodney Barnes, Jason Clarke, Jim Hecht, DeVaughn Nixon, Gabby Hoffman, Jason Segel, le Dr Solomon Hughes, Adrien Brody, Tamera Tomakili, Hadley Robinson, Sally Field et John C. Reilly. Le reste des featurettes sera composé d’une courte visite sur le tournage (3 minutes), d’une partie de basket entre Solomon, Quincy et DeVaughn (2 minutes), d’un sujet consacré à l’émission « Showtime » (2 minutes), d’une visite guidée du plateau par John C. Reilly (3 minutes), de quelques images de l’entrainement des acteurs (1 minute), d’un focus sur les costumes de la série, créés par Emma Potter (4 minutes), d’une rencontre avec le concepteur de la production Richard Toyon (1 minute) et d’un entretien avec le décorateur Argya Sadan (2 minutes). L’ensemble est donc très complet et informatif !

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