Pink Floyd : The Wall

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Pink Floyd : The Wall

Pink Floyd : The WallPink Floyd : The Wall

Royaume-Uni : 1982
Titre original : Pink Floyd : The Wall
Réalisateur : Alan Parker
Scénario : Roger Waters
Acteurs : Bob Geldof, Christine Hargreaves, James Laurenson
Distribution : Metro Goldwyn Mayer
Durée : 1h40
Genre : Drame, musical
Date de sortie : 14 juillet 1982

Globale : [rating:4][five-star-rating]

Pink Floyd : The Wall est un film musical réalisé en 1982 par Alan Parker, réalisateur, compositeur, scénariste et producteur britannique. Il repose sur le double album du même nom du célèbre groupe Pink Floyd. Cinquième film du réalisateur, le film à la fois étonnant et effrayant, traitant des sujets lourds, est une réussite totale !

Synopsis : Sentant sa personnalité défaillir, Pink, une star du rock se crée un mur derrière lequel il trouve refuge et se croit protéger du monde extérieur. Mais le mur, tout d’abord protecteur, s’avère constitué d’évènements importants de la vie de Pink : la mort de son père durant la guerre, sa mère trop protectrice, les innombrables humiliations de ses professeurs ainsi que l’échec de son mariage le plongeant dans l’alcool, la drogue et la dépression. Des briques qui finissent par étouffer Pink jusqu’à la mener aux portes de la folie.

Pink Floyd : The Wall

Les origines du film

Tout commence par un incident survenu lors d’un concert que donne le groupe au Stadium Olympique de Montréal en 1977. Un groupe de spectateurs un peu trop agités, sans doute sous l’emprise de drogues empêche les musiciens de se concentrer. Au bout d’un moment, Roger Waters, le chanteur et bassiste du groupe s’emporte et crache sur l’un d’eux. A partir de cette altercation, le leader du groupe se rend compte qu’un mur invisible s’est dressé entre lui et son public. Une image qu’il décide de concrétiser sous la forme d’un film.

Une étrangeté envoûtante

Tout au long du film, on découvre différentes techniques d’animations ; des prises de vue réelles aux animations réalisées à partir de dessins, en passant par des visions saccadées et rapides, Pink Floyd : The Wall ne nous laisse aucun répit et nous envahit bien vite dans d’un univers qui dérange. On comptera parmi les plus sombres détails le “héro” se noyant dans son propre sang, des métamorphoses écoeurantes et des visages masqués et inquiétants ainsi que les nombreux dessins de Gerald Scarfe, animés par des monstres tous plus angoissants les uns que les autres.

Pink est pris de folies passagères et de dédoublement de personnalité, nous sommes spectateurs de sa schizophrénie et ce, sans bien comprendre parfois (par exemple lorsqu’il s’imagine leader d’un groupe néo-fascite, tout en rappelant le nazisme et prônant haine et intolérance.) Des visions que dont on ne comprend pas toujours la présence et qui ajoute au film une étrangeté inquiétante.

On ne peut également pas nier la présence de la sublime musique du groupe Pink Floyd qui anime la quasi-totalité du film ; en effet, il y a très peu de dialogues et lorsque ceux-ci pointent leur nez, ils sont souvent très brefs. Dans le film figurent presque toutes les chansons présentes dans l’album The Wall. Chaque chanson est traduite et nous raconte l’histoire de cette étoile du rock dans sa plongée en enfer. Elle est, à mon sens, l’un des éléments phares du film et dégage un telle puissance que même angoissante, on reste envoûté par cet OVNI du cinéma des années 80.

Pink Floyd : The Wall

Un film qui dérange

Bien qu’animé par la musique grandiose, une ambiance pesante flotte au dessus de chaque seconde du film ; la solitude de Pink dès sa plus tendre enfance ainsi que son absence de dialogue avec le monde extérieur à l’ âge adulte traduisent son isolement et la monotonie de son existence… une vie qui ne cesse de s’alourdir de problèmes visant à détruire notre héro.

Nous sommes confrontés au seul lieu qui n’est accessible que par nous-même : notre pensée. Ici, nous sommes dans la tête de Pink, refermé sur lui-même… Seul contre tous, on se retrouve tout comme lui, isolés. Au cœur de sa schizophrénie croissante, nous restons impuissants face à l’auto-destruction de la star derrière laquelle se cache un personnage d’une trop grande sensibilité, le rendant pathétique au plus haut point. Une situation qui nous rendrait presque coupable du fait qu’on ne puisse pas l’aider.

L’idée du mur est très originale et nous transporte dans un univers sombre et angoissant alimenté de retours dans le passé, au cœur d’évènements marquants de la vie de Pink. De nombreux sujets sérieux, parfois peu exploités dans les films, sont abordés ; la schizophrénie, la folie, la mort, la solitude, la dépression, l’échec d’un mariage, l’alcool, la drogue, les hallucinations… autant de sujets qui vous scotcheront à l’écran.

Résumé :

Ne vous attendez pas à un film d’une grande gaieté, mais à un film semblable à aucun autre, qui vous dérangera, vous fera vous poser des questions, certes, mais qu’il est indispensable de découvrir ! Ce film est pour moi un véritable chef-d’oeuvre pour le malaise et le dérangement qu’il produit, mais aussi pour les diverses techniques utilisées pour sa réalisation. Tout est mis en oeuvre pour alimenter cette ambiance très spéciale et ça marche, sans compter la sublime musique de Pink Floyd qui nous en met plein les oreilles ! Un film très spécial qui vaut le détour…!

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