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Nécrologie News — 20 novembre 2018
Décès du scénariste William Goldman

Le scénariste américain est décédé le 16 novembre à New York des suites d’un cancer du côlon. Il était âgé de 87 ans. Une véritable institution hollywoodienne, Goldman avait signé les scénarios de quelques uns des films américains les plus importants des années 1960 et ’70, tels que , et Marathon Man. Par la suite, il avait régulièrement été sollicité pour rafistoler des scénarios en détresse. Enfin, il s’est fait en quelque sorte le témoin privilégié de ce qui se passe derrière les coulisses à Hollywood par le biais de ses livres sur son expérience professionnelle, au ton souvent cinglant.


Initialement un auteur de romans, William Goldman avait assez tardivement fait la transition vers l’écriture de scénarios. Par accident, l’acteur Cliff Robertson avait pensé que l’un de ses livres était en fait une ébauche de scénario et lui avait demandé alors de se pencher sur l’adaptation de ce qui allait devenir plus tard – sans toutefois rien retenir de la contribution de Goldman – Charly de Ralph Nelson. Alors que l’un de ses romans avait déjà été adapté au cinéma en 1963, La Dernière bagarre de Ralph Nelson, le scénariste débutant se mettait au travail pour Basil Dearden (Doubles masques et agents doubles) et Jack Smight (). C’est par contre son scénario original de Butch Cassidy et le Kid de George Roy Hill qui allait le rendre célèbre, dès la vente aux enchères des droits qui avait rapporté quatre-cents mille dollars, une somme inouïe à l’époque pour s’assurer les talents d’un scénariste. Par la suite, il a travaillé sur l’adaptation de Donald E. Westlake Les Quatre malfrats de Peter Yates et celle de Ira Levin de Bryan Forbes, avant de retrouver George Roy Hill pour .


En 1976, William Goldman était au sommet de sa gloire, grâce aux scénarios de deux films devenus mythiques : Les Hommes du président de Alan J. Pakula et Marathon Man de John Schlesinger. La période de désœuvrement n’allait pourtant pas tarder, puisque après une double collaboration avec le réalisateur Richard Attenborough pour et Magic, il n’écrivait pratiquement plus rien pendant les années ’80, à l’exception de Banco de Dick Richards et du conte de Rob Reiner, devenu culte seulement après son exploitation au cinéma plutôt décevante. C’est son film suivant avec Reiner qui allait restaurer la réputation de Goldman, l’adaptation de Stephen King . Dès lors, ses talents d’écrivain étaient encore sollicités pendant une dizaine d’années, notamment par John Carpenter (Les Aventures d’un homme invisible), Peter Yates (Year of the Comet), Richard Attenborough (), Richard Donner (Maverick), James Foley (L’Héritage de la haine), Stephen Hopkins (L’Ombre et la proie), Clint Eastwood (), Simon West (Le Déshonneur d’Elisabeth Campbell et plus tard ), Scott Hicks () et Lawrence Kasdan (Dreamcatcher L’Attrape-rêves).


William Goldman a gagné l’Oscar à deux reprises, pour le Meilleur scénario original en 1970 pour Butch Cassidy et le Kid et pour le Meilleur scénario adapté en 1977 pour Les Hommes du président. Il a été nommé aux Golden Globes pour ces mêmes films, ainsi que pour Marathon Man. Ses confrères de la Writers Guild l’ont nommé cinq fois et lui ont décerné leur prix pour ses deux films oscarisés. Il est le frère cadet du scénariste James Goldman, oscarisé pour Le Lion en hiver de Anthony Harvey. Enfin, a priori aucun de ses livres semi-autobiographiques à succès n’a été traduit en français – quel éditeur courageux voudrait bien se dédier à cette tâche de vulgarisation tardive ? Capricci peut-être ? –, ni le plus connu parmi eux « Adventures in the Screen Trade », ni « Hype and Glory » dans lequel il raconte l’expérience singulière d’être la même année dans le jury du Festival de Cannes et dans celui de la compétition de Miss America.

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Tobias Dunschen

Cet article a été rédigé par Tobias Dunschen, Rédacteur de Critique Film. Lire tous ses articles