Décès de l’écrivain John Le Carré

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L’Espion qui venait du froid © 1965 Bob Penn / Salem Films Limited / Paramount Pictures France Tous droits réservés

L’écrivain anglais est décédé avant-hier à Truro dans le Cornwall d’une pneumonie. Il était âgé de 89 ans. Bien qu’il n’ait pratiquement jamais exercé sa plume en tant que scénariste. Le Carré a laissé une empreinte durable dans le monde du cinéma, grâce à ses nombreux romans d’espionnage. Plusieurs d’entre eux ont ainsi été adaptés soit sur grand écran, soit à la télévision, avec un succès jamais vraiment démenti, depuis le milieu des années 1960 jusqu’à très récemment. Les héros désabusés de l’auteur tranchaient en effet avec le James Bond très propre sur lui et séduisant, imaginé par Ian Fleming. Son agent britannique George Smiley a été interprété par de grands acteurs tels que Alec Guinness et Gary Oldman.


© 1990 Murray Close / Pathé Entertainment / Metro-Goldwyn-Mayer Tous droits réservés

Après avoir lui-même travaillé au MI6, les renseignements britanniques, John Le Carré avait commencé à écrire au début des années 1960. La première adaptation de son univers plutôt cinématographique n’allait pas tarder à travers le thriller de Guerre froide L’Espion qui venait du froid de Martin Ritt avec Richard Burton et Claire Bloom en 1965. Au cours des années suivantes, deux autres adaptations de ses intrigues sophistiquées allaient voir le jour : de Sidney Lumet avec James Mason et Simone Signoret, ainsi que de Frank Pierson avec Christopher Jones et Ralph Richardson. Après l’assez mal reçu de George Roy Hill avec Diane Keaton et Klaus Kinski en 1984 et le déjà plus populaire La Maison Russie de Fred Schepisi avec Sean Connery et Michelle Pfeiffer en 1990, on aurait pu croire que la réputation de l’écrivain allait s’éteindre en même temps que l’Union Soviétique.

© 2005 Jaap Buitendijk / Potboiler Productions / UK Film Council / Focus Features / Mars Films
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Or, après une dizaine d’années d’absence, le nom de Le Carré avait soudainement réapparu en haut de l’affiche de cinq films – et pas des moindres – tournés entre 2001 et 2016. C’étaient dès à présent des réalisateurs prestigieux qui s’y retrouvaient par le biais d’adaptations aussi réussies que de John Boorman avec Pierce Brosnan et Geoffrey Rush, The Constant Gardener de Fernando Meirelles avec Ralph Fiennes et Rachel Weisz, de Tomas Alfredson avec Gary Oldman et Benedict Cumberbatch, de Anton Corbijn avec Philip Seymour Hoffman et Rachel McAdams et enfin de Susanna White avec Ewan McGregor et Stellan Skarsgard.

La Taupe © 2011 Jack English / Working Title Films / Focus Features / Studiocanal Tous droits réservés

A la télévision, les intrigues complexes imaginées par John Le Carré se prêtaient parfaitement au format de la mini-série. Les plus notables parmi ces adaptations pour le petit écran étaient « Tinker Taylor Soldier Spy » de John Irvin et sa suite « La Taupe » avec Alec Guinness à la fin des années ’70 et au début de la décennie suivante, ainsi que bien plus tard « The Night Manager » de Susanne Bier, couronné de trois Golden Globes en 2017 pour ses acteurs Tom Hiddleston, Olivia Colman et Hugh Laurie et « The Little Drummer Girl » de Park Chan-wook avec Florence Pugh et Alexander Skarsgard, diffusée sur Canal + en octobre 2018.

Un homme très recherché © 2014 Kerry Brown / Amusement Park Films / The Ink Factory / Potboiler Productions /
Mars Films Tous droits réservés

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