Critique Express : Sick of myself

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Sick of myself

Norvège : 2022
Titre original : –
Réalisation : Kristoffer Borgli
Scénario : Kristoffer Borgli
Interprètes : Kristine Kujath Thorp, Eirik Sæther, Fanny Vaager
Distribution : Tandem
Durée : 1h37
Genre : Comédie dramatique
Date de sortie : 31 mai 2023

2.5/5

Synopsis : Signe vit dans l’ombre de son petit ami Thomas, à qui tout réussit. En manque d’attention, elle décide de faire croire à son entourage qu’elle est atteinte d’une maladie rare. Mais le mensonge fonctionne un peu trop bien, et elle est vite prise à son propre piège.

Alors que le Festival de Cannes 2023 vient de se terminer, voilà que sort Sick of myself, film présenté dans la sélection Un Certain Regard de Cannes 2022. Ce film est le premier long métrage de fiction de Kristoffer Borgli, réalisateur norvégien installé à Los Angeles. Considérant que nous avons toutes et tous, plus ou moins ancré en nous, le besoin d’exister aux yeux des autres, il a choisi de pousser les choses à l’extrême en invitant dans son film un couple de narcissiques invétérés et toxiques, un couple dans lequel elle et lui sont horriblement jaloux de l’attention portée à l’autre et, plus encore, de ses succès. Lorsque Thomas commence à se faire un nom dans son activité d’artiste contemporain, Signe, serveuse dans un bar, ne le supporte pas et cherche un moyen pour le surpasser en matière de notoriété. Ayant lu un article sur le Lidexol, un médicament contre l’anxiété en provenance de Russie et qui a pour effet secondaire de défigurer le visage et le corps, elle en commande à un dealer de ses amis, elle se met à en consommer de plus en plus et … elle arrive à ses fins.

Sick of myself, dont on peut penser qu’il lorgne sur le cinéma de Ruben Östlund, est un film qui, malgré une fin moralisante sur l’importance de la vie, arrive à mettre mal à l’aise les spectateurs, peut-être parce que on ne peut pas s’empêcher de se demander dans quelle mesure, parfois, certains de nos comportements s’apparentent, sans (espérons le !) en avoir le côté excessif, à ceux de Signe et de Thomas. Le film a été produit par Oslo Pictures, la même société de production norvégienne qui avait produit il y a 2 ans Julie en 12 chapitres, film qui avait permis à Renate Reinsve de s’octroyer le Prix d’interprétation féminine à Cannes 2021. Kristine Kujath Thorp, l’interprète de Signe, est celle-là même qui interprétait le rôle de Rakel dans l’excellent Ninjababy, alors que Eirik Sæther, l’interprète de Thomas, est un véritable artiste plasticien qui trouve ici son premier grand rôle au cinéma. Dans le petit rôle d’un médecin que consulte Signe, on reconnait Anders Danielsen Lie, star du cinéma norvégien depuis Oslo, 31 août et particulièrement bien à sa place dans son rôle puisqu’il est autant médecin de profession qu’acteur de cinéma.

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